Le paradoxe de l’apprentie écolo

Aujourd’hui, nous allons parler écologie. Les consciences – et notamment la mienne – s’éveillent de plus en plus : il devient plus qu’urgent de changer nos comportements individuels et collectifs pour limiter le réchauffement climatique, éviter de détruire la faune et la flore en épuisant les ressources naturelles de notre planète. Sauf que ce n’est pas toujours aussi simple. Moi-même, je suis un paradoxe écologique ambulant ! Nous faisons tous face à ces fameux paradoxes.

Et tant que la société n’aura pas réussi à résoudre tous ces paradoxes, ce sera compliqué à mon avis de réellement faire bouger les choses. Personnellement, ma conscience “écolo” s’est éveillée lors de mes voyages. Où j’ai pu constater l’impact énorme de l’Homme sur l’environnement. J’étais face à de magnifiques paysages. Magnifiques certes, mais surtout extrêmement pollués. Partout où j’allais, Tenerife, Prague, les îles Cyclades, Rio de Janeiro… les paysages étaient à couper le souffle, mais encombrés de déchets. Est-ce si difficile de jeter ses déchets dans une poubelle ?

 

À lire : “Vers le zéro déchet | Un petit geste pour la planète

 

Ainsi, plus je voyageais, plus je voulais protéger ces paysages que je découvrais. Parce qu’il s’agit de l’héritage que nous ont laissé les générations précédentes et celui que nous laisseront aux générations futures.

 

Un éveil écologique né d’un désir purement égoïste

Et d’un point de vue purement égoïste, je ne veux pas que ces merveilles soient définitivement altérées, voire détruites, avant que je n’ai pu aller les voir de mes propres yeux. Je pleure de voir l’Australie comme la forêt amazonienne partir en fumée. Je pleure de voir les temples de Pétra détruits. Je pleure de voir les glaciers du Mont-Blanc perdre de leur superbe. Je pleure de voir les baleines noires de l’Atlantique, comme tant d’autres espèces, s’éteindre sans que cela n’émeuve personne. Et j’hurle de rage quand je croise la route d’un abruti qui balance son mégot dans la nature. Tu nous a déjà empoisonné avec ta fumée de m****, et tu continues avec ton mégot ?? Tu mériterais des claques !

Bref, je m’éloigne du sujet. Ainsi ma conscience écolo s’est éveillée en voyageant et donc en prenant l’avion… Et si je souhaite préserver la planète, c’est avant tout pour continuer à voyager. Et donc à prendre l’avion alors qu’il n’y a rien de plus polluant… Va se taper la tête contre le mur…

Mais je ne suis plus à un paradoxe près. Mon métier, c’est d’être rédactrice web, community manager et blogueuse. D’être sur Internet en gros. Or, si Internet était un pays, il serait très bien classé parmi les plus gros pollueurs. Sans compter le matériel électronique que j’utilise : MacBook, Huawei P20 Pro, mon Canon et ses deux objectifs… En termes de pillages de ressources naturelles, l’électronique est pas mal non plus. Mais ce sont des choses dont je ne me vois pas me passer. En prendre soin pour qu’ils durent le plus longtemps possible oui. M’en passer totalement non. Et ce, tout en sachant l’impact écologique tant de leur production que leur utilisation.

 

Comment résoudre mes paradoxes écologiques ?

Je suis un paradoxe ambulant et j’en suis parfaitement consciente ! D’un côté, je favorise le seconde main, 70% de ma garde robe vient de Vinted, j’ai fortement diminué ma consommation de viande, j’utilise un shampoing solide, je fais moi-même ma lessive, j’achète au maximum des fruits et légumes de saison, j’utilise le moins possible ma voiture, et quand je dois le faire, j’essaie d’avoir un co-voit, j’utilise des protections hygiéniques lavables…. Et de l’autre côté, je rêve de pouvoir prendre l’avion pour découvrir le monde…

