Mon expérience sur le 10 km de la Prom Classic de Nice : entre frustration et enseignements

Je suis arrivée sur la Prom’Classic avec l’envie de faire de mon mieux, pas de jouer les chronos élites. Après 54 minutes d’attente dans le sas et quelques kilomètres à me demander pourquoi j’étais là, j’ai compris que cette course ne se vivait pas de la même façon quand on court “derrière”. Ce 10 km sur la Promenade des Anglais m’a laissé bien plus de questions que de réponses — et surtout l’impression d’avoir assisté à une fête dont je n’étais pas vraiment l’invitée.

Je suis arrivée sur la Prom’Classic avec l’envie de faire de mon mieux, pas de jouer les chronos élites. Après 54 minutes d’attente dans le sas et quelques kilomètres à me demander pourquoi j’étais là, j’ai compris que cette course ne se vivait pas de la même façon quand on court “derrière”. Ce 10 km sur la Promenade des Anglais m’a laissé bien plus de questions que de réponses — et surtout l’impression d’avoir assisté à une fête dont je n’étais pas vraiment l’invitée.

Sommaire

La Prom Classic de Nice est une course de 10 km sur route organisée chaque année au cœur de l’hiver, sur l’un des décors les plus emblématiques de la Côte d’Azur. Le parcours se déroule quasi intégralement sur la Promenade des Anglais, avec la mer pour décor et un tracé réputé plat et roulant, idéal sur le papier pour aller chercher un chrono.

Au fil des années, la Prom Classic s’est forgé une solide réputation dans le paysage des courses françaises. Elle est souvent présentée comme un 10 km rapide, prisé aussi bien par les coureurs élites que par les amateurs en quête de performance. La course bénéficie d’un label, attire un très gros peloton, et affiche des chiffres impressionnants : environ 15 000 dossards mis en vente, ce qui en fait l’un des 10 km les plus populaires de France.

Autre élément qui renforce son image de course “ouverte à tous” : une barrière horaire particulièrement large. Sur le papier, cela donne le sentiment que la Prom Classic est accessible à un large éventail de profils, y compris aux coureurs plus lents ou à ceux qui viennent avant tout pour terminer, sans pression excessive sur le chrono.

Entre son décor de carte postale, son parcours annoncé comme rapide, sa forte affluence et cette barrière horaire confortable, la Prom Classic de Nice vend une promesse très séduisante : celle d’un 10 km grand public, capable de satisfaire aussi bien les chasseurs de records que les coureurs plus ordinaires, désireux de vivre une belle expérience de course en bord de mer.

Une promesse qui, comme souvent, mérite d’être confrontée à la réalité du terrain. Personnellement, je n’ai pas apprécié cette course. Il a manqué quelque chose du côté de l’organisation et de l’ambiance pour que cette événement soit une belle fête… pour TOUS les coureurs.

Mon niveau actuel et mes attentes avant la course

Un profil plus endurant que rapide

Cela fait quelques temps que je stagne. Aussi bien en endurance qu’en vitesse. Principalement parce que je ne travaille que l’endurance. C’est un effort qui me plaît et pour lequel mes efforts paient (en règle générale). Cela fait plusieurs mois/années que je me concentre sur les semi-marathons. car de nouveau, c’est un effort et une distance que j’aime beaucoup. Cependant, depuis 2020, j’échoue à terminer un semi-marathon sur deux. Non pas parce que je n’ai pas l’endurance. Mais parce que je n’ai pas la vitesse nécessaire pour terminer en respectant les barrières horaires de l’organisation.

Vraiment, la vitesse, c’est catastrophique. En 2025, j’ai couru 5 10km sans préparation spécifique. Et je les ai tous terminés entre 1h20 et 1h25 (soit 8’15-8’30/km de moyenne). C’est une allure lente, mais extrêmement confortable pour moi. Le cardio ne s’emballe pas, les jambes s’installent dans un rythme confortable… et la tête sait qu’elle peut le faire. Et même si j’avance lentement, je suis capable de tenir très longtemps. Il m’est très facile d’augmenter la distance semaine après semaine.

En revanche, en ce qui concerne la vitesse, c’est une autre paire de manches. C’est LE point sur lequel j’ai totalement régressé ces dernières années malgré mes efforts. Deux raisons à cela. La première, ma prise de poids. Courir avec 30kg en plus a fortement affecté mon cardio. Cela me demande plus d’efforts pour être capable de courir à des allures bien plus basses qu’avant 2018. La deuxième, c’est que les entraînements de vitesse sont devenus tellement inconfortables, que j’en ai moins faire… jusqu’à arrêter totalement d’en faire.

Aujourd’hui, je dois dépasser mes limites à la fois physiques et mentales pour travailler la vitesse. Honnêtement, dès que je sens le cardio s’emballer et/ou les jambes brûler parce que je cours un peu plus rapidement que d’habitude, je ralentis parce que je me dis que je ne serais pas capable d’aller au bout.

