Cyclo Juradorienne Petit Plateau (71 km) : avis, difficulté et retour d'expérience

Participer à une première cyclosportive est souvent aussi excitant qu’impressionnant. Pour relever ce défi, j’ai choisi le Petit Plateau de la Cyclo Juradorienne, un parcours de 71 km et 750 m de dénivelé positif au départ de Dole. Voici mon retour d’expérience complet sur cette épreuve, son niveau de difficulté, son organisation et les raisons pour lesquelles je la recommande aux cyclistes qui souhaitent se lancer.

Sommaire

Il y a des épreuves auxquelles on s’inscrit pour le chrono. Et puis il y a celles auxquelles on s’inscrit pour se prouver quelque chose. Pour moi, la Cyclo Juradorienne faisait clairement partie de la deuxième catégorie.

Depuis que je me suis mise sérieusement au vélo de route, mes sorties ont surtout eu un parfum de voyage. J’aime partir à la journée ou sur plusieurs jours, découvrir de nouveaux paysages, prendre le temps… mais j’avais envie de voir ce que je valais sur un format un peu plus sportif. Pas pour jouer le classement, simplement pour me challenger, essayer d’appuyer un peu plus sur les pédales et sortir de ma zone de confort.

Et puis, il y avait aussi cette histoire de première cyclosportive. Enfin… en théorie. Parce que j’avais déjà essayé à deux reprises. La première fois, le stress avait pris le dessus : j’ai passé la nuit à vomir et je n’ai même pas pris le départ. La deuxième, j’ai bien enfourché mon vélo… avant d’abandonner au bout de cinq kilomètres à cause d’un dérailleur récalcitrant. J’avais tout de même tenu à refaire le parcours quelques jours plus tard, mais sans dossard cette fois (je te raconte cette aventure dans ma vidéo consacrée à la Cyclo des 3 Cols).

Autant dire qu’en arrivant à Dole, j’avais une petite revanche à prendre. J’avais envie de conjurer le sort, mais surtout de mettre noir sur blanc les progrès accomplis ces derniers mois, autant physiquement que mentalement.

J’ai donc choisi le format Petit Plateau, avec ses 71 kilomètres et 750 mètres de dénivelé positif. Un parcours qui promettait de belles bosses, sans être hors de portée.

Et je peux déjà vous spoiler la fin : je me suis régalée. Au point de rentrer avec une seule envie… accrocher très vite un nouveau dossard sur mon guidon.

La Cyclo Juradorienne : le parcours Petit Plateau en bref

La Cyclo Juradorienne est une cyclosportive organisée au départ de Dole, dans le Jura. Elle se déroule en marge du Critérium de Dole, une course réservée aux coureurs professionnels et semi-professionnels. L’occasion de vivre une belle journée de vélo, avec des parcours ouverts à tous les niveaux avant de laisser la place aux « gros moteurs ».

Deux formats étaient proposés cette année :

  • Petit Plateau : 71 km et 750 m de dénivelé positif ;
  • Grand Plateau : 115 km pour les cyclistes en quête d’un défi un peu plus costaud.

 

J’ai naturellement opté pour le Petit Plateau. Sur le papier, le parcours était suffisamment exigeant pour me challenger, tout en restant accessible pour une première cyclosportive.

Côté organisation, rien à redire. Deux ravitaillements, aussi bien solides que liquides, étaient prévus aux alentours des 22 km et 45 km. Leur emplacement est particulièrement bien pensé puisqu’ils découpent la course en trois grandes sections. Le premier arrive juste avant les principales difficultés du parcours, tandis que le second permet de refaire le plein une fois les plus grosses bosses passées avant de profiter de la fin de course.

Une organisation simple, efficace… il ne restait plus qu’à pédaler.

Mon aventure sur le Petit Plateau, kilomètre après kilomètre

Du départ au premier ravitaillement

À 8 h 45, le départ est donné… enfin, le départ fictif. Pendant les trois premiers kilomètres, nous traversons tranquillement les rues de Dole avant le véritable départ lancé à la sortie de la ville.

En théorie, ces quelques kilomètres sont là pour rouler calmement et laisser le peloton se mettre en place. En théorie seulement. Parce qu’en tête, on retrouve quand même Valentin Paret-Peintre et plusieurs autres coureurs professionnels ou semi-professionnels. Même en récupération après le Tour de France, ils n’ont clairement pas la même définition du mot « tranquille » que moi.

