Mes conseils pour débuter le vélo de route

Et si nous parlions vélo de route ? Beaucoup d’entre vous m’ont demandé des conseils pour débuter dans le cyclisme. Je dois avouer que c’est un sport qui a de plus en plus la faveur des réseaux sociaux, mais qui reste très masculin. Or, je peux tout à fait comprendre qu’il puisse te tenter. Voilà presque un an et demi que j’ai cédé aux sirènes du vélo de route. Dix huit mois que je découvre de nouvelles sensations sportives, mais surtout une nouvelle forme de liberté ! Et j’adore ça !

Sauf qu’il faut le reconnaître : le vélo de route reste un sport particulièrement technique qui peut effrayer la néophyte que tu es. Je te rassure, même après un an et demi de pratique, je le suis encore. À chaque sortie, j’en découvre toujours plus. À chaque discussion avec une personne du milieu, j’en apprends de nouvelles. C’est juste passionnant. Mais effrayant, je le reconnais, tellement tu as l’impression d’entre dans un autre monde.

Mais je te rassure, ce monde est juste ultra accueillant et passionnant ! Je te propose aujourd’hui de retrouver mes conseils pour débuter le vélo de route.

Les indispensables à avoir et savoir sur le vélo de route

Le Vélo

Qui dit vélo de route, dit vélo… Logique, non ? Ainsi, il est impossible de pratiquer le cyclisme sans vélo; Or, comment savoir quel petit bolide conviendra à ta pratique ? Sans compter que cela chiffre très rapidement…

Personnellement, j’ai commencé sur un B’Twin 500 acheté sur Le Bon Coin. Je voulais prendre le temps de découvrir la discipline avant d’investir davantage. Principalement, parce que cette envie de me mettre au vélo était issue d’une lubie de confinement… D’une manière générale, je ne me suis équipée que du minimum syndical à mes débuts.

Ainsi, comme je le disais, j’ai débuté sur un B’Twin 500 acheté d’occasion sur Le Bon Coin. Un modèle légèrement trop grand. En même temps quand tu mesures un mètre cinquante-trois, va trouver un vélo à ta taille quand la plupart des gammes enfants s’arrêtent à un mètre cinquante et les gammes adultes débutent à un mètre cinquante-cinq. Bref, quand on débute, ce n’est pas tant le modèle qui compte, mais le fait d’avoir un vélo à ta taille et réglé correctement. Clairement, j’ai tardé à amener mon B’Twin chez un spécialiste pour l’adapter au mieux. Et mes premières sorties ont été plus qu’inconfortables ! J’avais des crampes dans les épaules et la nuque, ça tirait dans le bas du dos. Et surtout je n’avais aucune puissance dans les jambes !

Aujourd’hui, je n’ai plus tout du tout ce problème. D’autant que je suis passée sur le Langma Advanced 2 de chez Liv.

Ambassadrice Liv

Depuis mars 2021, je suis ambassadrice Liv pour le compte du magasin Giant de Caluire (au Nord de Lyon). Ma mission est de promouvoir le cyclisme féminin et d’encourager les femmes à sauter le pas. Pour cela, il m’est demandé de créer du contenu sur mon blog, mes réseaux sociaux et ma chaîne Youtube en collaboration avec le magasin. Mais aussi d’animer des sorties vélos mensuelles, d’un niveau plutôt débutant. Si tu as la chance d’habiter sur Lyon, Thibaut et Clément se feront un plaisir de te recevoir pour te conseiller dans ta pratique.

amabassadrice liv giant caluire

En effet, je suis passée entre les mains expertes de Thibaut et Clément du magasin Giante de Caluire pour une étude posturale afin de trouver le modèle de la gamme Liv qui correspond le mieux à ma morphologie et à ma pratique sportive. Le choix s’est porté sur le Langma Advanced 2, une édition de 2019. Un cadre carbone plus léger, un dérailler Shimano Tiagra, qui me permet d’avoir une transmission plus efficace et puissante, des roues tubules. Tu n’y comprends pas grand chose ? La vidéo ci-dessous est faite pour toi !

