Mindset d’athlète : pourquoi le sport m’a appris à continuer malgré les échecs
Le sport ne m’a pas appris à ne jamais échouer. Il m’a appris à me relever après une course ratée, un objectif abandonné ou une période de doute. Au fil des années, j’ai découvert que la résilience ne consiste pas à être forte en permanence, mais à continuer à avancer malgré les obstacles, les imprévus et les moments où l’on a envie de tout arrêter.
Sommaire
On me demande souvent comment je fais pour continuer.
Comment je fais pour me relever après un échec. Comment je fais pour ne pas abandonner. Comment je fais pour rester aussi « résiliente ».
À chaque fois, ça me fait un peu sourire. Parce que si tu entrais dans ma tête certains jours, je ne suis pas certaine que le mot résilience serait le premier qui te viendrait à l’esprit.
Il y a des séances où je doute. Des courses où je me plante. Des périodes où mon corps semble jouer contre moi plutôt qu’avec moi. Des moments où j’en ai assez d’avoir toujours quelque chose à surmonter.
À vrai dire, ces derniers mois, je suis parfois fatiguée d’être forte. Fatiguée de devoir m’adapter. Fatiguée de devoir rebondir. Fatiguée de devoir transformer chaque obstacle en leçon de vie inspirante.
Et pourtant, malgré tout ça, je continue à enfiler mes baskets. Je continue à m’inscrire à des courses. Je continue à faire du vélo, à nager, à avancer. Pas parce que j’ai un mental d’acier. Pas parce que je suis plus courageuse que les autres.
Mais parce qu’au fil des années, le sport m’a appris quelque chose de précieux : avoir un mental d’athlète n’a rien à voir avec le niveau, le chrono ou le nombre de médailles accrochées au mur.
Le vrai mindset d’athlète, ce n’est pas ne jamais tomber. C’est apprendre à revenir. Encore. Et encore. Même quand on ne se sent ni forte, ni motivée, ni particulièrement inspirante.
Et c’est précisément de ça dont j’ai envie de te parler aujourd’hui.
J'ai longtemps cru que les athlètes étaient différents de moi
Si je remonte quelques années en arrière, je n’aurais jamais utilisé le mot « athlète » pour me décrire. Pour moi, les athlètes étaient les autres. Les personnes rapides. Les personnes minces. Les personnes qui semblaient savoir exactement ce qu’elles faisaient.
Celles qui arrivaient sur une ligne de départ avec de l’assurance, un plan d’entraînement parfaitement suivi et la certitude d’être à leur place. Moi, j’avais surtout l’impression d’être une intruse.
Le syndrome de l'imposteur sur les lignes de départ
Je me souviens de mes premiers événements sportifs. Pas parce que j’ai réalisé une performance exceptionnelle. Mais parce que j’étais persuadée que quelqu’un allait finir par comprendre que je n’avais rien à faire là.
Je regardais les autres participantes s’échauffer, discuter matériel, parler d’allures ou de chronos. Et je me comparais immédiatement.
Elles avaient l’air de vraies sportives. Moi, j’avais simplement décidé de participer.
Avec le recul, c’est assez drôle. Parce que nous avions toutes payé le même dossard et nous allions toutes prendre le même départ.
Mais dans ma tête, il existait une différence fondamentale entre elles et moi. Elles étaient légitimes. Je ne l’étais pas encore.
« Je fais du sport... mais je ne suis pas une vraie sportive »
Pendant des années, j’ai accompagné chacune de mes phrases d’une sorte de clause de non-responsabilité.
« Oui, je cours… mais je ne suis pas rapide. »
« Oui, je fais du triathlon… mais à mon petit niveau. »
« Oui, je fais du vélo… mais je suis nulle en montée. »
Comme si je devais m’excuser d’occuper l’espace avant même que quelqu’un ne me le reproche. Comme si la pratique du sport n’était pas suffisante pour être sportive.
Il fallait aussi être performante. Avoir un certain physique. Atteindre certaines allures. Cocher des cases invisibles dont personne ne m’avait réellement parlé.
