La Via Fluvia en vélo de route : mon itinéraire en 2 jours du Rhône à la Loire
Parcourir la Via Fluvia en vélo de route est tout à fait possible, mais certaines portions demandent d’anticiper son itinéraire en raison des ruptures de continuité et des revêtements moins adaptés aux pneus fins. Entre Annonay et Lavoûte-sur-Loire, la véloroute alterne voies vertes ombragées, anciennes voies ferrées, portions routières et paysages de Haute-Loire, avec un profil plus exigeant dans le sens Rhône → Loire. Réaliser la Via Fluvia en 2 jours permet d’en faire un véritable bike trip, à condition d’avoir l’habitude de rouler plusieurs heures et de bien préparer sa trace.
Sommaire
Après une première escapade sur la ViaRhôna, j’avais envie de découvrir une nouvelle véloroute pour mon prochain bike trip. Mon cahier des charges était assez simple : de la verdure, un peu de fraîcheur en plein mois d’août et un itinéraire accessible en train depuis Lyon. C’est comme ça que je suis tombée sur la Via Fluvia, une véloroute reliant les vallées du Rhône et de la Loire.
Mon objectif : parcourir la Via Fluvia en vélo de route en 2 jours, sans voiture. Au programme : un TER jusqu’à Saint-Rambert-d’Albon, une première étape via Annonay jusqu’à Montfaucon-en-Velay, puis une deuxième journée jusqu’à Lavoûte-sur-Loire avant de rentrer à Lyon en train.
Sur le papier, l’organisation semblait plutôt simple. Dans la réalité, cette première journée ne s’est absolument pas déroulée comme prévu : une trace inadaptée à mon vélo de route pour rejoindre Annonay, quelques choix d’itinéraire discutables et, pour terminer en beauté, un énorme orage qui m’a arrêtée à Riotord.
Dans cet article, je te partage donc mon itinéraire sur la Via Fluvia en 2 jours, mon retour d’expérience en vélo de route et surtout les erreurs que je ne referais pas si je devais repartir demain.
La Via Fluvia : une véloroute entre le Rhône et la Loire
Avant de te raconter ces deux jours sur mon vélo, commençons par situer un peu la Via Fluvia.
Parce que contrairement à la ViaRhôna, que tu as probablement déjà croisée ou dont tu as au moins entendu parler, et qui relie Genève au Canal du Midi, cette véloroute est encore relativement méconnue. Et surtout, elle est toujours en cours d’aménagement, ce qui a quelques conséquences lorsqu’on décide de la parcourir en itinérance avec un vélo de route.
Où commence et où se termine la Via Fluvia ?
La Via Fluvia est une véloroute entre la Loire et le Rhône qui traverse trois départements : l’Ardèche, la Loire et la Haute-Loire.
Aujourd’hui, tu peux notamment la parcourir entre Annonay et Lavoûte-sur-Loire, soit le parcours que j’ai choisi pour ce bike trip, avec plus de 90 km d’itinéraire aménagé. À terme, le projet doit représenter environ 120 km et permettre de rejoindre directement la ViaRhôna depuis la Loire.
Mais ce « à terme » est important.
Au moment où j’écris cet article, la Via Fluvia n’est pas encore aménagée de manière continue sur l’intégralité de son tracé. Il existe notamment une rupture entre Riotord et Saint-Sauveur-en-Rue, ainsi qu’entre Annonay et la ViaRhôna. Des itinéraires de jonction sont proposés, mais certains empruntent des routes départementales à forte circulation et sont réservés aux cyclistes expérimentés.
C’est un détail à connaître avant de télécharger une trace GPX en imaginant simplement la suivre du premier au dernier kilomètre. Et nous allons voir que j’en ai moi-même fait l’expérience dès le début de mon voyage.
À quoi ressemble la Via Fluvia ?
Une grande partie de la Via Fluvia à vélo a été aménagée sur le tracé d’une ancienne ligne de chemin de fer. On retrouve donc régulièrement ce passé ferroviaire au fil du parcours, avec d’anciennes gares et différents ouvrages qui donnent beaucoup de charme à l’itinéraire.
Côté paysages, le décor change énormément en quelques dizaines de kilomètres. On quitte progressivement l’Ardèche pour prendre de l’altitude dans le Pilat, avant de traverser les paysages beaucoup plus ouverts de la Haute-Loire et des sucs du Velay jusqu’à redescendre vers la Loire.
Et c’est probablement ce que j’ai préféré sur cet itinéraire : en deux jours seulement, j’ai vraiment eu l’impression de traverser plusieurs régions différentes.
En revanche, il faut se méfier un peu du terme « voie verte ».
La Via Fluvia alterne voies vertes et véloroutes et, selon les secteurs, tu peux donc rouler sur une piste complètement séparée de la circulation (80-90% du parcours) comme te retrouver sur une route ouverte aux voitures. Certaines jonctions ne sont pas encore aménagées et tous les revêtements ne sont pas non plus parfaitement lisses.
