Triathlon de Genève 2021 | Ma participation au format short

Dans cet article, je partage mon expérience palpitante de participation au triathlon S de Genève en 2021, une aventure qui marque mon baptême dans le monde du triathlon. En décrivant les défis surmontés, les moments forts de la course et les émotions ressenties, je retrace mon parcours depuis la ligne de départ jusqu’à la ligne d’arrivée. Que tu envisages de te lancer dans le triathlon ou que tu cherches simplement à te motiver, plonge dans mon récit pour découvrir les joies et les défis de cette discipline exaltante.

Dans cet article, je partage mon expérience palpitante de participation au triathlon S de Genève en 2021, une aventure qui marque mon baptême dans le monde du triathlon. En décrivant les défis surmontés, les moments forts de la course et les émotions ressenties, je retrace mon parcours depuis la ligne de départ jusqu'à la ligne d'arrivée. Que tu envisages de te lancer dans le triathlon ou que tu cherches simplement à te motiver, plonge dans mon récit pour découvrir les joies et les défis de cette discipline exaltante.

Sommaire

C’est avec émotion qu’aujourd’hui, je te rédige ce compte-rendu de course. Le dernier datait de Mars 2019 pour le semi-marathon de Montpellier qui m’avait tenu en échec. Deux ans et demi sans course. Trente mois sans accrocher de dossard. À l’époque j’étais déjà en plein changement de vie et j’avais quelques difficultés à trouver mes marques. Les kilos sont venus s’ajoutent à la morphologie pendant que la condition physique fond comme neige au soleil. Le covid est ensuite passé par là.

Deux ans et demi sans course. Trente mois sans accrocher de dossard. Comme une impression de retour aux sources. Et tu n’imagines même pas comme cela fait du bien. D’autant que je n’oublie pas que de base, j’ai ouvert ce blog, justement pour partager mes aventures sportives. Ainsi, aujourd’hui, je t’emmène avec moi sur mon premier triathlon : le format S du triathlon de Genève. Au programme : 500 m de nage, 20 km de vélo et 5 km de course à pied.

Mon Triathlon de Genève

Avant le départ

Je dois avouer que je n’étais pas si sereine que cela a l’idée de prendre le départ. En effet, même si j’avais commencé à retrouver une certaine régularité, je savais que mon entraînement était plus que limite. Les 500 mètres de nage m’angoissaient particulièrement. D’autant que je n’avais réussi à valider cette distance que la semaine précédente en piscine. De plus, je n’avais jamais enchaîné les trois disciplines. Si je savais que j’étais capable de venir à bout des trois distances de manière séparée, je ne savais pas comment j’allais encaisser l’enchaînement des trois…

Mais je voulais me prouver que j’étais capable de le faire. J’en avais besoin. Alors j’ai écouté religieusement les conseils d’Apolline et de Kevin, mes deux potes triathlètes de la Run Happy Team. Apolline était présente pour faire le M le matin, et Kevin jouait le pom pom boy (et un pom pom boy de qualité ! Merci encore !). J’ai aussi emmagasiné toute l’énergie des participants du format M le matin pour être regonflée à bloc. Je voulais cette médaille de finisher, et je l’aurais !

Bref, reprenons le cours de la journée normalement. Afin de pouvoir être sur le départ d’Apolline, nous sommes arrivés vers 7h30. Ce qui m’a permis de poser mon vélo, mon sac de triathlon et de retirer mon dossard. Nous passons toute la mâtinée à encourager les participants au format M du matin. Notamment Apolline et Violaine. C’est fou comme on ressent autant d’émotions que l’on soit supporter ou participant à une épreuve sportive !

Arrive le début de l’après-midi. Le parc à vélo ouvre à 14H30. Et là, je fais ma grande débutante. Je pensais pouvoir poser mon vélo et ensuite aller me changer. Sauf que non, pour pouvoir poser ton vélo, il faut passer par un check up complet des équipements. Tu sais, ces fameux auto-collants et tatouages du triathlète… Sauf que je n’étais pas en tenue, tout était dans mon sac. Je me suis retrouvée à enfiler ma trifonction à l’arrière d’un camion.