Quel que soit le vélo avec lequel tu débutes, assure-toi qu’il soit à ta taille et correctement réglé (hauteur de potence, inclinaison de la selle et orientation des cocottes). Puis dans un second temps, dès que tu voudras investir dans un petit bolide, je ne peux que te conseiller de te rapprocher de magasins spécialisés, comme les Giants par exemple. Et notamment celui de Caluire, si tu es de Lyon ou des environs. L’accueil est au top 😉

L’équipement : quelle tenue dois-tu porter ?

Quand j’ai débuté au printemps dernier, je me suis équipée du minimum syndical : un cuissard, deux jerseys et un casque pour commencer. Les pédales auto et les chaussures ont rapidement suivi. Le cyclisme est un sport qui coûte cher. Cependant, il y a des impasses que je ne te conseille pas de faire. Comme le cuissard, surtout si tu tiens à tes fesses !

S’habiller pour une sortie vélo peut parfois être un véritable casse-tête. Il faut savoir que la température ressentie sur ton petit bolide est 5 à 10 degrés inférieurs à la température réelle (en fonction du vent). Ce qui est un bon point en été. Mais, beaucoup plus problématique en hiver où tu peux te transformer en glaçon.

À mon sens, les indispensables à avoir sont un bon cuissard pour le confort de tes fesses et un casque pour protéger ta tête. Ce sont deux points absolument non négociables. Ensuite, je te conseille d’investir en fonction de ta pratique :

  • printemps/été : cuissard court, jersey et coupe vent sans manches
  • Automne/hiver : cuissard long, sur chaussures, gant, veste thermique

Côté marque, je ne peux que te conseiller de te tourner vers Rogelli, Castelli, Abus, Ekkoi, Le Petit Vélo ou Lebram qui sont des valeurs sûres pour moi. Ainsi pour m’équiper à moindre frais, j’ai trois boutiques en ligne : Alltricks, Plutôtsport et Wiggle; les deux premières font régulièrement des promotions, la seconde fait du déstockage d’anciennes collections. Il faut être réactif, mais il y a vraiment de quoi faire.

Le Kit de secours anti-crevaison

Ici c’est l’expérience qui parle ! Il n’y a rien de pire que de partir rouler et d’être incapable de rentrer à cause d’une crevaison. Ainsi, il est primordial que tu aies toujours sur toi (ou sur ton vélo) un kit de réparation d’urgence d’une chambre à air de secours, d’un démonte-pneu et d’une mini pompe, ou d’une bombe anti-crevaison (uniquement si tu n’as pas de roues tubules).

Personnellement, j’ai également des vis de secours pour mes cales et un outil multi-fonction pour visser et resserrer ce qui aurait besoin de l’être. Ainsi, ne pars jamais sans avoir de quoi réparer une crevaison ou regonfler un pneu. Et au passage, pense bien à vérifier  que tes roues soient bien fixées avant de partir pour une sortie de plusieurs heures. Ceux qui me connaissent savent de quoi je parle.

Rouler et progresser

Passer le cap des pédales auto

Le passage aux pédales auto est l’un des premiers caps à franchir quand on début en vélo de route. Cependant, je peux reconnaître que cela peut faire peur. Moi-même, je suis passée par là, et mes premières sorties en pédales auto ont été laborieuses. Mes fesses s’en souviennent encore !

Ainsi pour te rassurer, n’hésite pas à t’entraîner à éclipser et d’éclipser pour « prendre le coup ». Personnellement, j’ai fait comme pour la conduite accompagnée : je suis allée sur une piste cyclable (presque) déserte, avec une copine pour un Run & bike.  Elle courrait, je pédalais et surtout je m’entraînais aux arrêts d’urgence. Savoir m’arrêter, sans chuter quoi qu’il arrive a vraiment permis de me rassurer et m’a aidé à prendre confiance sur mon vélo.

Si tu as peur avec les pédales auto, je te conseille vraiment de faire de même. Trouve un parking ou une piste cyclable déserte, et travaille ses fameux arrêts en urgence.

Trouver des parcours où rouler

Le principe du vélo de route, c’est de rouler sur la route. N’en déplaise aux automobilistes et autres fous du volant. Mais je conçois que face à de tels individus qui se croient tout permis, y compris mettre notre vie en danger, tu aies peur de partir rouler seule sur des routes que tu ne connais pas.