Et ancienne voie ferrée ne signifie pas non plus que tu vas passer deux jours à pédaler sur du plat.
Mais ça, mes jambes auront largement l’occasion de te le confirmer un peu plus loin.
Peut-on parcourir la Via Fluvia en vélo de route ?
C’était évidemment l’une de mes principales interrogations avant de partir puisque je voulais faire la Via Fluvia avec mon vélo de route.
Et la réponse courte est : oui, puisque je l’ai fait.
La majorité des portions que j’ai empruntées sont tout à fait roulables avec un vélo de route. Mais cela ne signifie pas que l’intégralité du parcours est parfaitement adaptée à des pneus fins.
Le secteur de Rosières est par exemple officiellement signalé avec un revêtement damé, des gravillons et des irrégularités, et déconseillé aux vélos de route. Certaines jonctions non aménagées comportent également des chemins caillouteux ou des passages sur des routes plus fréquentées.
Je reviendrai donc précisément sur ces passages au fil de mon récit, avec ce qui est réellement passé sur mon vélo, les endroits où j’ai dû être plus prudente et ceux que je n’emprunterais pas de la même manière si je devais refaire ce voyage.
Et si tu envisages plutôt la Via Fluvia en gravel, je te conseille également le récit de Foutrak, qui l’a parcourue dans l’autre sens et en trois jours. Nos deux expériences sont assez complémentaires : deux vélos, deux découpages et deux sens différents pour découvrir le même itinéraire.



Comment organiser la Via Fluvia en 2 jours ?
La Via Fluvia fait environ 100 km entre Annonay et Lavoûte-sur-Loire, ce qui permet assez facilement d’imaginer un découpage sur un week-end. France Vélo Tourisme la présente d’ailleurs comme un itinéraire réalisable en deux à trois jours.
De mon côté, j’ai choisi de la parcourir sur deux jours en vélo de route, avec une nuit à Montfaucon-en-Velay. Mais avant de réserver mon hébergement, il restait deux questions importantes : dans quel sens partir et, surtout, comment rejoindre l’itinéraire sans voiture ?
Dans quel sens parcourir la Via Fluvia ?
Si tu regardes l’itinéraire proposé par France Vélo Tourisme, tu verras que le sens conseillé est plutôt Lavoûte-sur-Loire → Annonay. Le profil y est globalement plus favorable, avec 896 m de montée contre 1 134 m de descente sur l’ensemble du parcours. Autre avantage non négligeable : contrairement à Annonay, Lavoûte-sur-Loire possède une gare.
Évidemment, j’ai choisi de faire exactement l’inverse.
Je suis donc partie d’Annonay en direction de Lavoûte-sur-Loire (enfin il m’a d’abord fallu rejoindre rejonidre Annonay depuis Saint Rambert d’Albon sur le Rhône), avec une première journée au profil franchement ascendant. Ce choix était totalement volontaire : en ce moment, mon objectif à vélo est justement de travailler davantage le dénivelé et l’endurance en montée.
Et pour travailler le dénivelé, j’ai été servie.
Le premier jour, ça monte quasiment tout le temps. Pas nécessairement avec des pourcentages impressionnants, mais avec cette sensation de prendre progressivement de l’altitude kilomètre après kilomètre. Pour moi, c’était exactement ce que je recherchais : un long travail d’endurance en dénivelé plutôt qu’une succession de cols très raides.
Et j’ai adoré.
Si je devais refaire la Via Fluvia en 2 jours, je choisirais donc à nouveau ce sens sans hésiter. En revanche, si ton objectif est simplement de profiter de l’itinéraire avec un parcours un peu moins exigeant, le sens Lavoûte-sur-Loire → Annonay sera probablement plus intéressant.
De nouveau, si tu souhaites avoir un autre retour d’expérience, je te recommande la lecture du récit de Foutrak, qui elle aussi, a parcouru la Via Fluvia dans l’autre sens, en trois jours et avec un gravel. Deux façons assez différentes d’aborder le même voyage.
Mon itinéraire sur la Via Fluvia en 2 jours
J’avais choisi Montfaucon-en-Velay comme ville étape, ce qui me permettait d’obtenir deux journées relativement équilibrées en distance si je décidais d’aller jusqu’au Puy-en-Velay.
| Itinéraire | Distance | D+ | |
|---|---|---|---|
| Jour 1 | Saint-Rambert-d’Albon → Annonay → Montfaucon-en-Velay | environ 70 km | environ 1 000 m |
| Jour 2 | Montfaucon-en-Velay → Lavoûte-sur-Loire → Le Puy-en-Velay | environ 70 km | environ 700 m |
Ces chiffres correspondent à l’itinéraire théorique que je m’étais préparée. Dans la réalité, j’ai plutôt fait deux journées à 50 km. D’abord parce que ma première journée commence à Saint-Rambert-d’Albon, donc avant le départ de la Via Fluvia à Annonay. Ensuite parce que j’ai fait quelques détours en cours de route. Et enfin parce que deux portions de mon voyage ont finalement été effectuées en voiture ou en taxi à cause des imprévus rencontrés.