Je rentre dans le parc à vélo, je trouve ma place et commence à installer mes affaires exactement comme Apolline me l’avait recommandé le matin-même. Le Vélo dans rac, prêt à partir. Mes deux paires de chaussures (vélo et Run) côté à côté, juste à côté de la roue de mon vélo. Ma serviette devant, dont la moitié supérieure est rabattue sur les chaussures, mon porte dossard sur le guidon, le casque accroché aux cocottes. Bref tout est prêt. Je me tartine de vaseline, j’embarque ma combi et je file sur la plage discuter avec ma cousine, elle aussi venue pour l’occasion.

L’heure tourne.. Je finis par enfiler ma combinaison, mon bonnet et mes lunettes… 16h20, je rejoins les autres participants.

La Natation

Bonnet blanc, je regarde les trois premières vagues partir avant que cela ne soit mon tour. Je dois avouer que l’appréhension monte à mesure que le compte à rebours avance. 16h39, ça y est je m’élance dans l’eau. Je dois avouer que je reste en arrière. Je ne suis pas suffisamment à l’aise dans l’eau pour me mêler à la foulée. J’ai trop peur de prendre un coup, de boire la tasse et de m’étouffer avant même la première bouée. Je reste en brasse jusqu’à la première bouée, le temps de trouver mon souffle et surtout de trouver ma place parmi tous les autres nageurs.

Une fois cette première bouée passée et ce premier virage, je me lance en crawl. Et comme dirait ma petite Apolline, j’arrive assez rapidement à poser ma nage. Cependant, je suis trop stressée pour arriver à rester une respiration en trois temps, je reste en deux temps. Et surtout, je n’utilise pas les jambes ! En effet, lors de mes dernières sessions piscine, j’ai pu me rendre compte que j’étais plus efficace à gainer et à nager uniquement avec les bras. Notamment au niveau du souffle, pour une vitesse quasi similaire. Alors je me concentre sur mon mouvement de bras et ma respiration.

La deuxième bouée est en vue. N’arrivant pas à me diriger en crawl (oui, je te l’ai déjà dit, je suis une grande débutante en natation), je repasse en brasse. Trois coups de bras pour me mettre dans la bonne direction, et je reprends le crawl. Toujours avec une respiration en deux temps. Rebelote sur la troisième bouée. Là, je commence à me dire que je trouve la natation plus facile que prévue. Je ne sais pas à quelle vitesse je nage. Je ne sais pas combien de temps je mets. Mais je me sens à l’aise. Je me concentre sur cette dernière bouée. Ce dernier virage avant la sortie de l’eau.

Là je commence à entendre les spectateurs sur leur plage. Je nage jusqu’au bout, même si j’ai pied. Je me redresse avant l’impression que le monde tourne. Je ne suis vraiment pas stable sur mes pieds. Oh tiens, je vois Kevin. Je crois qu’il me tient quelque chose. « Allez Margaux cours ! Qu’est-ce que tu fais à marcher là ? »; Ah oui, c’est vrai, c’est la transition. Faudrait peut-être que je m’active. Mais mon dieu qu’est-ce qu’elle est longue ! Quand est-ce qu’on arrive au parc à vélo ?

Bref, pendant que je râle sur la longueur de la transition, je commence à enlever ma combinaison, en coinçant mon bonnet et mes lunettes dans la manche (t’as vu Apo, je suis bien chacun de tes conseils 😜). Et surtout – attention moment glamour – je lâche enfin le rot qui était coincé dans ma gorge depuis la sortie de la nage. En effet, j’ai quand même bu plusieurs fois la tasse pendant la nage.

Ah tiens me voilà enfin sur le parc à vélo. Mais combien de temps ai-je couru ?