Et puis un jour, j’ai réalisé quelque chose d’assez simple.
Je n’aurais jamais dit à une amie qui s’entraîne trois fois par semaine qu’elle n’était pas une vraie sportive parce qu’elle court moins vite que les autres.
Je n’aurais jamais regardé une débutante sur une ligne de départ en lui expliquant qu’elle devait d’abord mériter sa place.
Alors pourquoi étais-je aussi dure avec moi-même ?
Ce que j'ai compris en observant les autres athlètes
Avec les années, j’ai eu l’occasion de côtoyer des sportifs de tous niveaux.
Des débutants.
Des triathlètes expérimentés.
Des personnes capables de boucler un marathon en moins de trois heures.
Des personnes qui terminaient leur première course en marchant une partie du parcours.
Et j’ai découvert quelque chose que personne ne raconte vraiment. Même les sportifs les plus impressionnants doutent. Même les personnes qui semblent les plus confiantes connaissent des périodes de remise en question. Même les athlètes les plus expérimentés ont des séances ratées, des objectifs manqués et des moments où ils se demandent pourquoi ils s’infligent tout ça.
La différence n’est pas qu’ils possèdent un mental exceptionnel que les autres n’auront jamais. La différence, c’est qu’ils ont appris à avancer malgré le doute. Aujourd’hui encore, je ne me sens pas toujours légitime.
Il m’arrive encore de me comparer. Il m’arrive encore de me demander si j’ai ma place sur certaines lignes de départ. Mais je ne crois plus que les athlètes soient des personnes différentes. Je crois simplement que ce sont des personnes qui ont décidé d’y aller malgré leurs peurs.
Et finalement, c’est peut-être là que commence le vrai mindset d’athlète.


Le sport m'a appris à agir avant de me sentir prête
S’il y a une leçon que le sport m’a apprise, c’est probablement celle-ci : On ne se sent presque jamais prête. On imagine souvent que les personnes qui osent ont davantage confiance en elles. Qu’elles sont moins stressées. Plus sûres de leurs capacités.
Pourtant, chaque fois que j’ai franchi une étape importante dans ma pratique sportive, la confiance n’était pas là au départ. Elle est arrivée après.
Pourquoi la confiance ne vient presque jamais avant l'action
J’étais persuadée qu’il fallait se sentir capable avant de se lancer. Je pensais qu’un jour, je me réveillerais avec la certitude que j’étais capable. Capable de courir cette distance. Capable de participer à ce triathlon. Capable de prendre le départ de cette course. Capable de me lancer.
Sauf que ce jour n’est jamais arrivé. À chaque nouveau défi, j’ai ressenti exactement les mêmes émotions : du doute, de l’appréhension et cette petite voix qui me soufflait que je n’étais probablement pas à ma place.
La différence, c’est que j’ai fini par comprendre que la confiance ne se construit pas dans la réflexion. Elle se construit dans l’action.
On ne gagne pas confiance en restant sur son canapé à imaginer ce que l’on pourrait faire. On gagne confiance en accumulant des preuves. Une sortie après l’autre. Une séance après l’autre. Une ligne de départ après l’autre.
Mon premier triathlon : beaucoup plus de peur que de certitudes
Quand j’ai participé à mon premier triathlon, je n’avais rien d’une athlète sûre d’elle. J’avais peur de la natation. Peur d’être ridicule. Peur de finir dernière (bon j’ai quand même fini dernière… mais je me suis rendue compte que ce n’était pas grave). Peur de ne pas réussir à enchaîner les trois disciplines.
Bref, j’avais de très nombreuses raisons de rester chez moi. Si j’avais attendu de me sentir prête, je n’aurais probablement jamais pris ce départ. Et c’est quelque chose que j’ai retrouvé à chaque étape de mon parcours sportif.
Mon premier semi-marathon.
Mes premières sorties vélo seule.
Mes premières compétitions.
Mes premiers projets qui me semblaient trop ambitieux pour moi.