Sauf que ce serait dommage de laisser ton petit bolide au garage, ou sur son home trainer, par peur d’aller sur la route ! Tu ne crois pas ? Ainsi pour surpasser cette peur des automobilistes, je procède de deux façons. Soit je roule en groupe avec des amis dont je sais que ce seront de bons compagnons de route, soit avec des personnes de même niveau que le mien. D’ailleurs n’hésite pas à rejoindre les sorties mensuelles que j’organise au départ du magasin Giant de Caluire.

Et quand je pars rouler seule, je me prépare un parcours à l’avance. L’avantage du vélo de route, c’est qu’en cherchant à éviter les routes nationales sur-fréquentées, je découvre de belles petites départementales. Une façon de (re)visiter ma région natale (l’Hérault) et ma région adoptive (autour de Lyon jusque’à la Haute Savoie). Pour trouver où rouler, j’utilise Garmin, Strava ou OpenRunner. Garmin permet de trouver les routes populaires empruntées par les cyclistes du coin et de tracer des parcours en suivant ces routes. Sur Strava, je pique tout simplement les parcours de mes amis ou d’autres athlètes; Quant à OpenRunner, c’est une application GPS dans laquelle la communauté partage ses propres parcours. Je trouve que cela manque parfois de commentaires et il m’arrive de choisir un parcours un peu à l’aveugle.

Dans tous les cas, je télécharge la trace GPX de mon parcours et je l’uploade sur OpenRunner. Ainsi quand je pars rouler, je lance mon parcours sur l’application. En ayant mon téléphone sur le sur un support placé sur le guidon, je n’ai besoin que d’un oeil pour suivre le tracé et ne pas me perdre. Plutôt pratique quand je pars explorer de nouvelles petites départementales un peu éloignées du trafic routier.

Progresser en vélo de route

Vient maintenant la grande question quand on débute le vélo de route : comment progresser ? J’ai envie de te répondre : en roulant ! Car à chaque sortie que tu feras, tu comprends un petit peu plus la mécanique de ton vélo, la bonne association plateau/vitesse. En effet, le vélo de route est un sport qui se pratique autant avec les jambes qu’avec la tête. Il est essentiel de comprendre comment fonctionne ton vélo pour progresser. Et pour cela, rien ne vaut la pratique ! Pédale, teste les vitesses pour trouver celles où tu es le plus à l’aise. « Tu ne dois pas forcer ».

Si tu souhaites un véritable programme d’entraînement, je te conseille celui proposé par Liv. Il a été crée par Mathieu Istil, l’entraineur officiel de l’équipe « Donnons des Elles au vélo » afin que débutante comme confirmée puisse participer à une ou plusieurs étapes du Tour de France. Attention, il est toutefois recommandée d’avoir a minima une certaine condition physique. Voire de faire du vélo depuis quelques semaines, voire quelques mois.

L’essentiel, quand tu es une grande débutante en vélo de route, c’est d’y aller progressivement. D’augmenter petit à petit la distance et la difficulté de tes sorties. D’une part pour te laisser le temps de prendre en main ton bolide. Et d’autre part pour que ton corps s’habite à ce nouveau type d’efforts; En effet, le vélo de route est un sport très énergivore. Personnellement, après chaque sortie, je crève de faim et je tombe de fatigue (bon cela est en partie dû au fait que mon alimentation actuellement se compose de beaucoup de sucres rapides, ce qui entraîne des pics d’insuline et des autres coups de pompes). Quoi qu’il en soit, n’hésite pas à boire et manger pendant tes sorties vélo !

Et voici que se termine ce long article. J’ai volontairement laissé de côté toute la partie qui concerne le choix de ton vélo et l’entretien qui nécessitent des articles bien spécifiques. Articles que je rédigerais avec Thibaut et Clément de Giant Caluire afin de récolter leurs précieux conseils.

Prête à féminiser le vélo de route ?

 

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Margaux Lifestyle
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Une jeune femme tout à fait ordinaire qui a décidé de rendre sa vie extraordinaire grâce au sport, au blog et au partage ! Une vie qu’elle veut croquer à pleine dents ! Runneuse, marcheuse, fitgirl, apprentie nageuse… Je vis ma vie à 200 km/h !

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