Apprendre à nager à l’âge adulte

Plus jeune, j’ai eu des problèmes ORL m’empêchant de mettre la tête sous l’eau et ainsi d’apprendre à nager avec les enfants de mon âge. Il a fallu attendre que je sois adulte pour que mes problèmes de santé soient résolus et que je puisse enfin apprendre à nager.

Plus jeune, j'ai eu des problèmes ORL m'empêchant de mettre la tête sous l'eau et ainsi d'apprendre à nager avec les enfants de mon âge. Il a fallu attendre que je sois adulte pour que mes problèmes de santé soient résolus et que je puisse enfin apprendre à nager. Comment ai-je appris à nager à l'âge adulte ? Je te raconte mon histoire.

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Je peux enfin le dire… J’ai vaincu ma peur de l’eau. Plus exactement du courant et des vagues. Et surmontant mes peurs pour apprendre à nager, j’ai découvert un nouveau plaisir dans ma pratique sportive. Plus jeune, j’ai rencontré quelques soucis ORL qui m’ont tenu éloignée de l’eau. Pour la faire courte, j’ai enchaîné otites sur otites, ce qui a entraîner une perforation des deux tympans. L’un a cicatrisé tout seul. Mais pas l’autre. J’avais trois ans. J’ai continué à faire des otites, on m’a posé plusieurs drains. Et j’ai finalement été opérée à l’âge de 16 ans d’une tympanoplastie (greffe de tympan). Ainsi, de 3 à 16 ans, je n’ai pas eu l’autorisation de mettre la tête sous l’eau. Difficile d’apprendre à nager dans ces conditions. 

Je pense que j’ai été la seule adolescente à râler d’être exemptée d’office des cours de natation au collège… J’ai longtemps regardé la mer et la piscine avec un regard plein d’envie… mais également de crainte. Quand j’allais me baigner, c’était toujours en prenant de multiples précautions pour m’assurer que mes oreilles restent sèches. J’ai très rapidement appris à craindre les vagues. De peur qu’elles ne me renversent et ne me fassent aller sous l’eau… La fille de la Mer a commencé à être de moins en moins à l’aise avec l’eau, le courant et les vagues. 

Et cela n’a pas changé une fois mon opération passée. J’ai certes pris quelques cours avec un maître nageur. Mais ce n’était pas suffisant pour que je me sente à l’aise dans l’eau. Autant en piscine, cela allait. Autant en mer dès que cela s’agitait, j’étais en panique. De même, je ne m’éloignais jamais du bord, de peur de ne pas être capable de revenir au rivage à cause du courant. Ce qui était extrêmement frustrant pour moi. Je m’étais promis qu’un jour, j’apprendrais à nager. Et c’est ce que j’ai fait !

Apprendre à nager à l’âge adulte

Mes premières tentatives

J’ai eu le déclic après mon premier triathlon à Genève en 2021. J’avais déjà pris quelques cours de ma propre initiative pour tenter d’améliorer mon crawl. Mais je n’avais fait que peu de progrès. Faire plus de 50 m en crawl m’était très difficile. J’ai fait la quasi totalité de la nage de ce premier triathlon en brasse. Mais j’ai tellement adoré l’ambiance que je me suis inscrite immédiatement après dans un club de triathlon, avec la volonté d’être plus qu’assidue aux entraînements de natation qui étaient (et le sont toujours) par un maître-nageur. 

Les premiers entraînements ont été plus que compliqués. Je crois bien que la seule chose qui m’a aidé à ne pas abandonner a été la bienveillance de Maya, notre maître-nageur… Je n’avais aucun alignement, aucune technique, ni même aucune force dans les bras. Raisons pour lesquelles je m’épuisais à battre des bras pour essayer d’avancer. 

On a repris les bases, j’ai fait des longueurs d’éducatifs, j’ai bu la tasse un nombre incalculable de fois, j’ai pris des fous rires aussi et je me suis fait une copine de ligne d’eau. Depuis nous sommes toujours fourrés ensemble et nous allons faire notre premier triathlon M ensemble. Petit à petit, j’ai commencé à trouver de l’endurance, à poser mon souffle… jusqu’à être capable d’enchaîner les longueurs sans m’arrêter et faire plus de 1000m. 

Certes, je nage encore très lentement avec mes 3min/100m de moyenne. Mais je nage. Du moins je nageais en bassin. Un peu en lac aussi. Mais toujours sur de petites distances, parce que cette peur de ne pas être capable de retourner jusqu’au rivage était toujours présente. Et ce, malgré la présence de ma bouée d’eau libre, très utile en cas de coup de fatigue. 