Je reviendrai évidemment dessus lorsque nous parcourrons ensemble les deux étapes.
Retenons simplement qu’il ne faut pas regarder mes 100 km et 1 500 m de dénivelé comme les caractéristiques exactes de la Via Fluvia. France Vélo Tourisme annonce environ 100 km pour l’itinéraire officiel complet, avec un profil qui varie sensiblement selon le sens dans lequel tu décides de le parcourir.
Comment rejoindre la Via Fluvia en train depuis Lyon ?
C’est probablement le point qui m’a demandé le plus de réflexion au moment d’organiser ce bike trip sur la Via Fluvia depuis Lyon.
Lavoûte-sur-Loire possède une gare, ce qui rend le retour relativement simple : j’ai pu reprendre un TER jusqu’à Saint-Étienne, puis un second train pour rentrer à Lyon.
À l’autre extrémité, les choses se compliquent puisque Annonay ne possède pas de gare SNCF. Plusieurs Cars Région permettent néanmoins de rejoindre la ville, notamment depuis Saint-Étienne avec la ligne L17 ou depuis Le Péage-de-Roussillon avec la ligne E4. Le site officiel de la Via Fluvia mentionne également une liaison directe entre Lyon et Annonay par Cars Région.
Certains cars régionaux sont équipés de porte-vélos à l’arrière, ce qui peut rendre cette solution particulièrement pratique lorsque l’on voyage avec son propre vélo. Attention cependant : cet équipement n’est pas systématique selon les lignes, les véhicules ou les périodes. Je te conseille donc vraiment de vérifier les conditions d’embarquement de ton vélo pour le trajet et la date qui t’intéressent avant de construire ton voyage autour de cette option.
De mon côté, j’avais choisi une autre stratégie : prendre le TER de Lyon jusqu’à Saint-Rambert-d’Albon, puis rejoindre Annonay à vélo.
L’idée me semblait excellente. Elle l’était nettement moins une fois mon vélo posé sur le quai de Saint-Rambert-d’Albon. Car c’est précisément en essayant de rejoindre le départ de la Via Fluvia que j’ai commis la principale erreur d’itinéraire de ce bike trip.
Jour 1 : de Saint-Rambert-d'Albon à Montfaucon-en-Velay
68,9 km — 1 150 m D+ sur le parcours prévu
Sur le papier, cette première journée était la plus exigeante de mon itinéraire sur la Via Fluvia en 2 jours : presque 70 km et plus de 1 000 m de dénivelé positif pour rejoindre Montfaucon-en-Velay.
Dans la réalité, je n’ai pas parcouru l’intégralité de ces kilomètres à vélo.
Entre une première liaison qui ne s’est absolument pas passée comme prévu et un orage arrivé pile au mauvais moment, cette journée est probablement le meilleur exemple de la différence entre préparer un bike trip derrière son ordinateur et le vivre réellement sur le terrain.
Saint-Rambert-d'Albon → Annonay : la liaison que je ne referais pas
Première difficulté : rejoindre Annonay, puisque c’est là que je devais récupérer la Via Fluvia.
J’avais préparé ma trace à partir d’un itinéraire trouvé sur France Vélo Tourisme permettant de se rapprocher de la vallée de la Cance. Mais je pense avoir fait une erreur en fusionnant plusieurs traces sur Garmin : le tronçon entre Saint-Rambert-d’Albon et Annonay a visiblement été recalculé et complètement modifié.
Je m’en suis rendu compte très rapidement.
À peine cinq kilomètres après avoir quitté la gare, mon GPS m’indiquait un embranchement qui… n’existait tout simplement pas dans la vraie vie.
Impossible de continuer sur la trace prévue avec mon vélo de route.
J’ai donc fait ce que l’on fait parfois à vélo lorsqu’un magnifique itinéraire préparé pendant des heures décide de ne plus exister : j’ai improvisé. Je suis remontée vers Saint-Désirat avant de récupérer la D82 en direction de Davézieux. Très mauvaise idée.
Je me suis retrouvée sur une grosse départementale à deux voies où les voitures roulaient vite et où je ne me suis absolument pas sentie en sécurité. Je ne dis pas que cette route est impraticable à vélo ou que personne ne devrait l’emprunter. Simplement, avec mon niveau de confort face à la circulation, mon vélo chargé et le trafic que j’ai rencontré ce jour-là, je n’avais aucune envie d’y rester.
