Chef d'entreprise - Enfin oser sauter le pas et se lancer dans l'aventure de la micro-entreprise en tant qu'écrivain et rédactrice web freelance !

Et voilà, cela fait officiellement quinze jours que je suis devenue chef d’entreprise (d’ailleurs on dit cheffe pour une femme ??).  Quinze jours que j’ai enfin sauté dans le grand bain, après des mois d’hésitations. Parce que je crois que oui, ce statut d’auto-entrepreneur me faisait peur… Mais le hasard de la vie a fait que j’ai trouvé le courage de me lancer… Et me voilà donc chef d’entreprise depuis deux semaines maintenant…

Ainsi, en quinze jours j’ai pu commencer à appréhender ce que sera ma vie de chef d’entreprise désormais. Parce que clairement si certains points correspondaient à ce que j’avais anticipé, d’autres sont plus surprenants.

Mon projet en tant que chef d’entreprise

Mais avant toute chose, laisse-moi t’expliquer un peu mon projet. Comme tu le sais peut-être, j’adore écrire et partager avec les autres. Encore plus quand il s’agit d’émotions et d’expériences…

La Blogueuse que je veux être : Partager l’émotion

Alors j’ai décidé d’en faire mon métier : écrire pour les autres, les aider à raconter leur histoire, partager leurs émotions… Que ce soit sur le papier ou sur le web. Je suis donc écrivain public. En tout cas, c’est sous cette appellation que je suis déclarée au registre des entreprises et à l’URSSAF…

Je vois mon rôle d’écrivain public comme un accompagnement des personnes dans la rédaction de leurs mémoires personnelles : les aider à coucher sur le papier leurs souvenirs, à trouver les bons mots pour exprimer leur ressenti, et ce, afin de laisser une trace de leur histoire.

Aussi, j’ai envie d’aider les jeunes startups et les entrepreneurs à se concentrer sur le développement de leur business en me déléguant la partie rédaction et création de contenus. À nouveau, écrire et créer pour ces entreprises qui placent l’humain, le partage et les émotions au coeur de leurs projets sera mon travail. Je peux – et je veux – les aider à créer du contenu de qualité pour leur site, afin qu’ils se fassent connaître, mais aussi à créer du lien avec leurs clients fidèles comme potentiels.

En langage technique, on dirait donc que je suis aussi à la fois rédactrice web et Community manager (deux activités aussi déclarées à l’URSSAF 😉 ) Sauf que même s’il faut écrire pour faire plaisir à Google, je n’écris pas pour un robot. C’est avant tout pour l’humain que je veux écrire et travailler. Rédiger un texte sans âme, mais qui a tous les voyants de Yoast SEO au vert (un pluging de référencement naturel), non merci !

Je veux raconter des histoires qui font naître des émotions dans le coeur du lecteur !

Bref, voilà maintenant deux semaines que je suis chef d’entreprise !

Ce qui a changé dans ma vie depuis que je suis chef d’entreprise

Organiser et prioriser mes journées

Être chef d’entreprise m’a obligé à revoir la façon dont j’organisais mes journées. À identifier les moments où j’étais le plus efficace afin de les dédier à ma micro-entreprise et à mon blog…

En effet, il y a des journées où je suis d’une efficacité redoutable, et ce, dès le moment où j’ouvre les yeux, et il y en a d’autres où je suis incapable de me concentrer plus de dix minutes sur la même tâche. Seulement voilà, quel que soit mon niveau de concentration, tous les jours, j’ai du travail qui m’attend pour le blog comme pour ma micro-entreprise… Et surtout pour ma micro-entreprise !!! Et il faut bien que j’avance !

Ainsi, j’ai réparti tout ce que j’avais à faire en quatre catégories afin d’y voir plus clair :

  1. Urgent et Important
  2. Urgent et pas Important
  3. Important mais pas Urgent
  4. Ni Urgent ni Important

Peut-être que cette classification te parle ? Personnellement, cela m’aide à voir ce qui doit absolument être fait dans la journée, ce qui serait bien que ce soit fait dans la journée ou dans la semaine, et ce qui peut attendre… Mais surtout j’essaie d’estimer le temps que cela me prendra pour réaliser les différentes tâches.