À chaque fois, j’espérais secrètement ressentir un déclic de confiance avant de me lancer. À chaque fois, le déclic est arrivé après. Jamais avant.
Oser être débutante sans s'excuser
Avec le recul, je crois que beaucoup de personnes passent à côté de belles expériences parce qu’elles attendent de se sentir légitimes. Elles attendent d’avoir le bon niveau. Le bon physique. La bonne condition physique. La bonne expérience. Le bon moment.
Comme si elles devaient obtenir une autorisation invisible avant d’avoir le droit d’essayer. Le problème, c’est que cette autorisation n’arrive jamais. Tout le monde débute un jour. Tout le monde est maladroit au départ. Tout le monde traverse une phase où il ne sait pas vraiment ce qu’il fait.
Et c’est normal.
Aujourd’hui encore, lorsque je me lance dans quelque chose de nouveau, je ressens souvent une part d’inconfort.
La différence, c’est que je n’attends plus que cette sensation disparaisse pour avancer. J’ai compris qu’elle fait partie du voyage. Et finalement, avoir un mindset d’athlète, ce n’est peut-être pas être particulièrement courageuse. C’est accepter d’agir avant de se sentir prête. Puis découvrir, en chemin, que l’on était probablement plus capable qu’on ne le pensait.
Mes plus grandes leçons sont venues de mes échecs
Quand on regarde le parcours de quelqu’un sur les réseaux sociaux, on voit surtout les lignes d’arrivée. Les médailles. Les photos souriantes. Les objectifs atteints.
Ce que l’on voit moins, ce sont les courses ratées, les erreurs de jugement et les moments où l’on se demande sérieusement ce que l’on fait là.
Pourtant, si je repense aux expériences qui m’ont le plus appris, elles n’ont pas grand-chose à voir avec mes plus belles réussites.
L'Ironman 70.3 des Sables d'Olonne : l'objectif que j'ai poursuivi pour de mauvaises raisons
S’il y a bien une course qui me vient immédiatement à l’esprit, c’est mon Half Ironman des Sables d’Olonne en 2024. À l’époque, j’ai accepté ce défi pour de mauvaises raisons.
L’organisation m’avait offert un dossard. Je traversais une période compliquée sur le plan personnel. J’avais besoin de me prouver des choses. Et surtout, je n’ai jamais pris le temps de me demander si c’était réellement un objectif qui me faisait envie.
J’ai suivi le projet. J’ai suivi le plan. Mais sans jamais me demander si j’étais en train de courir après mon propre rêve ou celui que j’avais construit dans ma tête.
Le jour de la course a été extrêmement difficile. Bien plus difficile que ce que j’avais imaginé. Après la natation, puis une partie du vélo, j’ai fini par abandonner au 25e kilomètre.
Sur le moment, je l’ai vécu comme un immense échec. J’avais investi du temps. De l’énergie. Beaucoup d’attentes. Et tout s’arrêtait là, sur le bord de la route.
Pourtant, avec le recul, cette course m’a appris davantage que certaines de mes plus belles réussites. Elle m’a obligée à me poser des questions inconfortables. Pourquoi étais-je vraiment là ? Pour qui étais-je en train de faire tout ça ? Est-ce que cet objectif me faisait réellement envie ou avais-je simplement besoin de prouver quelque chose ?
Je n’ai jamais obtenu la médaille de finisher.
Je n’ai jamais franchi la ligne d’arrivée.
Mais cette expérience m’a appris une leçon que je porte encore aujourd’hui : terminer n’est pas toujours le seul indicateur de réussite. Parfois, la véritable victoire consiste à avoir l’honnêteté de reconnaître que l’on s’est trompé de direction, puis à avoir le courage de repartir autrement.
Les courses ratées m'ont davantage appris que les réussies
Évidemment, sur le moment, un échec fait mal. On préfère tous les journées où tout s’aligne. Les séances où les jambes répondent. Les compétitions où l’on atteint ses objectifs.