De mon côté, je me place volontairement tout au fond du peloton. Mon objectif est très simple : terminer la course avant la voiture-balai. Sur le papier, il faut maintenir une moyenne de 15 km/h. C’est jouable, mais je sais aussi que mes dernières sorties à Font-Romeu se situaient entre 14 et 18 km/h… avec beaucoup plus de dénivelé. Je pars donc sans pression. Et puis, au pire, j’ai le parcours chargé sur mon Garmin, largement de quoi manger et boire, et je pourrais toujours terminer la boucle de mon côté. Bon… autant éviter quand même !

L’ambiance est exactement ce que j’espérais. Ça discute, ça rigole, chacun profite de ces quelques kilomètres pour échanger avant que les choses sérieuses ne commencent. Et contre toute attente, je me rends compte que je ne suis presque pas stressée. Après mes deux tentatives avortées, je m’attendais franchement à être beaucoup plus tendue.

Le véritable départ est donné à la sortie de Dole… avec un premier petit coup de cul pour entrer directement dans le vif du sujet. Je reste bien à droite pour laisser passer les plus rapides, même si certains me doublent encore par la droite. Pendant quelques minutes, ça déboule de partout. Je préfère donc garder une trajectoire bien rectiligne et laisser chacun trouver sa place.

Comme prévu, je me retrouve rapidement en dernière position… avec la voiture-balai juste derrière moi. Forcément, ça impressionne un peu. Je repère alors trois cyclistes quelques dizaines de mètres devant et je me fixe un seul objectif : les rejoindre sans me mettre dans le rouge.

Vers le kilomètre 6 ou 7, je rattrape une première cycliste. Elle s’appelle Claudia. Elle prend ma roue, on commence à discuter… et, sans le savoir, on va passer une bonne partie de la matinée ensemble. Alors si jamais tu lis cet article : coucou Claudia !

En discutant, je ne vois pas les kilomètres défiler. Les jambes répondent parfaitement, le cardio reste sage — preuve qu’on peut tenir une conversation sans être à l’agonie — et le compteur affiche régulièrement entre 25 et 30 km/h. Franchement, je ne m’attendais pas à rouler aussi facilement.

Aux alentours du kilomètre 17, nous rattrapons deux autres cyclistes. Nous terminerons cette première partie à quatre. Mentalement, ça change tout. Je ne suis plus seule à fermer la marche avec la voiture-balai dans le rétroviseur, et l’ambiance devient presque celle d’une petite sortie entre copains.

Le premier ravitaillement arrive finalement beaucoup plus vite que prévu. Comme j’ai suffisamment d’eau, de boisson énergétique et de gels, je ne m’arrête pas. En revanche, je ralentis légèrement pour permettre à Claudia de me rejoindre sans avoir à fournir un effort supplémentaire.

Résultat : les 25 premiers kilomètres sont bouclés en un peu plus d’une heure (une heure et trois minutes pour être exacte). Honnêtement, pour moi, c’est un excellent début de course. Et surtout, je prends énormément de plaisir.

Participer à une première cyclosportive est souvent aussi excitant qu'impressionnant. Pour relever ce défi, j'ai choisi le Petit Plateau de la Cyclo Juradorienne, un parcours de 71 km et 750 m de dénivelé positif au départ de Dole. Voici mon retour d'expérience complet sur cette épreuve, son niveau de difficulté, son organisation et les raisons pour lesquelles je la recommande aux cyclistes qui souhaitent se lancer.

Du premier au deuxième ravitaillement

À partir du premier ravitaillement, les choses sérieuses commencent. C’est ici que se concentrent les principales difficultés du parcours, avec une succession de quatre montées.

Les deux premières permettent de se mettre en jambes. Environ un kilomètre chacune, des pourcentages raisonnables, rien de bien méchant. Les deux suivantes, en revanche, sont un peu plus corsées. Elles ne font « que » 2,2 km et 1,5 km, donc on est très loin des 17 kilomètres d’ascension du Puigmal… mais les pourcentages sont suffisamment relevés pour rappeler qu’on est bien sur une cyclosportive.

Mon objectif est simple : prendre une bosse après l’autre. Je mouline, je ne regarde pas trop loin, et surtout, je refuse de me mettre dans le rouge. Il reste encore plus de la moitié de la course.