Les jours où je n’arrive pas à me concentrer, je m’occupe de toutes ces petites tâches un peu chiantes à faire et pas longues, mais qui mises bout à bout sont particulièrement chronophage. Au fur et à mesure de la journée, j’arrive à stimuler ma concentration , et il n’est pas rare que le soir, je passe deux à trois heures, le stylo à la main pour écrire…

Moi qui était déjà une maniaque de l’organisation, c’est devenu pire depuis que je suis chef d’entreprise. Tous les jours, je me fais ma To-Do List, répartie en trois colonnes : ma micro-entreprise, mon blog, la maison&moi… Mais le gros changement, c’est que j’arrive enfin à venir à bout de mes listes ! Et les rares tâches qu’il me reste parfois à faire à la fin de la journée sont des « ce serait cool que ce soit fait aujourd’hui » et non pas des « à faire absolument aujourd’hui ! »…

Ainsi, j’ai appris à organiser mes journées : les petites tâches et le sport plutôt le matin, les grosses tâches l’après-midi, l’écriture plutôt en soirée… ou l’après-midi en terrasse quand il fait beau !

La liberté de travailler où je veux mais un mode de vie moins actif

Parce que oui, je saisis toutes les occasions pour passer le plus de temps possible dehors ! Si je suis redescendue dans le Sud, ce n’est pas uniquement pour ne pas payer de loyer ! C’est surtout pour profiter du beau temps et du soleil ! J’avoue que j’apprécie particulièrement prendre un carnet, un stylo, et passer deux heures à la plage sous le soleil à écrire…

C’est bizarre comme les mots me viennent plus facilement dans ces moments-là ! Malheureusement, cela n’arrive pas aussi souvent que je le voudrais, tout simplement parce que je n’ai pas – encore – de moyen de locomotion… Oui pas encore ! Car j’espère que d’ici la fin du mois, je pourrais m’acheter un vélo pour bouger plus facilement !

De plus, il faut reconnaître que mes journées sont beaucoup moins actives depuis que je suis chef d’entreprise… Hormis pendant ma séance de sport, j’ai quand même les fesses vissées derrière mon bureau à longueur de journées soit pour bosser sur l’ordinateur, soit à écrire dans un carnet… Il serait peut-être temps de réfléchir à l’achat d’un Swiss ball pour remplacer ma chaise de bureau ? 🤔

Mais surtout, je suis seule… Je dois avouer que j’ai un peu peur que cet enfermement et cette solitude finissent par me peser à la longue… Même si mon précédent emploi ne me convenait pas, au moins j’avais une chouette collègue – devenue amie – avec qui discuter !

La prise de conscience

Aussi être chef d’entreprise m’a fait prendre conscience du fait que j’avais 25 ans, que j’étais une adulte et non plus une enfant… Je n’ai pas à demander la permission pour réaliser mes envies, je ne dois rien à personne, je n’ai pas à me justifier…

Jusqu’à très récemment, j’avais encore l’impression d’être une ado coincée dans un corps de femme.  Autant j’ai beaucoup de caractère et je sais m’affirmer dans pas mal de domaine, autant dans le milieu professionnel, je me voyais encore comme une petite fille qui doit prouver qu’elle est grande… Or je n’ai rien à prouver à personne…

Je suis une femme qui s’assume, et non pas une gamine qui chercher à faire plaisir à tout le monde. Et cela s’en ressent dans ma manière d’agir et dans mon look… Je crois que tu n’as pas manqué mon passage chez le coiffeur 😉 Au revoir les cheveux longs sans coupe ni forme qui me donnaient un air un peu triste mais surtout vraiment jeune ! Et bonjour au carré pimpant et dynamique! Pour une fois, j’ai vraiment l’impression de faire mon âge, et ce sans avoir besoin de me maquiller ni de réellement me coiffer !

Aussi, je me rends compte que je supporte de moins en moins de passer mes journées en pyjama et autres tenues confortables… Sauf peut-être le dimanche ! Parce que le dimanche en pyjama, c’est sacré ! 😉 Le reste du temps, même si je sais que je vais rester chez moi à travailler, j’ai besoin de m’habiller un minimum. Juste pour me sentir femme…

Comment être chef d’entreprise a modifié ma relation avec mes parents

La dernière chose que j’ai apprise, c’est à m’ouvrir sur ce que je fais, à ne plus prendre les questions que l’on me pose comme une intrusion dans ma vie privée ou un jugement sur ma façon de faire, notamment de la part de mes parents.