Toutes ces petites actions me semblent tellement dérisoires devant l’ampleur de la tâche. Encore plus quand je reçois diverses remarques de mon entourage plus ou moins proche, comme quoi je suis une pseudo-écolo, qui en plus ne vote pas vert aux élections. Mais ça je le sais que je suis une écolo en carton ! Pour le moment j’essaie de faire au mieux en jonglant avec mes paradoxes. Et en priant pour que l’on trouve une source d’énergie qui soit réellement propre de l’installation de ses infrastructures (qui ne dénaturent pas les paysages) à sa diffusion, tout en passant par son processus de production. Parce que les voitures électriques et leur batterie, c’est pas vraiment ça…

C’est un combat de tous les instants que de changer de comportement de consommation. Et j’essaie d’y aller étape par étape. Aujourd’hui, c’est la viande et la voiture. Demain, les cotons-tiges et les essuis-tout. Après-demain, la fabrication de mes produits de beauté. Comme dirait Bonjour Darling, j’essaie de faire au mieux en prenant les choses les unes après les autres. Et en espérant que cela suffise. Même au fond de moi, il y a cette peur que malheureusement il est déjà trop tard…

 

Toi aussi tu es un paradoxe écologique ?

 

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Une jeune femme tout à fait ordinaire qui a décidé de rendre sa vie extraordinaire grâce au sport, au blog et au partage ! Une vie qu’elle veut croquer à pleine dents ! Runneuse, marcheuse, fitgirl, apprentie nageuse… Je vis ma vie à 200 km/h !

18 Commentaires

  1. 28 décembre 2019 / 11 h 38 min

    Hello, je te rejoins totalement! J’ai justement écrit un article là-dessus.
    Personnellement, je me suis lancée dans une éco transition mais je trouve que je ne fais pas assez, je trouve que je fais encore pas mal d’erreurs. Comme toi, je me dis que mes actions sont contradictoires avec ce que je souhaite: j’utilise des sites de streaming, je tiens un blog, je vais au fast-food, etc. Mais nous ne devons pas oublier tout ce qu’on fait de positif!

    Bisous 🙂

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      3 janvier 2020 / 19 h 29 min

      Si seulement nos éco-transitions pouvaient être plus simples et plus rapides !

  2. 28 décembre 2019 / 16 h 25 min

    Coucou Margaux,

    Je suis une pseudo écolo en carton aussi je te rassure (ou pas d’ailleurs lol).
    J’essaie de faire des efforts dans mon quotidien également, et à côté je travaille dans un restaurant comme serveuse. Autant de dire que du gaspillage alimentaire il y en a, et des gestes pas très écolo j’en vois beaucoup au sein de mon boulot (par mon chef et mes collègues…). Malheureusement je ne peux pas faire changer ces choses là !
    Alors je ne suis pas parfaite, je ne le serai jamais, mais j’avance petit à petit pour changer quelques habitudes. Par exemple cette année pour Noël, ma petite liste était à 99% écolo, j’ai donc eus des tapis cuisson réutilisable, des sachets congélation réutilisable, un Thermos… Bref trop contente 🙂
    Dans ma ville c’est deux derniers mois, ils ont fait une boutique éphémères avec plusieurs créateurs de la région et j’y ai acheté des couvres plats en tissu fabriqués par une personne de ma ville, j’étais trop contente ! 🙂
    Les autres nous porteront souvent du doigt pour parler des choses que l’on ne fait pas ou mal, mais ils ne nous féliciterons pas de toutes ces petites choses que l’on fait bien… En attendant ils critiquent mais ne font surement pas la moitié de ce que nous faisons !
    Bise

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      3 janvier 2020 / 19 h 24 min

      Je crois que nous sommes toutes des écolos en carton Mais au moins, nous essayons à notre niveau de faire bouger les choses ! Même si ma volonté en 2019 est d’aller plus loin. Parce que ce n’est pas un pipi sous la douche qui va sauver la planète