Comme sur la première partie, Claudia grimpe un peu mieux que moi. À chaque montée, elle prend quelques mètres d’avance. Et à chaque descente, je finis par revenir sur elle. Sans vraiment nous concerter, nous avons trouvé notre rythme.

C’est également sur cette portion que le Grand Plateau nous rattrape. Quelques minutes avant leur arrivée, les motos de l’organisation et la voiture ouvreuse nous préviennent que les premiers ne vont pas tarder à débouler. Consigne : rester bien à droite, ils passeront tous par la gauche.

Je crois que c’est l’un des moments qui m’a le plus impressionnée de la journée. Voir arriver tout un peloton lancé à pleine vitesse alors que, de mon côté, je m’applique à maintenir une vingtaine de kilomètres par heure sur un faux plat… ça remet les choses en perspective ! Ça file à une allure incroyable, dans un silence presque parfait. Et je me suis surtout demandée ce qu’ils pouvaient bien avoir dans les cuisses pour grimper aussi vite.

La troisième montée est celle qui me fait le plus mal. Les pourcentages se durcissent, avec un passage autour de 10 à 11 %, et les jambes commencent enfin à protester. Pourtant, quelque chose a changé depuis mon ascension du Puigmal quelques semaines plus tôt. Je sais désormais que je suis capable de grimper longtemps. Alors au lieu de regarder mon compteur, je profite du paysage et j’avance, un coup de pédale après l’autre.

En passant la barre des 40 kilomètres, mon compteur affiche 2 h 02. Je suis vraiment contente de moi. Je sens que je progresse. Les 20 km/h de moyenne sur un parcours vallonné ne sont pas encore tout à fait là… mais ils se rapprochent doucement.

Il ne reste plus qu’une dernière difficulté : le col de la Serre. C’est la dernière vraie montée de la journée, et je sais qu’au sommet m’attend le deuxième ravitaillement. Curieusement, je la trouve presque plus facile que la précédente. J’avance doucement, évidemment, mais sans cette sensation de brûlure dans les cuisses qui m’avait accompagnée quelques kilomètres plus tôt.

J’aperçois alors Claudia arrêtée sur le bord de la route. Son unique bidon est vide. Sans réfléchir, je lui tends celui qui me reste rempli d’eau. Avec la chaleur qui commence à s’installer et le ravitaillement encore quelques minutes plus haut, je préfère qu’elle puisse continuer à boire.

Elle repart rapidement et revient se placer dans ma roue. Je sens que le moral est un peu plus fragile que les jambes. Alors je lui rappelle tout ce que nous avons déjà accompli : les principales difficultés sont derrière nous, nous sommes largement dans les temps et, surtout, nous roulons vraiment bien pour notre niveau. Maintenant, il ne reste plus qu’à refaire le plein d’eau et d’énergie avant de profiter de la fin de course.

Quelques minutes plus tard, nous basculons enfin au sommet du col de la Serre, où nous attend le deuxième ravitaillement. Le plus dur est derrière nous.

Nous avons fait les 45 premiers kilomètres (et un peu plus de 600m de dénivelé) en 2h29.

Participer à une première cyclosportive est souvent aussi excitant qu'impressionnant. Pour relever ce défi, j'ai choisi le Petit Plateau de la Cyclo Juradorienne, un parcours de 71 km et 750 m de dénivelé positif au départ de Dole. Voici mon retour d'expérience complet sur cette épreuve, son niveau de difficulté, son organisation et les raisons pour lesquelles je la recommande aux cyclistes qui souhaitent se lancer.

Du deuxième ravitaillement jusqu'à l'arrivée

Cette fois, je m’arrête au ravitaillement. Mon bidon de boisson d’effort est presque vide et il reste encore une bonne vingtaine de kilomètres à parcourir. J’en profite pour le remplir, discuter quelques minutes avec les bénévoles et… manger un peu de chocolat. Parce que le chocolat, ça soigne à peu près tout.

Je convaincs aussi Claudia d’embarquer quelques morceaux à grignoter. Jusqu’à présent, elle roulait avec un seul petit bidon d’eau et quasiment rien à manger. Je préfère la voir repartir avec un peu plus de réserves.

Le ravitaillement est installé en pleine forêt. Il fait frais, il y a de l’ombre, l’air est humide. Après plusieurs kilomètres à grimper, c’est une vraie parenthèse. Nous avons eu de la chance jusque-là : le soleil a longtemps joué à cache-cache avec les nuages et l’orage de la veille avait largement rafraîchi l’atmosphère.