À un moment, j’ai aperçu une camionnette arrêtée sur une sorte de grande aire bitumée complètement séparée de la chaussée. Je me suis arrêtée. Et j’ai demandé au conducteur s’il accepterait de me faire remonter quelques kilomètres avec mon vélo pour me sortir de cette départementale.
C’est ainsi que mon bike trip en autonomie s’est momentanément transformé en covoiturage improvisé avec un inconnu et un vélo de route. Mais entre respecter absolument ma trace et continuer sur une route où je ne me sentais pas en sécurité, mon choix a été assez vite fait.
J’ai finalement repris mon parcours dans la zone commerciale de Davézieux, à seulement trois kilomètres d’Annonay.
Je te mets également ma trace Strava de cette portion afin que tu puisses visualiser précisément mon parcours. Mais pour une fois, ce n’est vraiment pas une trace que je te partage pour te conseiller de la reproduire. Bien au contraire.
Ce que je ferais aujourd'hui : partir de Saint-Vallier et rejoindre Annonay par la vallée de la Cance
Évidemment, une fois sortie de cette galère, j’ai partagé mon aventure en direct sur les réseaux sociaux.
Et j’ai reçu quasiment immédiatement le même conseil de plusieurs cyclistes connaissant le secteur : pour rejoindre Annonay depuis la vallée du Rhône, passer par la vallée de la Cance.
Si je devais organiser exactement le même voyage aujourd’hui, je ne descendrais donc plus du train à Saint-Rambert-d’Albon.
Je ferais plutôt : Lyon → Saint-Vallier en TER → vallée de la Cance → Annonay → Via Fluvia.
Attention cependant : je n’ai pas personnellement testé cette liaison, je ne peux donc pas te donner mon ressenti sur la circulation ou le revêtement comme je peux le faire sur le reste de cet article.
Elle m’a néanmoins été recommandée par plusieurs cyclistes du coin après mes mésaventures et correspond à la liaison par la vallée de la Cance proposée pour rejoindre Annonay depuis la vallée du Rhône. Le tracé officiel de la Via Fluvia passe actuellement par cette vallée pour assurer la jonction avec la ViaRhôna.
Depuis Saint-Vallier, la trace que je choisirais représente environ 21 km et 260 m de dénivelé positif.
Je te recommande évidemment de vérifier son état et les éventuelles évolutions de l’itinéraire avant ton départ. La Via Fluvia est toujours en cours d’aménagement et les jonctions peuvent évoluer.
Une chose est certaine : si je refais la Via Fluvia en vélo de route, je ne tenterai pas une deuxième fois ma liaison Saint-Rambert-d’Albon → Annonay.
Annonay → Saint-Sauveur-en-Rue : la Via Fluvia prend de l'altitude
Une fois arrivée à Annonay, j’ai enfin pu rejoindre la Via Fluvia.
Et après mon début de matinée sur la départementale, autant te dire que découvrir une belle piste cyclable à l’écart des voitures m’a fait un bien fou.
On sort assez rapidement de la ville pour longer la Déôme, à l’ombre des arbres. Le dénivelé commence très progressivement : jusqu’à Saint-Marcel-lès-Annonay, j’ai surtout eu l’impression de rouler sur un long faux plat montant.
Autre bonne surprise : le balisage de la Via Fluvia est vraiment efficace. Sur cette partie, j’ai à peine eu besoin de regarder mon compteur GPS pour savoir où aller.
Puis arrive le passage dont j’avais beaucoup entendu parler avant mon départ : le contournement du tunnel de l’Homme.
Le tunnel n’étant pas ouvert aux cyclistes, la Via Fluvia le contourne avec une rampe de 360 mètres affichant entre 15 et 18 % de pente. Et contrairement à mon embranchement fantôme du matin, cette fois, impossible d’être surprise : le passage est signalé en amont.
Personnellement, je ne me suis même pas posé la question. Je suis descendue du vélo et j’ai poussé.
Ce sont des lacets très étroits avec une pente suffisamment importante pour que je préfère garder mon énergie pour les dizaines de kilomètres qui m’attendaient encore. Et, très sincèrement, j’étais plutôt contente de parcourir ce passage dans le sens de la montée : avec les virages serrés et cette pente, je n’aurais pas spécialement eu envie de le descendre en restant crispée sur mes freins à disque.
Une fois cette petite anomalie topographique derrière moi, le parcours retrouve un profil beaucoup plus doux. La Via Fluvia serpente au milieu des sapins et de la forêt du Pilat, souvent à l’ombre et loin des voitures. En plein mois d’août, c’était probablement l’une des portions les plus agréables de toute mon escapade.
J’ai néanmoins passé une bonne partie du temps à me demander pourquoi j’avais l’impression de ne pas avancer. En regardant ma trace après coup, j’ai compris : j’étais quasiment constamment sur un faux plat montant autour de 2 %.