  3. 29 décembre 2019 / 16 h 29 min

    Coucou, j’essaie aussi d’évoluer dans le bon sens pour le bien de la planète et de la génération future. Je ne suis pas experte mais je change ma facon de vivre et consommer pas à pas. C’est difficile quand l’entourage ne comprend pas et n’aide pas mais je le fais pour moi et mes convictions. Mais je suis aussi contradictoire sur pleins de choses, mon pc et mon téléphone je ne pourrais pas m’en passer. Mais à côté je fais ma lessive, j’essaie de remplacer au fur et à mesure par des produits solide dans la salle de bain. Je viens de me faire offrir des lingettes lavable pour le démaquillage et le dissolvant. Et je viens d’investir dans tes protections hygiénique lavable. A coté de ça je vais toujours au supermarché car je peux y aller à pieds alors que le marché est au village et j’ai donc besoin de ma voiture ^^ J’essaie de consommer local et français même si je fais des écarts. Et comme toi j’aime voyager et je ne pourrais pas dire non à l’avion… Je pense que ce que nous faisons est bien mieux que ce qui ne font rien et nous juge et critique, il vaut mieux être des milliers à faire au mieux que quelques un à être parfait. Je trouve toutes les personnes qui essaient courageuses et les incite à continuer à faire du mieux qu’elles peuvent sans aucune pression ^^

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      3 janvier 2020 / 19 h 22 min

      Merci pour ce message réconfortant ! C’est clair que nous faisons déjà beaucoup mieux avec nos “petits” gestes que ceux qui ne font rien !

  4. 29 décembre 2019 / 21 h 55 min

    Je crois que c’est une étape obligatoire, dans un monde en évolution, où personne – même les plus assidus – ne peut être parfait, car nous sommes nés à une époque imparfaite sur ce plan, et que la société autour de nous reste imparfaite, même si elle s’améliore, petit à petit. Se culpabiliser face à l’ampleur réduite de nos gestes écoresponsables, ou s’auto-flageller des erreurs qui restent sur nos parcours, malgré nos efforts, ça n’aide pas à avancer. Oui, il y a encore du travail à faire, beaucoup… mais il ne se fera pas du jour au lendemain pour tout le monde, ce serait utopique d’y croire – alors chaque geste, même empli de paradoxes, est déjà un pas. A nous d’en faire de plus en plus, et d’encourager les autres autour de nous à s’y mettre aussi… C’est déjà aller dans le bon sens! Et aller à son rythme aide aussi à ce que l’effort soit plus durable, qu’il entre naturellement dans nos vies, pour créer un effet boule de neige qui fera, petit à petit, évoluer la société dans notre sens. En tout cas, j’y crois, même s’il faudrait que ça avance plus rapidement!

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      3 janvier 2020 / 19 h 21 min

      Merci pour ce message réconfortant ! C’est clair qu’il est hors de question que je baisse les bras. Au contraire, je vais redoubler d’efforts pour avoir un mode de vie beaucoup plus éco-responsable. Et faire de mon mieux pour embarquer mon entourage avec moi !

  5. Agathe Oie
    30 décembre 2019 / 3 h 11 min

    Moi je crois que personne n’est parfait, mais que tous les gestes comptent.

    Je n’ai pas de voiture. Je vais au marche au lieu du supermarche, je fais attention aux emballages et a la provenance des produits, je demande « pas de sac merci », j’ai des cosmetiques solide (savon, shampooing, dentifrice, et un savon-de-maison-magique pour la lessive, la vaisselle, etc). J’utilise au maximum la marche a pieds et les transports en commun (je vis en Malaisie – ce n’est pas toujours evident – en France j’utilisais beaucoup mon velo mais ici ca fait pas). J’essaie de court-circuiter la grande distribution (reserver directement via l’hotel au lieu d’utiliser b**king.c*m, acheter en direct au lieu de passer par Amaz*n, etc).

    Et a cote de ca ben … Je suis en Malaisie pour 2 ans, et j’ai bien l’intention d’en profiter un maximum. Alors je prends l’avion pour un oui ou pour un non, weekend a Bali, vacances au Vietnam, etc.

    Est-ce que je pourrais faire mieux ? Oui. Est-ce que mes efforts sont annules par les avions ? Non, chaque petite chose compte.

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      3 janvier 2020 / 19 h 18 min

      C’est ce que j’essaie de me dire. Que chaque geste, même le plus petit, compte. Et que si la base bouge et exige des efforts de toute la communauté, le haut de la pyramide finira bien par s’y plier aussi !