De la nage en lac à la nage en mer

C’est en voyant mon aisance sur la partie natation de mon second triathlon à Genève que j’ai réalisé les progrès que j’avais faits. Inscrite dans la foulée sur le format au-dessus, c’est-à-dire 1500m de nage au lieu de 500m, que j’ai tenté pour la première fois une « grosse » distance en lac. Un premier 1500m toujours avec Perrine, ma binôme préférée de natation, qui est passé ultra facilement. La nage en lac était acquise. Soit une première belle victoire !

Mais il me restait la nage en mer. Comment allais-je réussir à gérer les vagues ? J’ai profité de mes vacances dans le sud pour aller à ma plage préférée. Celle où je savais que j’avais un CRS que je connais depuis mon adolescence me surveillant depuis la plage. Celle où deux digues forment une petite cuvette me protégeant de courants trop importants. Celle où je savais que je voyais largement le fond en nageant. Et je me suis lancée. 

Je me suis étonnée toute seule de voir la « facilité » avec laquelle j’ai réussi à affronter les vagues (parce que oui même en Méditerranée ça bouge dans tous les sens !) sans ressentir a moindre angoisse ou crainte. La seule fois où je suis sortie en panique de l’eau, c’est parce qu’il y avait un ban de méduses, et qu’elles n’étaient pas petites ! J’ai préféré leur laisser leur terrain de jeu pour ne pas être piquée. 

Hormis cette dernière tentative de nage en mer, les autres fois, j’ai nagé entre 1100 et 1600 mètres à chaque fois. De quoi bien préparer mon prochain triathlon M à Aix-les-Bains. Mais surtout je me suis découvert un nouveau plaisir. Je ne pensais pas autant aimer nager en mer. La prochaine étape, sera de tenter l’océan. Parce que je dois avouer autant en mer, même en ne sachant pas nager correctement, j’allais me baigner, autant à l’océan je n’y trempais pas un seul orteil… Mais je me sens beaucoup plus sereine face à l’eau ! Et surtout tellement fière de mes progrès. Même mes parents sachant mon caractère têtu et obstiné (les chiens ne font pas des chats…) n’auraient pas parié sur cette évolution.

Plus jeune, j'ai eu des problèmes ORL m'empêchant de mettre la tête sous l'eau et ainsi d'apprendre à nager avec les enfants de mon âge. Il a fallu attendre que je sois adulte pour que mes problèmes de santé soient résolus et que je puisse enfin apprendre à nager. Comment ai-je appris à nager à l'âge adulte ? Je te raconte mon histoire.

Mes conseils pour vaincre sa peur de l’eau

Le seul et unique conseil que je peux te donner pour vaincre ta peur de l’eau et apprendre à nager est de prendre des cours. Individuels ou collectifs, c’est comme tu le sens. Mais vraiment être encadrée par un bon Maître-Nageur  est ce qui m’a le plus aidé. Maya a su me rassurer, me proposer des éducatifs adaptés (alors même qu’elle avait 3 autres lignes d’eau à gérer) et m’encourager. 

Ainsi n’hésite pas à te rapprocher de la piscine de ta ville pour voir s’ils proposent des cours collectifs pour adulte. Et surtout des cours pour débutants. Parfois par manque de moyens, il y a un seul créneau pour tous les adultes où tous les niveaux sont mélangés. Mais quand tu es une vraie débutante, que tu ne maîtrises pas encore les bases du crawl et que ta brasse est approximative, ce n’est pas forcément la meilleure option pour toi. Dans ce cas-là, rapproche-toi des maîtres-nageurs et demande leur les tarifs pour des cours individuels.

On se dit qu’aujourd’hui avec tous les moyens qui sont mis en place à l’école, nous devrions tous savoir nager. Cependant, nous avons tous des histoires de vie différentes qui font que nous avons plus ou moins bien acquis ces compétences. Ne serait-ce que le feeling que nous avions à l’époque avec notre prof de sport. Il suffit d’être tombée sur une tête de pioche qui s’est permis quelques remarques déplacées sur nos capacités physiques, notre corps ou que sais-je encore pour avoir fait un blocage.

N’aie absolument pas honte de ne pas savoir nager. L’apprentissage de la nage peut se faire à tous les âges. T’ai-je déjà raconté l’histoire de ma grand-mère, une phobique de l’eau, qui après s’être retrouvée coincée dans sa maison pendant des inondations et que les pompiers sont venues chercher au premier étage avec un pneumatique, s’est inscrite à des cours de natation ? C’est ainsi qu’elle a appris à nager à plus de 50 ans. Comme quoi tout est possible. 

Prête à sauter dans le grand bassin pour enfin apprendre à nager ?

 

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