Rien de difficile pris isolément. Mais sur plusieurs kilomètres avec un vélo chargé, ça finit par se sentir dans les jambes. C’est exactement ce que je recherchais en choisissant de parcourir la Via Fluvia dans ce sens : du dénivelé progressif et un vrai travail d’endurance en montée.
Avant de poursuivre vers le col du Tracol, je te conseille vraiment de faire une pause à Saint-Sauveur-en-Rue, au niveau de l’ancienne gare.
La Via Fluvia reprend largement le tracé d’une ancienne voie ferrée et plusieurs anciennes gares ont été réhabilitées le long du parcours. Celle de Saint-Sauveur-en-Rue constitue une aire de pause particulièrement agréable, avec de l’ombre et des équipements pour les cyclistes. Le site officiel recense d’ailleurs de nombreux points d’eau, toilettes et aires de service dans les anciennes gares et villages traversés par l’itinéraire.
J’en ai profité pour remplir mes gourdes avant d’attaquer la partie que j’attendais probablement le plus de cette première journée.



Le col du Tracol : la portion délicate de la Via Fluvia
Entre Saint-Sauveur-en-Rue et Riotord, la Via Fluvia n’est pas encore entièrement aménagée.
Le tunnel du Tracol n’étant actuellement pas ouvert au public, il faut emprunter une jonction provisoire passant notamment par la D503 et le col du Tracol. Le site officiel appelle clairement à la vigilance sur cette portion et la réserve aux cyclistes habitués à circuler sur des voies partagées à forte circulation.
Après mon expérience du matin, tu imagines bien que la mention « route à forte circulation » ne me remplissait pas exactement de joie. Pourtant, mon expérience sur cette portion a été beaucoup plus rassurante.
Le bitume était de bonne qualité et j’avais suffisamment d’espace supplémentaire sur la droite pour avoir l’impression de disposer d’une sorte de bande cyclable. Je me suis donc sentie beaucoup plus à l’aise pour monter à mon rythme.
Il faut compter environ 3 km de montée jusqu’au col du Tracol.
Hors passage à 15-18 % du tunnel de l’Homme — que je classe personnellement dans la catégorie « ceci n’est plus une pente, ceci est un mur » — c’est là que j’ai rencontré les pourcentages les plus importants de cette journée. Mais en prenant son temps et avec des braquets adaptés, je les ai trouvés tout à fait gérables.
Ce qui m’a finalement le plus marquée n’est même pas la pente. C’est le changement brutal de température.
Quelques minutes auparavant, je roulais sous les arbres de la Via Fluvia, dans une atmosphère légèrement humide, avec de l’ombre et de l’air frais. Sur la montée du Tracol, je me suis retrouvée sur le bitume en plein soleil avec l’impression que quelqu’un venait de me braquer un ventilateur rempli d’air chaud directement dans le cou.
Trois kilomètres comme ça paraissent soudainement beaucoup plus longs.
Une fois le col franchi, en revanche, la récompense arrive immédiatement : on bascule enfin dans la descente vers Dunières. Après avoir passé une bonne partie de la journée à prendre progressivement de l’altitude, mes jambes ont apprécié le changement.
Riotord → Montfaucon-en-Velay : quand le bike trip ne se passe pas tout à fait comme prévu
Depuis plusieurs jours, je surveillais la météo avec attention. Des orages étaient annoncés vers 15 h-16 h autour de Montfaucon-en-Velay et mon plan était donc très simple : partir suffisamment tôt pour être arrivée avant qu’ils ne commencent.
Sauf que cette journée avait visiblement décidé de tester la solidité de tous mes plans.
Mon premier train depuis Lyon a été supprimé, ce qui m’a fait partir une heure plus tard que prévu. Il y a ensuite eu ma trace fantôme entre Saint-Rambert-d’Albon et Annonay, ma petite aventure sur la départementale, puis quelques problèmes avec ma sacoche qui frottait contre mon pneu.
Individuellement, rien de dramatique. Mais mis bout à bout, tous ces petits contretemps ont progressivement grignoté ma marge de sécurité. À 15 h, j’arrivais donc seulement à Riotord. Il me restait environ 15 km et 150 m de D+ pour rejoindre mon hébergement à Montfaucon-en-Velay.
Et le ciel commençait sérieusement à changer de couleur.
Je me suis arrêtée à la boulangerie acheter un paquet de chips — quasiment le seul commerce que j’ai trouvé ouvert cette semaine du 15 août — avant de m’installer sous la terrasse couverte d’un restaurant.
J’ai eu juste le temps de poser mon vélo.
Pluie. Vent. Orage.
Pendant 45 minutes, j’ai attendu en regardant la météo et en commençant surtout à avoir franchement froid. Et ce malgré le pull prêté par d’autres cyclistes venus se mettre à l’abri également (la question de la bagagerie est un sujet que je dois sérieusement aborder avant mon prochain bike trip… car je ne peux pas emporter de tenue chaude et/ou contre la pluie à l’heure actuelle).