  6. 3 janvier 2020 / 9 h 08 min

    Hey ! J’ai réservé mon séjour en Oz pour mars, je suis en NZ et c’est désolant de voir le pays partir en fumée.. Je suis en train de me demander si je ne vais pas devoir annuler et ça me fend le coeur; alors je comprends ton point de vue !

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      3 janvier 2020 / 19 h 16 min

      En espérant que les incendies finissent par s’éteindre (même si aux dernières nouvelles, cela pourrait durer des “mois”). Mais surtout que les koalas arrivent à survivre à ce désastre écologique !

  7. 5 janvier 2020 / 19 h 02 min

    Coucou ! Ton article me parle beaucoup car j’ai justement écrit un article abordant ce sujet-là il y a quelques jours !

    Pour ma part, je crois que c’est le côté paradoxal de la situation qui m’a longtemps freinée dans mes démarches. Et le fait est qu’on oublie qu’on vit dans un monde qui n’est pas adapté à nos valeurs et qu’on doit faire avec. Je trouve que c’est déjà très bien de chercher toujours à s’améliorer et de cibler les domaines dans lesquels on rencontre des difficultés 🙂

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      8 janvier 2020 / 15 h 27 min

      C’est à s’arracher les cheveux ! C’est quand même bien compliqué de changer ses habitudes et ses réflexes de consommation, tout un système économique à repenser ! J’essaie de me “rassurer” en me disant “une chose après l’autre”, et que je fais au mieux compte-tenu de la situation. Mais je ne peux m’empêcher de penser que je ne vais pas assez loin dans mes convictions, et que je suis quand même un peu hypocrite à parler d’écologie, bien que cela me tienne à coeur…

  8. 5 janvier 2020 / 19 h 46 min

    Faire ma lessive, je n’ai pas encore sauter le pas, mais je pense que ça finira par venir (quelle est ta recette, d’ailleurs ?) mais je pense qu’on est tous un peu un paradoxe écologique. Regarde, le mec de Professeur Feuillage, sur Youtube, rien que cette phrase c’est un paradoxe : internet, regarder des vidéos, les serveurs, tout ça, ça pollue. Beaucoup. Faire des vidéos sur l’écologie est un non-sens. Il y a peu, des artistes et des célébrités se sont mises à montrer leurs gestes écolo sur internet. Mais ils organisent des concerts, tournent dans les films pour Netflix, prennent beaucoup l’avion pour leurs tournées… Moi, je suis passée aux serviettes lavables, je réduis mes déchets plastiques (la salle de bain c’est le plus facile, les emballages de nourriture, le plus dur) et même mes achats d’objets en plastique, et pourtant je ne fais pas encore mes produits ménagers, j’apprends à conduire et ensuite j’achèterai une voiture, comme toi je rêve de voyage… et puis nous utilisons tous de l’électricité. Or, même l’électricité “verte” a un impact sur l’environnement.

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      8 janvier 2020 / 16 h 04 min

      Il faudrait que je demande la recette à ma mère… Je repars toujours avec une bouteille de lessive après un week-end chez mes parents. Dire que quand j’étais étudiante, c’était avec des tups de nourriture que je repartais C’est tout un système à repenser pour atteindre le zéro impact sur l’environnement. Malheureusement, la science et la technologie ne nous permettent pas de faire de ce rêve écologique une réalité. En attendant, j’essaie de faire au mieux compte tenu de la situation… Et de changer progressivement mes habitudes pour limiter mon impact.

  9. 5 février 2020 / 10 h 30 min

    Je me reconnais 100% dans ce que tu as écrit ! Les voyages font partis des choses qui m’épanouissent : rencontrer les locaux, découvrir des cultures, voir des paysages à couper le souffle,… J’essaie donc dans mon quotidien en France d’avoir des gestes écolo et, mise à part l’avion qui est un gros facteur de pollution, en voyage, je conserve ces petits gestes “zero déchet”. Mais effectivement, c’est très contradictoire. Rien n’est évident …!

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      9 février 2020 / 22 h 12 min

      Vivement qu’un avion écolo voit le jour !!! Parce que je vais vraiment avoir du mal à me passer de voyages ! Je rêve de découvrir le monde

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