En effet, passant beaucoup de temps seule enfermée dans ma chambre, cela peut donner l’impression que je passe mes journées à glander. Surtout que pour le moment, je n’ai pas d’argent qui rentre sur mon compte en banque… J’ai quelques pistes sérieuses mais rien qui ne se soit concrétisé.

Pendant ces deux semaines, j’ai commencé à ressentir une petite pression de la part de mes parents. « Mais tu bosses sur quoi ? », « Tu fais quoi là ? » ou encore « ce serait bien que tu prennes un job alimentaire en attendant que ton entreprise te rapporte de l’argent… »… Il faut quand même rappeler que je suis nourrie, logée, blanchie gratuitement, que je n’ai pas à m’inquiéter ni du ménage ni de mon linge… Alors il est normal que mes parents n’acceptent pas que je passe mes journées à glander à la maison et à vivre du RSA…

Ainsi j’ai appris à raconter ce que je faisais de mes journées, à m’ouvrir un peu plus…. D’un nature assez indépendante, je n’apprécie pas que l’on se mêle de mes affaires. Sauf que vivant chez mes parents, j’ai quand même quelques comptes à leur rendre, surtout si je veux préserver ma tranquillité… Sans compter qu’ils ne sont pas particulièrement familiers du monde du web ou de celui de l’entrepreneuriat…

Je leur raconte donc mes journées, je leur explique mes démarches (et pourquoi cela prend autant de temps !), je leur détaille mes rendez-vous, je leur expose mes décisions et le raisonnement sous-jacent…

Comme celui de ne pas prendre de job alimentaire maintenant, mais de me « contenter » d’un job saisonnier de juin à septembre. Tout simplement parce qu’aujourd’hui, j’ai besoin de liberté, notamment dans mon emploi du temps. Et prendre un job alimentaire, même à temps partiel, serait m’ajouter des contraintes que je ne veux pas…

D’autant que quelque chose se trame avec Newfeel ! J’ai tellement hâte de pouvoir t’en dire plus !

On verra après l’été, quand j’aurais un peu plus de visibilité sur mes projets, et surtout sur la rentabilité de mon entreprise…

 

Deux semaines en tant que chef d’entreprise

Ces quinze premiers jours en tant que chef d’entreprise sont passés à la fois très rapidement et très lentement. Très rapidement parce que j’ai pu mettre en place un certain nombre de choses : la commande de mes cartes de visite (l’option 3 si tu suis mes story Instagram), la création de mon site professionnel, beaucoup de rencontres extrêmement intéressantes… Et très lentement parce que j’attends toujours que mes pistes se concrétisent… et que je continue d’en explorer d’autres !

En fait, j’ai l’impression d’être à la pêche : je passe mon temps à lancer des appâts en espérant que certains d’entre eux finissent par mordre…

Bref, voici mon petit bilan à J+15 en tant que chef d’entreprise. J’en retiens beaucoup de positif : je me sens nettement mieux que lorsque j’étais encore sur Paris, même si le retour chez mes parents me pèse parfois… j’aime trop mon indépendance !

Je lâche tout sur Paris : Échec ou nouveau départ ?

Aujourd’hui, je me dis que j’ai vraiment l’occasion et les moyens de mener à bien mes projets. Je compte profiter de ce nouveau départ au maximum ! Notamment en devenant enfin chef d’entreprise !!

Mais je n’oublie pas ce voeu de pouvoir aider les femmes, les autres, à reprendre confiance en eux, à s’aimer et à réaliser qu’ils sont capables de beaucoup, et ce, grâce au sport…

 

Margaux Lifestyle

 

16 thoughts on “Chef d’entreprise // Freelance : Bilan à J+15”

  1. Je me reconnais beaucoup dans ta façon de voir et de vivre les choses par rapport à tes parents. Lorsque j’ai commencé (il y a bientôt 5 ans, outch), je bossais aussi de ma chambre. Ma mère venait me déranger pour me demander de faire telle ou telle chose. Elle ne comprenait pas que je BOSSAIS. Ça a été des moments difficiles, jusqu’à ce que je comprenne que je devais communiquer… 🙂

    En tout cas, très bonne continuation à toi 🙂

    Julia

    http://www.idontthink.fr

    1. Oui, leur faire comprendre que quand je ferme la porte, c’est que je suis en train de travailler… Communiquer avec les parents ! D’autant plus quand ils n’y connaissent rien, et ne comprennent pas ce que je peux mettre en place. Et surtout pourquoi je fais les choses dans tel ordre !!
      Merci

  2. J’ai découvert ton blog via instagram, sur mes propositions. Et je dois dire que j’ai tout de suite accrocher avec ta personnalité. Quand je vois ton article, je peux dire que tu as des cojones et je t’admire sincèrement. Je te souhaite de tout coeur la réussite de ton projet, et de continuer à être comme tu es !