À un moment, il faut aussi savoir que terminer absolument une étape à vélo n’apporte aucun point bonus. J’ai donc appelé un taxi. Et oui : un taxi peut transporter un vélo, à condition évidemment de le préciser au moment de réserver pour qu’un véhicule adapté puisse venir te chercher.
C’est donc en taxi que j’ai parcouru les derniers kilomètres jusqu’à Montfaucon-en-Velay et rejoint mon hébergement, le Jardin du Mirandou.
Et après cette journée, je ne pouvais probablement pas rêver meilleur endroit où atterrir.
Le Jardin du Mirandou est situé directement sur la Via Fluvia et propose plusieurs solutions pour les cyclistes et voyageurs : chambres d’hôtes, gîte et même un espace où planter sa tente. Il est également possible de manger sur place le soir et de prendre le petit-déjeuner le lendemain matin.
J’avais réservé une chambre à 40 € la nuit, avec une très bonne literie, et j’y ai merveilleusement bien dormi. Mais ce que je retiens surtout, c’est l’accueil.
J’avais initialement prévu ce bike trip en juillet et j’avais dû l’annuler après un problème mécanique sur mon vélo… au bout de deux kilomètres (oui, la Via Fluvia a mis mes nerfs à rude épreuve à deux reprises). Mes hôtes avaient alors accepté de reporter gratuitement ma nuit. Lorsque j’ai enfin réussi à arriver jusqu’à Montfaucon quelques semaines plus tard — même si les quinze derniers kilomètres avaient été effectués en taxi — j’étais donc particulièrement heureuse de pousser leur porte.
Et après cette première journée légèrement chaotique, une douche, un repas et un vrai lit étaient exactement tout ce dont j’avais besoin avant de repartir vers la Loire le lendemain matin.



Jour 2 : de Montfaucon-en-Velay à Lavoûte-sur-Loire
50 km — 500 m D+
Après une première journée où j’avais eu l’impression de passer mon temps à monter — quand je ne cherchais pas une route qui n’existait pas ou un abri contre l’orage — cette deuxième étape de ma Via Fluvia en vélo de route s’annonçait nettement plus tranquille.
Et cette fois, la promesse du profil altimétrique a été tenue.
Parce qu’il y a quand même une bonne nouvelle lorsqu’on choisit de parcourir la Via Fluvia dans le sens Annonay → Lavoûte-sur-Loire : tout ce que tu as monté, à un moment ou à un autre, il va bien falloir le redescendre.
Montfaucon-en-Velay → Saint-Julien-du-Pinet : entre voies vertes et paysages de Haute-Loire
Dès mon départ de Montfaucon-en-Velay, j’ai retrouvé ce que j’avais particulièrement aimé la veille sur la Via Fluvia : de longues portions aménagées à l’écart des voitures, beaucoup d’ombre et un balisage suffisamment clair pour pouvoir ranger mentalement la navigation dans un coin de mon cerveau.
Sur une grande partie de cette étape, il suffit de suivre les panneaux et de profiter du paysage.
Et après avoir passé une bonne partie de la veille en faux plat montant, la différence se fait immédiatement sentir dans les jambes. Le profil devient beaucoup plus favorable et les portions descendantes permettent enfin de dérouler tranquillement sans avoir constamment l’impression de devoir appuyer sur les pédales.
La Via Fluvia continue également de suivre son passé ferroviaire. Au fil des kilomètres, on retrouve les anciennes gares, les ouvrages d’art et cette façon très particulière qu’ont les anciennes voies ferrées de traverser le paysage : des pentes progressives, de grandes courbes et un itinéraire qui serpente au milieu de la végétation plutôt que de franchir chaque relief de manière frontale.
C’est probablement sur cette deuxième journée que j’ai le plus profité des paysages de Haute-Loire.
Le passage par Yssingeaux m’a en revanche moins séduite. On retrouve davantage un environnement urbain et routier, qui tranche avec les kilomètres passés jusque-là au calme sur les voies vertes. Rien de particulièrement compliqué à vélo, mais j’étais assez contente de retrouver la piste cyclable en sortant de la ville.
Il restait alors à affronter la grosse difficulté de la journée.
Enfin, « grosse »…
Après les 1 000 m de D+ prévus la veille, les 15 à 18 % du contournement du tunnel de l’Homme et le col du Tracol, mes jambes avaient probablement revu leurs critères à la baisse.
La montée fait environ 2,5 km pour 64 m de dénivelé positif. Autrement dit, un peu plus de 2 % de pente moyenne : on est davantage sur une montée progressive que sur un véritable col. En haut, on atteint l’ancienne gare de Saint-Julien-du-Pinet, où j’ai profité d’une nouvelle pause fraîcheur.