Mais les réussites sont parfois de mauvaises professeures. Elles nous donnent l’impression que tout fonctionne. Les échecs, eux, nous obligent à réfléchir. À nous remettre en question. À comprendre ce qui n’a pas fonctionné.
Après les Sables d’Olonne, j’ai passé beaucoup de temps à analyser ce qui m’avait conduite jusque-là. Pourquoi avais-je accepté ce défi ? Pourquoi avais-je autant souffert ? Pourquoi avais-je accordé autant d’importance à cet objectif ?
Les réponses n’étaient pas toujours confortables. Mais elles étaient utiles. Surtout à une période où je commençais enfin à admettre que ma santé mentale prenait l’eau. Que je n’allais pas bien tout simplement.
Arrêter de voir l'échec comme une preuve d'incompétence
Je crois que c’est l’une des plus grandes leçons que le sport m’a offertes. Un échec ne dit pas forcément que tu n’es pas capable. Parfois, il dit simplement que la stratégie n’était pas la bonne. Que le timing n’était pas le bon. Que l’objectif n’était pas le bon. Ou que certaines variables échappaient complètement à ton contrôle.
Aujourd’hui, lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu, j’essaie de ne plus me demander : « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? ». J’essaie plutôt de me demander : « Qu’est-ce que cette expérience essaie de m’apprendre ? »
Je n’y arrive pas toujours. Mais cette simple nuance change énormément de choses. Parce qu’à partir du moment où l’échec devient une information plutôt qu’un verdict, il cesse d’être une fin.
Il devient une étape.
Et c’est probablement ce qui m’a permis de continuer à avancer malgré les détours, les erreurs et les objectifs manqués.
Quand ton propre corps devient le principal défi
J’avais une vision très simple du sport et de la santé : si l’on fait tout correctement, les résultats finissent forcément par arriver. Tu t’entraînes ? Tu progresses. Tu manges correctement ? Ton poids baisse. Tu fais les choses sérieusement ? Les résultats finissent par arriver.
C’est une vision rassurante du monde. Le problème, c’est que la réalité est parfois beaucoup plus complexe.
Le jour où j'ai compris que la volonté ne suffisait pas toujours
Pendant des années, j’ai pensé que si quelque chose ne fonctionnait pas, c’est que je ne faisais pas assez bien les choses. Pas assez de sport. Pas assez de discipline. Pas assez de volonté.
Alors je faisais plus. Je m’entraînais davantage. Je surveillais davantage mon alimentation. Je culpabilisais davantage aussi. Parce qu’au fond, si les résultats n’étaient pas là, c’était forcément de ma faute.
Du moins, c’est ce que je croyais. Et puis sont arrivés les diagnostics.
SOPK, lipoedème, prise de poids : quand le corps ne suit plus le plan
Découvrir mon SOPK a été un premier choc. Parce que cela mettait enfin un nom sur des années d’incompréhension. La prise de poids. La fatigue. Les fringales. L’impression de devoir fournir deux fois plus d’efforts pour obtenir deux fois moins de résultats.
Puis est venu le diagnostic de lipoedème. Lui aussi a apporté son lot de réponses. Mais également de nouvelles questions. Parce qu’il est difficile d’accepter qu’une partie de son corps ne réagit pas comme celle des autres. Qu’il existe des mécanismes que l’on ne contrôle pas totalement. Qu’il ne suffit pas toujours de manger mieux ou de bouger davantage.
Pour quelqu’un qui a grandi avec l’idée que la volonté permet de tout résoudre, c’est une leçon particulièrement difficile à entendre. J’ai dû apprendre à distinguer ce qui dépendait réellement de moi… et ce qui ne dépendait pas de moi.
Faire la paix avec un corps imparfait plutôt que lui faire la guerre
Je crois que c’est l’un des plus grands changements de ces dernières années. J’ai passé des années à croire que mon corps était un problème à résoudre. Un adversaire à combattre. Quelque chose qu’il fallait constamment pousser, forcer ou contraindre pour obtenir le résultat attendu.