Le Vélo

Je finis d’enlever ma combinaison. J’avais peur qu’elle s’accroche avec le bracelet à la cheville, mais non. On dit merci la vaseline ! Je sèche mes pieds. C’est là que tu comprends l’intérêt d’avoir mis une moitié de ta serviette directement sur le sol, et l’autre moitié sur tes chaussures. Je n’ai plus qu’à rabattre cette seconde moitié et en trois frottements mes pieds sont secs. On enfile les chaussettes, les chaussures, le casque et les lunettes. Je prends le temps de vérifier que le porte dossard est bien mis (le dossard dans le dos pour le vélo !). Je bois et c’est parti pour  sortir du parc à vélo. En revanche, quel bonheur que de courir une petite centaine de mètres avec les cales sous les pieds (ironie 😅). Je fais bien attention à franchir la ligne blanche avant de grimper sur le vélo. Heureusement que la terre ne tangue plus depuis ma sortie de l’eau.

Et c’est parti pour deux boucles de dix kilomètres. Et dès le premier virage, j’entends tout un groupe hurler « Allez Margaux ». Mince, je les ai entendus, mais je ne les ai pas vus. Va falloir enquêter après la course. En attendant, Margaux, il va falloir te lancer et prendre de la vitesse. Ok les cuisses ne sont pas au meilleur de leur forme, mais appuie sur les pédales. Je commence à trouver mon rythme, jusqu’à ce que j’arrive sur la Rampe de Vésenaz. Mais Apo tu m’avais vendu un parcours plat ! 😱 Alors oui, ce n’est que 1500 mètres entre 2,5% et 4%, mais cela suffit à me couper dans mon élan.

Je serre les dents en me disant qu’après je ferais le même tronçon mais en descente… Je vois le point de demi-tour et hop, c’est parti pour kiffer la descente. J’en profite pour augmenter progressivement les rapports et surtout passer sur le grand plateau pour gagner le plus de puissance possible sur les 5 kilomètres du retour.

Et hop, c’est reparti pour une boucle. Tiens, il y a de moins de moins de monde sur le circuit ou c’est moi ? Bon, on s’en fout Margaux, il est temps de relancer après le virage. Essaie de prendre le maximum de vitesse pour moins subir la montée qui t’attends à la fin de la ligne droite.

Et effectivement, plus j’avance et moins nous sommes nombreux sur les vélos. Me voici de nouveau sur cette fameuse rampe de Vésenaz. Qui me fait moins mal que la première fois. Mention spéciale à ce mec qui en me croisant dans l’autre sens qui dit bien fort « ça me rassure, y’en a encore derrière »…

Dernier demi-tour, j’attaque cette descente qui me fait tant de bien. Euh, ils sont où les gens ? En effet, j’ai vraiment l’impression d’être seule au monde. Et clairement, j’adore ! Je peux me placer où je veux sur la route et je n’ai aucune crainte de chuter à cause d’un autre cycliste.

Un dernier effort, et me voici au niveau du parc à vélo. Je m’assure de descendre du vélo juste avant la ligne blanche et surtout sans me vautrer. Parce que je t’assure qu’après la nage et le vélo, les jambes commencent un peu à trembler…

La Course à Pied

Je pousse le vélo jusqu’à ma place. Changement de chaussures, pose du casque, retournement du porte dossard, petite pause pompote et c’est reparti. Bon j’ai juste l’impression d’avoir perdu mes jambes. J’ai les mollets ultra contractés. Le coeur s’emballe aussi. Attends, meuf tu n’as couru que 200 m… Mais impossible de courir plus. J’ai besoin de marcher. Le coeur monte trop, les jambes me font mal. Kevin est là pour m’encourager. Cela fait du bien de le voir.

J’essaie de me remettre à courir. Mais cela ne dure pas longtemps. C’est décidé, je vais alterner entre course et marche, le temps de récupérer mes jambes. Je me retrouve aux côtés d’une autre participante, Charlotte avec laquelle je taille la discussion. On a toutes les deux les jambes sciées, on subit un peu (beaucoup !) la partie course, mais on garde le sourire.

Petite aparté : on doit être un peu maso, non pour kiffer alors qu’on est dans le dur ? 🤔

Certes, j’ai mal aux jambes, certes j’ai du mal à courir. Mais tu n’imagines même pas à quel point je suis heureuse d’être là. Il fait beau, je suis à Genève en train de me prouver à moi-même que j’ai encore de la ressource d’un point de vue physique malgré ma prise de poids. Nous sommes vite rattrapés pour un membre de l’organisation qui nous suit à vélo et qui nous confirme que nous sommes les deux dernières.