Et c’est précisément à cet endroit que j’ai volontairement quitté la Via Fluvia.
Rosières en vélo de route : la portion qui mérite une vraie vigilance
Arrivée à Montfaucon-en-Velay, je me suis rendue à l’Office du Tourisme avec une question très précise : est-ce que toute cette partie de la Via Fluvia passe réellement avec un vélo de route ? La réponse m’a permis d’anticiper l’un des principaux points délicats de mon parcours de cette deuxième journée.
Autour de Rosières, deux tronçons comportent de la terre et des gravillons et ne sont pas adaptés aux pneus de mon vélo de route. Le site officiel de la Via Fluvia signale lui aussi dans ce secteur un revêtement damé, gravillonné et irrégulier, déconseillé aux vélos de route.
Cette fois, je n’avais donc aucune intention d’improviser une fois devant le chemin. J’avais prévu mon contournement. À hauteur de l’ancienne gare de Saint-Julien-du-Pinet, j’ai quitté la Via Fluvia pour rejoindre le village de Saint-Julien-du-Pinet, puis Rosières par la D7.
Cette alternative ajoute un peu de dénivelé par rapport au tracé officiel. Il faut notamment continuer à monter pendant environ 2 à 3 km après Saint-Julien-du-Pinet avant que la descente ne s’amorce réellement.
Mais avec mon vélo de route, je préfère largement quelques mètres de D+ supplémentaires sur un bon bitume à plusieurs kilomètres passés à surveiller chaque caillou sous mes pneus.
Et cette fois, très bonne surprise.
La route était en très bon état, je n’ai rencontré aucune difficulté particulière et les paysages valent largement le petit détour. Après les galères d’itinéraire du premier jour, j’ai enfin pu profiter d’une déviation qui se déroulait exactement comme prévu.
Une fois arrivée dans le secteur de Rosières, il n’est pas nécessaire de poursuivre longtemps sur la route. Il est possible de récupérer la Via Fluvia à Adiac. Et tu pourras ainsi finir les derniers kilomètres restants jusqu’à la gare de Lavoûte-sur-Loire.
Si tu prévois toi aussi de parcourir la Via Fluvia avec un vélo de route, c’est donc l’une des portions que je te conseille vraiment d’anticiper sur ta trace avant de partir. Les aménagements pouvant évoluer, vérifie évidemment l’état du parcours au moment de ton voyage, mais lors de mon passage, Saint-Julien-du-Pinet → D7 → Rosières → Adiac m’a permis de contourner sereinement les portions non adaptées à mon vélo sans renoncer à la suite de la Via Fluvia.



La Via Fluvia est-elle difficile en vélo de route ?
Quand on regarde les photos de la Via Fluvia, avec ses anciennes voies ferrées transformées en pistes cyclables et ses longues portions de voie verte, on pourrait facilement imaginer un itinéraire plutôt tranquille.
Et globalement, la Via Fluvia n’est pas un parcours techniquement difficile en vélo de route.
Mais si tu choisis comme moi de la parcourir du Rhône vers la Loire, il vaut mieux savoir que la première journée va quand même te demander de pédaler un peu.
Quel dénivelé prévoir sur la Via Fluvia ?
Dans le sens Rhône → Loire, tu peux facilement tabler sur une première journée autour de 1 200 à 1 300 m de D+ pour environ 70 km, que tu choisisses de rejoindre Annonay depuis Saint-Rambert-d’Albon ou que tu optes pour l’alternative que je privilégierais aujourd’hui depuis Saint-Vallier par la vallée de la Cance.
Sur le papier, 1 200 m de D+ peuvent impressionner si tu n’as pas l’habitude de rouler en terrain vallonné. Mais le profil de la Via Fluvia à vélo a une particularité : une grande partie de l’itinéraire suit une ancienne voie ferrée.
Tu n’enchaînes donc pas forcément de grosses côtes avec des pourcentages qui font exploser les cuisses. La difficulté vient plutôt du caractère très progressif et quasiment continu de la montée. Entre Annonay et le col du Tracol, tu prends de l’altitude pendant une grande partie de la journée, parfois sur des faux plats à 1 ou 2 % que tu remarques à peine au début.
Pris individuellement, rien de bien méchant. Mais lorsque tu ajoutes les kilomètres, le vélo chargé et les heures passées en selle, le cumul finit forcément par se faire sentir.
Une fois le Tracol franchi, le profil devient beaucoup plus favorable, même s’il ne faut pas considérer que la journée est terminée pour autant : il reste encore environ 150 m de D+ sur les cinq derniers kilomètres pour atteindre Montfaucon-en-Velay.
La deuxième journée est nettement plus douce. Sur mon parcours entre Montfaucon-en-Velay et Lavoûte-sur-Loire, j’ai cumulé environ 500 m de D+ pour 850 m de D-.