Aujourd’hui, ma vision est différente. Je continue à avoir des objectifs. Je continue à prendre soin de ma santé. Je continue à faire du sport avec sérieux. Mais j’essaie de travailler avec mon corps plutôt que contre lui.
J’essaie d’écouter ses limites. J’essaie de respecter ses contraintes. J’essaie d’accepter que certaines batailles ne se gagnent pas uniquement avec davantage de volonté. Parce qu’au fond, avoir un mindset d’athlète ne consiste pas à nier les difficultés.
Cela consiste à avancer malgré elles. À faire de son mieux avec les cartes que l’on a reçues. À continuer à prendre soin de soi même lorsque les résultats sont plus lents que prévu. Et surtout, à comprendre que notre valeur ne dépend pas de notre poids, de nos performances ou de notre capacité à surmonter chaque obstacle à la perfection.
Le sport m’a appris à être persévérante. Mes problèmes de santé m’ont appris quelque chose de différent : l’humilité. Et aujourd’hui, je pense que les deux vont de pair.



Ce que signifie réellement avoir un mindset d'athlète
Si tu m’avais posé cette question il y a quelques années, ma réponse aurait probablement été très différente. J’aurais parlé de discipline. De motivation. De dépassement de soi. Peut-être même de force mentale.
Aujourd’hui, je vois les choses autrement. Parce qu’avec le temps, j’ai rencontré des sportifs extrêmement performants qui doutaient énormément. J’ai vu des personnes capables de courir des marathons remettre toute leur pratique en question après une blessure.
J’ai vu des athlètes accomplis perdre confiance en eux. Et j’ai découvert que la force mentale n’avait finalement pas grand-chose à voir avec l’image que l’on s’en fait.
Ce n'est pas être forte tout le temps
Je crois que l’une des plus grandes idées reçues autour du mental, c’est qu’il faudrait être solide en permanence. Ne jamais douter. Ne jamais craquer. Toujours rester positive. Pourtant, je ne connais personne qui fonctionne ainsi. Certaines semaines, l’entraînement est facile. D’autres sont beaucoup plus compliquées. Certaines périodes de vie nous rendent plus vulnérables. Plus fatiguées. Plus sensibles.
Et c’est normal.
Avoir un mindset d’athlète ne signifie pas traverser toutes les difficultés sans émotion.
Cela signifie continuer à avancer même lorsque ces émotions sont présentes.
Ce n'est pas ne jamais échouer
Au fond, si je devais résumer le mindset d’athlète en une seule phrase, ce serait probablement celle-ci : Revenir.
Revenir après une blessure.
Revenir après une course ratée.
Revenir après une période difficile.
Revenir après avoir perdu confiance.
Revenir après avoir cru que tout était terminé.
Parce que la motivation va et vient. Les résultats aussi. La confiance fluctue. Le corps change. Les projets évoluent. Mais il reste toujours cette possibilité de recommencer. Et c’est sans doute la qualité que j’admire le plus chez les sportifs que je croise depuis des années.
Pas leur vitesse. Pas leur palmarès. Leur capacité à revenir malgré tout. Finalement, avoir un mindset d’athlète, ce n’est pas être exceptionnelle. C’est simplement refuser de laisser un mauvais chapitre décider de la fin de l’histoire.
Et si le vrai mental d'athlète consistait simplement à ne pas abandonner ses envies ?
Lorsque l’on parle de mental d’athlète, on imagine souvent quelque chose d’impressionnant. Une force mentale hors du commun. Une discipline parfaite. Une capacité à repousser ses limites en permanence. Mais plus les années passent, moins je crois à cette définition.
Parce que les sportifs les plus inspirants que j’ai rencontrés n’étaient pas forcément les plus rapides. Ce n’étaient pas forcément ceux qui remportaient des courses. Ce n’étaient même pas forcément ceux qui semblaient les plus confiants. C’étaient souvent des personnes ordinaires qui continuaient à avancer malgré les obstacles. Des personnes qui composaient avec une blessure.