Il nous rassure, en nous disant que nous sommes largement dans les temps, que rien ne sera démonté tant que nous ne serons pas arrivées. Et que ce qui compte, c’est que nous profitions au maximum de notre exploit sportif. Clairement, son discours m’enlève un poids des épaules. Parce qu’à aucun moment, l’organisation ne nous a fait sentir qu’elle avait hâte que nous arrivions, que nous étions à la traîne ou quoi que ce soit. Jusqu’à la fin, aussi bien notre confort de course que notre sécurité ont été assurée comme si nous étions les premières. Et ça, cela vaut tout l’or du monde !

Petit à petit, je réussis à augmenter les distances de course. Le cardio se calme un peu, je retrouve des sensations dans les jambes. Je conserve une allure lente pour ne pas cramper. Je vois le ravito qui se profile et avec lui, le demi-tour. De nouveau, l’organisation nous encourage, nous félicite (oui parce que je suis toujours avec Charlotte). Une verre d’eau dans chaque main, je bois le premier, je me verse le second sur la tête. Et c’est reparti. Charlotte semble retrouve de l’énergie et part devant moi.

De mon côté, je continue à alterner entre course et marche, même si mes temps de course sont de plus en plus long. Je me concentre sur le paysage. Et notamment sur le jet d’eau sur le lac. Le ciel commence également à avoir de belles couleurs. Je me dis qu’il va malgré tout falloir que je me bouge un peu les fesses, parce que les températures commencent à descendre.

Puis tout à coup, surgit Kevin qui dès qu’il me voit, dégaine le téléphone pour prévenir Apolline et le second Kevin (oui parce qu’ils étaient deux sur la journée) pour les prévenir que je suis à moins d’un kilomètre de l’arrivée. Et il court avec moi ces derniers mètres, m’encourage à ne rien lâcher. « Si tu peux encore parler, c’est que ça va ! » « Allez cours au lieu de parler » « C’est génial ce que tu fais ! » « La médaille t’attend » Et le mythique « n’accélère pas tout de suite, tu vas te cramer et marcher sur ta ligne d’arrivée ». C’est qu’il me connaît bien le petit Kevin !

Parlons en de cette dernière ligne droite avant l’arrivée. Ligne droite qui longe le parc à vélo dans lequel les autres participants sont en train de récupérer leurs affaires. Dès le moment où j’arrive sur cette ligne, sur ces deux cent derniers mètres et que le speaker annonce mon arrivée, les autres participants se rapprochent de la grille pour me faire une holà du tonnerre. Applaudissements, encouragements, je suis juste acclamée. J’ai les larmes qui montent aux yeux.  Foutu pollen 😅 Sprint final, sourire au photographe et voilà, je passe sous l’arche d’arrivée. Je l’ai fait, je suis triathlète. Apolline m’attend à l’arrivée, Kevin n°2 m’attend à l’arrivée, même ma cousine et son chéri sont là. J’ai du mal à en revenir. Je l’ai fait…

Une nouvelle passion sportive est née

Clairement, je faisais ce triathlon avait un double objectif. Le premier, celui de me prouver que j’étais encore capable de faire de petits « exploits sportifs ». Le second, de découvrir une nouvelle discipline. Et j’ai kiffé, tu n’imagines même pas à quel point. Enfin si je pense que tu peux l’imaginer rien qu’au sourire sur les photos et les vidéos.  Alors oui, j’ai fini dernière. Mais si tu savais à quel point je n’en ai rien à taper. Je suis triathlète, je l’ai fait avec le sourire et aujourd’hui, je n’ai qu’une envie : recommencer. Pour moi, le contrat est rempli. À tel point qu’une inscription en club de triathlon se profile.

Parce que l’on ne va pas se mentir, j’ai quand même une sacrée marge de progression devant moi ! Mais c’est la beauté du sport ! Je reviendrais prochainement sur les choses à ne pas faire sur son premier triathlon, histoire d’en finir là avec cet article fleuve (je crois qu’écrire des CR de courses m’avait manqué !).

Triathlon de Genève, je te dis à l'année prochaine !

 

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