Et cette différence se ressent vraiment : après avoir passé la veille à gagner progressivement de l’altitude, le deuxième jour permet enfin d’en rendre une bonne partie.
Quelles sont les portions les plus difficiles en vélo de route ?
Si je devais classer les passages qui m’ont demandé le plus d’effort pendant ces deux jours, mon podium serait assez clair.
1. Les trois derniers kilomètres du col du Tracol
C’est probablement la véritable difficulté physique de ma première journée.
Une fois sortie de la voie verte pour rejoindre la départementale, les pourcentages augmentent et ces trois derniers kilomètres demandent davantage d’effort que les longs faux plats rencontrés jusque-là.
Rien d’insurmontable pour autant : avec des braquets adaptés et en acceptant simplement de monter tranquillement, le col du Tracol reste accessible sans chercher à battre un record.
2. Le contournement du tunnel de l’Homme
Là, nous sommes dans une autre catégorie.
Environ 360 mètres avec des passages annoncés entre 15 et 18 %, dans des lacets particulièrement serrés.
Je l’ai fait à pied.
Je n’avais ni les cuisses ni la transmission pour essayer de passer cette pente tranquillement assise sur ma selle et, très franchement, je n’avais rien à prouver à personne. Descendre du vélo et pousser pendant quelques centaines de mètres reste une stratégie parfaitement valable pour continuer son voyage.
3. La montée entre l’ancienne gare et le village de Saint-Julien-du-Pinet
Cette difficulté est en partie liée à mon choix de contourner les portions non adaptées au vélo de route autour de Rosières.
Entre l’ancienne gare de Saint-Julien-du-Pinet et le village, j’ai eu environ 1,3 km de montée, cette fois sans l’ombre des arbres qui accompagne une bonne partie de la Via Fluvia.
Ce n’est pas la montée la plus impressionnante du voyage, mais après une première journée bien chargée et avec le soleil, elle mérite tout de même sa petite place sur le podium.
Peut-on faire la Via Fluvia en 2 jours ?
Oui, clairement, à condition d’avoir déjà l’habitude de passer quelques heures sur son vélo.
Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’être particulièrement rapide ou d’avoir un gros niveau pour faire la Via Fluvia en 2 jours. En revanche, il faut bien différencier 70 km de voie verte parfaitement plate d’une journée de 70 km avec plus de 1 000 m de dénivelé positif et un vélo chargé.
L’objectif n’est pas de rouler vite.
Au contraire, ce qui m’a permis de profiter de ces deux journées, c’est surtout de prendre mon temps, de monter à mon rythme, de faire des pauses et de boire et manger régulièrement. Sur un bike trip, quelques kilomètres/heure de moins changent rarement grand-chose à la journée ; partir trop vite et se retrouver sans énergie au milieu du parcours, beaucoup plus.
Si tu roules régulièrement et que des sorties de plusieurs heures ne te font pas peur, la Via Fluvia en 2 jours me paraît donc tout à fait accessible.
Pour un premier voyage à vélo ou si le dénivelé t’inquiète davantage, je choisirais en revanche plutôt le sens Loire → Rhône. Le profil est plus favorable et permet de profiter davantage des longues portions descendantes.
Et si deux jours te semblent encore beaucoup, aucune obligation de transformer ce voyage en défi sportif : parcourir la Via Fluvia en trois jours permet simplement de réduire les distances quotidiennes et de prendre encore davantage le temps de profiter du parcours.
Mon avis sur la Via Fluvia après deux jours en vélo de route
Malgré les imprévus, j’ai adoré parcourir la Via Fluvia en vélo de route. Je venais chercher du vert, de la fraîcheur et l’occasion de découvrir une nouvelle région : entre les pistes ombragées, les anciennes voies ferrées et les paysages de Haute-Loire, le contrat est largement rempli.
Si je devais repartir demain, je changerais surtout mon point de départ : TER jusqu’à Saint-Vallier, puis vallée de la Cance pour rejoindre Annonay. Pour le reste, je conserverais volontiers mon découpage sur deux jours et le sens Rhône → Loire, que j’ai trouvé particulièrement chouette à parcourir.
Est-ce que je conseillerais la Via Fluvia pour un premier bike trip ? Oui, à condition de bien préparer son itinéraire. Les portions aménagées sont particulièrement agréables et très bien balisées, mais les quelques ruptures de continuité demandent encore d’anticiper sa trace, surtout avec un vélo de route (tu auras beaucoup moins de soucis avec un gravel pour suivre la trace officielle).
Finalement, ce voyage n’aura pas vraiment ressemblé à celui que j’avais préparé derrière mon ordinateur. Mais entre une trace fantôme, une camionnette providentielle, un orage et un taxi avec mon vélo dans le coffre, il aura parfaitement rempli l’autre objectif d’un bike trip : me fabriquer quelques bons souvenirs à raconter.
Connaissais-tu la Via Fluvia ?
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