Mon objectif est désormais simple : rejoindre Dole avant que la chaleur ne décide de vraiment s’installer.

La descente du col de la Serre est un pur bonheur. Une route parfaitement lisse, de l’ombre, un peu de fraîcheur… puis, presque instantanément, un véritable mur de chaleur dès que l’on quitte la forêt.

Je ralentis légèrement pour attendre Claudia. Elle revient dans ma roue et nous repartons ensemble. De mon côté, je commence à sentir les cinquante kilomètres déjà parcourus. Les jambes tiennent encore très correctement, mais la nuque et le haut des épaules commencent sérieusement à protester. Je me concentre sur mon coup de pédale… et sur les deux dernières bosses qu’il me reste à franchir.

Enfin… c’est ce que je crois.

La première passe sans trop de difficulté. Je me persuade alors qu’il ne reste plus qu’une montée avant de rejoindre tranquillement Dole. Sauf que le vallonné me paraît soudain beaucoup moins roulant qu’au début de la course. Les quadriceps commencent à tirer, le vent semble avoir changé de camp et chaque faux plat demande un peu plus d’énergie.

Je finis par perdre Claudia de vue. J’espère qu’elle va bien. Je sais qu’elle avait connu un vrai coup de moins bien avant le col de la Serre, alors je continue d’avancer en espérant la retrouver à l’arrivée.

Je franchis ce que je pense être la dernière difficulté… avant de découvrir qu’il en reste encore une. Une petite bosse d’environ 800 mètres au kilomètre 63. Objectivement, elle n’a rien d’impressionnant. Mais à ce moment-là, j’en ai tout simplement marre. Les cuisses n’ont plus très envie de grimper, moi non plus d’ailleurs. Alors je monte doucement, parce que je sais qu’après celle-là, l’arrivée ne pourra plus être très loin.

Les derniers kilomètres paraissent interminables. J’essaie malgré tout de maintenir une allure correcte pour finir avec la plus belle moyenne possible. Ce n’est plus aussi facile qu’au départ, mais je sens que je vais aller au bout. Et ça suffit largement à me faire avancer.

Puis j’aperçois enfin les premières maisons de Dole.

Dernière surprise : pour rejoindre la ligne d’arrivée, il faut encore grimper. Oui… Dole domine la vallée. Il reste donc un ultime effort à fournir avant de pouvoir enfin poser pied à terre.

Je franchis la ligne après 3 h 53 de course, dont une dizaine de minutes passées à l’arrêt sur les ravitaillements.

Je dois quand même avouer que l’arrivée m’a laissée un peu sur ma faim. Et quand je dis « un peu », c’est surtout parce qu’il ne se passe… rien. Pas de musique, pas de speaker, pas d’animation. Je ne m’attendais évidemment pas à une haie d’honneur en arrivant dans les derniers, mais après une si belle organisation tout au long de la journée, j’aurais aimé retrouver une ambiance un peu plus festive pour célébrer tous les participants. C’est vraiment le seul bémol que je retiendrai de cette première Cyclo Juradorienne.

Je reste quelques minutes sur place pour attendre Claudia. J’ai envie de m’assurer qu’elle termine elle aussi cette aventure. Une dizaine de minutes plus tard, je la vois franchir la ligne. Complètement rincée… mais avec le sourire. Et je crois que ça résume parfaitement notre journée.

Mon verdict sur la Cyclo Juradorienne

Les points forts

Une organisation vraiment réussie

De la récupération du dossard jusqu’au briefing de départ, tout était fluide. Les consignes étaient claires, les parcours bien expliqués et je n’ai jamais eu l’impression de chercher où aller ou quoi faire. Pour une première cyclosportive, c’est franchement rassurant.

Une ambiance ultra bienveillante

C’est probablement ce qui m’a le plus marquée de la journée.

J’avais un peu peur de me retrouver au milieu de cyclistes beaucoup plus forts que moi et de sentir que je n’étais « pas à ma place ». Finalement, c’est tout l’inverse qui s’est produit. À chaque dépassement, j’ai eu droit à un petit mot d’encouragement, que ce soit de la part du peloton du Grand Plateau ou des autres participants qui me doublaient plus tard dans la course.

Personne ne m’a mise en difficulté, personne ne m’a fait sentir que j’étais trop lente. Au contraire, je me suis sentie accueillie. Et pour quelqu’un qui découvrait les cyclosportives, ça compte énormément.