Avec un emploi du temps compliqué. Avec une maladie chronique. Avec un manque de confiance. Avec des peurs très similaires aux nôtres. Et qui continuaient malgré tout.
Continuer à avancer sans attendre les conditions parfaites
Je crois que beaucoup de rêves sportifs meurent avant même d’avoir commencé. Pas parce que les personnes n’en sont pas capables. Mais parce qu’elles attendent. Le bon moment. Le bon poids. La bonne condition physique. La bonne confiance en elles. Le bon niveau.
Comme si une version plus légitime d’elles-mêmes allait finir par apparaître un jour. Je comprends cette tentation. Je l’ai ressentie moi aussi. Mais l’expérience m’a appris que les conditions parfaites n’existent pas.
La plupart des projets que j’ai menés à bien ont commencé alors que je doutais encore. Alors que je ne me sentais pas prête. Alors que je pensais ne pas avoir le niveau.
Les envies méritent parfois plus d'attention que les peurs
Avec le temps, j’ai aussi compris que mes peurs occupaient souvent beaucoup plus de place que mes envies. Je réfléchissais aux risques. À l’échec possible. Au regard des autres. À tout ce qui pourrait mal se passer.
Et j’oubliais parfois de me poser une question beaucoup plus simple : « Est-ce que j’en ai envie ? »
Parce qu’au fond, c’est peut-être la question la plus importante.
Pas : « Est-ce que je vais réussir ? »
Pas : « Est-ce que je suis capable ? »
Pas : « Est-ce que je suis légitime ? »
Mais : « Est-ce que j’ai envie d’essayer ? »
Le sport m’a appris que l’on n’a pas besoin de garanties pour commencer. On a seulement besoin d’accepter une part d’incertitude.
Tu es probablement plus athlète que tu ne le crois
Si tu lis cet article en te disant que tu manques de mental, j’aimerais te laisser avec une dernière réflexion. Peut-être que tu es déjà plus athlète que tu ne le crois. Peut-être que le simple fait d’essayer de reprendre le sport malgré des années d’arrêt demande du courage. Peut-être que sortir marcher malgré la fatigue demande déjà de la persévérance. Peut-être que retourner à l’entraînement après une période difficile est une forme de résilience.
On a tendance à réserver le mot « athlète » à une élite. À ceux qui performent. À ceux qui gagnent. À ceux qui impressionnent. Pourtant, je crois aujourd’hui que l’on devient athlète bien avant de devenir performante. On le devient le jour où l’on décide de continuer à faire une place à ses envies malgré les doutes, les obstacles et les imprévus. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai ajouté le mot “athlète” dans ma biographie instagram.
Et finalement, c’est peut-être ça que le sport m’a appris de plus précieux. Non pas à être plus forte. Mais à ne plus renoncer trop vite à ce qui compte vraiment pour moi.
Conclusion : Qu’est-ce qu’un mindset d’athlète ?
Lorsque l’on parle de mindset d’athlète, on imagine souvent des personnes extraordinaires. Des personnes plus disciplinées, plus courageuses ou plus résistantes que les autres. Pourtant, après toutes ces années de sport, de réussites, d’échecs, de blessures, de diagnostics et de remises en question, je ne crois plus vraiment à cette vision.
Je crois que le mental d’athlète se construit dans les moments les plus ordinaires. Quand on retourne à l’entraînement après une mauvaise séance. Quand on reprend après une pause. Quand on ose malgré le doute. Quand on continue à avancer alors que tout ne se passe pas comme prévu.
Le sport ne m’a pas appris à être invincible. Il m’a appris à recommencer. Encore. Et encore.
Et si je devais te laisser avec une seule idée, ce serait celle-ci : Tu n’as pas besoin d’attendre d’être plus confiante, plus performante ou plus légitime pour te considérer comme une athlète.
Peut-être que le simple fait de continuer à faire une place à tes envies malgré les obstacles est déjà une preuve de force bien plus grande que tu ne l’imagines.
Rappelle-toi : la vie n’est pas une salle d’attente ❤️
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