  3. Hello Margaux.
    Je suis à fond dans mes études et je t’avoue que je n’ai plus beaucoup de temps pour lire mes blogs préférés. Là mon grand a certainement la grippe, donc je suis à la maison. Mais je vais devoir vite me préparer et profiter de ce temps précieux pour travailler sur mon devoir de stratégie.
    Bref, j’ai raté pas mal de tes articles et du coup je ne savais pas que c’est en tant qu’écrivain public que tu te lançais (ou je l’ai su et oublié, excuse-moi). J’étais persuadée que tu te lançais comme coach sportif et je m’étais déjà fait un mini-film. Je ne sais plus si je t’ai dis que je compte venir m’installer pas loin de chez toi en septembre (mon conjoint y est depuis 2 ans et demi), je devrais avoir terminé mon master et je me disais que je pourrais bien me payer des séances de coaching pour me bouger le popotin.
    Bref, je dois avoir de la fièvre.
    J’ai bien déliré.
    Mais je te souhaite tout de même de réussir. Je comprends que tes parents soient un poil inquiets : quand on est parent, on reste inquiet même quand il n’y a aucune raison; J’en ai parlé avec ma mère qui m’a dit un jour s’inquiéter pour moi. j’en suis restée sur le cul alors que ma vie est hyper stable et équilibrée, sans problème. Ou que des broutilles sans importance!
    Ta réussite les rassurera certainement;
    Good luck!

    1. Ah ah !!! J’espère pouvoir me lancer un jour en tant que coach… Pour le moment, j’ai pour projet d’économiser suffisamment cette année pour qu’une fois mon déménagement sur Montpellier terminé, il me reste assez pour me financer le CQP en 2019… En attendant, je me”forme” de mon côté en piquant les bouquins d’anatomie de ma mère kiné 😉
      Mais une fois que tu es dans la région, on pourra toujours se retrouver de temps en temps pour une petite sortie running ou autre 😉
      Oui, c’est pour cela que je relative la réaction de mes parents. Ils s’inquiètent et c’est normal. D’autant plus qu’ils ne connaissent absolument pas le milieu. Donc ils me voient passer mes journées devant l’ordinateur, sans avoir d’argent qui rentre sur le compte en banque. Et forcément, ils se demandent ce que je fais !

  4. Bravo Margaux, c’est plutôt positif, comme début!
    Ne lâche rien, c’est surtout à toi que tu dois prouver que tu peux (et vas!) réussir!

    Courage et continue comme ça 🙂

    Au fait, c’est super de partager ton quotidien professionnel avec tes parents. Même s’ils s’inquiètent, je suis sûre qu’ils sont fiers de toi! 😉

    1. Merci C’est vrai que c’est plutôt encourageant !
      Mes parents s’inquiètent et c’est normal. C’est un univers totalement nouveau pour eux… 😉

  5. Bravo Margaux pour ton courage et ton ambition ! C’est super, je te souhaite de la réussite et de l’épanouissement ! Même si cela passe par de nombreux sacrifices notamment retourner chez tes parents, je pense que ça vaut le coup si tu aime ce que tu fais.
    Bon courage

    1. C’est quelques sacrifices et moments difficiles à passer, mais une fois que mon activité sera réellement lancée, cela ira mieux 😉
      Merci en tout cas !

  6. Il paraît que la swiss ball c’est super, mais ça prend une place de fou !
    J’ai eu assez de chance avec mes parents, ils me laissent plutôt tranquille, les questions qu’ils posent, je sens bien que c’est plutôt pour se rassurer et pas tellement pour me surveiller.
    Tu verras, le temps passe vite, dans peu de temps tu nous feras un bilan des 1 an !

    1. C’est juste que j’ai un caractère assez sauvage : solitaire et indépendante, je n’aime pas que l’on s’immisce dans ma vie privée… Pourtant, c’est normal que mes parents me posent des questions sur ce que je fais et comment j’avance dans mes projets…

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