Un parcours exigeant… mais accessible

J’ai beaucoup aimé ce parcours.

Les bosses sont suffisamment nombreuses pour rendre la journée intéressante, sans pour autant transformer la sortie en calvaire. Oui, il faut un minimum d’entraînement. Oui, certaines montées demandent de s’accrocher. Mais si, comme moi, vous roulez régulièrement sans être un « gros moteur », le Petit Plateau est tout à fait envisageable.

La limite des 15 km/h de moyenne laisse d’ailleurs une marge confortable pour terminer dans les temps.

Une sécurité très bien assurée

La course se déroule sur routes ouvertes, ce qui peut parfois faire un peu peur avant le départ.

Pourtant, je ne me suis jamais sentie en danger. Les automobilistes ont globalement été très respectueux, les bénévoles et les forces de l’ordre étaient présents aux endroits sensibles et les consignes étaient claires lorsque le Grand Plateau est venu nous rattraper.

Des bénévoles au top

Impossible de terminer sans parler des bénévoles.

Toujours un sourire, un mot d’encouragement, des applaudissements… On sent qu’ils prennent autant de plaisir à nous accueillir que nous à participer à leur épreuve. Ils contribuent vraiment à la bonne ambiance générale.

Le seul vrai bémol

S’il y a une seule chose que je changerais, ce serait l’arrivée.

Après près de quatre heures d’effort, j’aurais aimé retrouver un peu plus d’ambiance : un peu de musique, un speaker, quelques encouragements… quelque chose qui donne le sentiment de franchir une vraie ligne d’arrivée.

Lorsque j’ai terminé, mon dossard a bien bipé… et c’était à peu près tout.

Je ne sais pas si aucune animation n’était prévue ou si je suis simplement arrivée à un moment plus calme, juste avant les podiums. Comme je faisais partie des derniers participants, il est possible que l’organisation soit déjà tournée vers la suite des festivités.

Cela reste une petite frustration, mais elle ne suffit absolument pas à gâcher la journée. D’autant que tout le reste de l’organisation était vraiment excellent.

Est-ce que je recommande la Cyclo Juradorienne ?

Sans aucune hésitation : oui.

Si vous cherchez une première cyclosportive, je trouve que le format Petit Plateau est une excellente porte d’entrée. Le parcours est suffisamment exigeant pour avoir le sentiment d’avoir relevé un vrai défi, tout en restant accessible avec un peu d’entraînement. Et surtout, l’ambiance est particulièrement bienveillante, ce qui aide énormément quand on débute.

Est-ce que j’y retournerai ? Pourquoi pas ! Le seul frein est finalement logistique, puisque Dole est un peu loin pour faire l’aller-retour dans la journée depuis Lyon. En revanche, plusieurs personnes m’ont parlé de la Cyclo de la Vache qui rit, organisée dans le même secteur au mois de mai. Avec un parcours intermédiaire de 116 km et 1 400 m de dénivelé positif, elle représente un joli défi… et une excellente motivation pour continuer à progresser d’ici 2027.

Conclusion : Une première cyclosportive qui en appelle d'autres

Je crois que cette première cyclosportive officielle restera longtemps gravée dans ma mémoire.

Pas parce que j’ai battu un record. Pas parce que le parcours était le plus difficile de ma vie. Mais parce qu’elle symbolise beaucoup de choses. Après deux tentatives avortées, j’avais besoin de passer cette ligne d’arrivée. De me prouver que j’en étais capable. De tourner la page.

Je repars aussi avec une belle dose de confiance. Ces derniers mois, j’ai énormément progressé sur le vélo. Pas seulement physiquement, mais aussi mentalement. J’aborde les bosses avec beaucoup plus de sérénité qu’avant, je gère mieux mon effort et, surtout, je prends un plaisir immense à découvrir ce sport.

Une chose est sûre : ce ne sera pas ma dernière cyclosportive. J’ai déjà envie d’accrocher un nouveau dossard à mon guidon, de découvrir d’autres parcours et de continuer à repousser, petit à petit, les limites que je pensais avoir.

Et si cette première expérience te donne, à toi aussi, envie de tenter l’aventure, alors fonce. Tu n’as pas besoin d’être la plus rapide du peloton pour avoir ta place sur une ligne de départ. Il suffit simplement d’avoir envie de pédaler.

As-tu participé à la Cyclo Juradorienne ?

 

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