Une préparation insuffisante pour viser un chrono

Après plusieurs 10Km courus sans préparation spécifique, je voulais me concentrer sur les 10km de La Prom’Classic et les préparer correctement pour essayer d’améliorer mon allure (et donc mes chronos) sur la distance. Dans les faits, je n’ai pas eu la prépa idéale que j’aurais aimé avoir.

Déjà parce que je n’ai pas eu les 12 semaines minimales imposées par Campus Coach, mon application d’entraînements. J’ai bidouillé mon plan pour qu’il rentre en 9 semaines. En effet, j’ai commencé à m’entraîner spécifiquement pour les 10km de la Prom’Classic la semaine qui a suivi les 10km du LUT by Night, soit la première semaine de Novembre. Et j’ai bien pu suivre tous les entraînements… jusqu’à mi-décembre.

Ensuite, j’ai enchaîné deux semaines et demies-trois semaines de galère. Une semaine d’hospitalisation (ça, c’était prévu) durant laquelle je pensais avoir accès à un tapis course. Sauf que celui-ci était hors service. Une première semaine donc où je n’ai pas pu faire ce qui était prévu. Ensuite, j’ai eu droit à une semaine d’intempéries et d’inondations. Puis je me suis méchamment tordue la cheville sur un caillou, ce qui m’a forcé à prendre quelques jours de repos.

Bref, ma prépa spécifique était déjà raccourcie pour rentrer dans les délais. Elle s’est trouvée amputée de quasiment un tiers de ces entraînements, dont une partie spécifique de travail d’allure.

Mais honnêtement, même si j’avais pu faire une préparation complète et parfaite de 12 semaines, je ne suis pas sûre que cela aurait été suffisant tellement je galère avec tout ce qui est vitesse. Je pense qu’il me faut beaucoup plus de temps et d’entraînements pour être capable de réellement progresser sur ce point précis.

L’objectif : être plus à l’aise, pas performer

Soyons claires. Mon objectif n’est pas de progresser en vitesse afin de viser les podiums de course. Mais d’être plus à l’aise et d’être capable de finir mes courses dans les temps imposés. Sincèrement courir avec le stress de la barrière horaire est tout sauf confortable. Je ne veux plus prendre le départ d’une course avec la boule au ventre de plus de me faire rattraper par la barrière horaire.

J’ai vécu suffisamment de déconvenues et de déceptions à cause de ces histoires de barrières horaires. Améliorer mes allures me permettrait d’être simplement plus sereinement sur mes capacités à finir une course et pouvoir en profiter au maximum. .

Cela fait toujours plaisir de voir que l’on progresse, que nos chronos s’améliorent, que l’on gagne en aisance sur certaines distances. Cela fait maintenant plusieurs années que je me bagarre pour continuer à pratiquer, sans me blesser, malgré ma prise de poids. Et je dois avouer que c’est extrêmement frustrant de me voir régresser à mesure que les kilos s’ajoutent sur la balance.

Je veux pouvoir retourner sur des semi-marathons, distance que j’adore. Mais pour cela, je dois d’abord m’améliorer sur 10 km. C’était du moins l’objectif pour cette Prom’Classic. Même si je savais que le délai serait court pour progresser, je voulais voir ce que je valais vraiment quand je me la donnais, afin d’avoir un point de départ pour évaluer les progrès (ou non) de 2026.

Prom’Classic 2026 : un 10 km rapide... mais pas pour tous !

L’avant-course : une attente qui casse la dynamique

Motivée et en forme, je quitte mon airbnb à 8h20 pour me rendre sur le départ de la course. Je dois être dans mon SAS avant 9h, heure officielle du lancement de la Prom’Classic. J’avais choisi un logement hyper bien placé, dans le centre, et très proche de la Promenade des Anglais. Je peux me rendre à pied sur le départ. Je croise énormément de monde, mais cela avance bien. Enfin, jusqu’à ce que j’arrive sur place.

Une fois sur la Promenade des Anglais, cela bouchonne énormément. En même temps, c’est assez normal : on regroupe sur un espace assez restreint : le départ, l’arrivée, les consignes… et 15000 coureurs (parfois accompagnés de supporters). Je décide de ne pas passer à la consigne et de tout mettre dans mes poches après avoir jeté mon tote-bag (heureusement que j’avais décidé de partir légère).

L’accès au SAS est extrêmement compliqué. Surtout que je dois tous les remonter pour atteindre le dernier, celui des coureurs en 1h et plus. C’est un enfer. On se marche dessus, on n’avance pas. Il me faudra presque 25 minutes pour atteindre mon SAS, en stress puisque nous devions y être avant 9h…

Et une fois à mon SAS, l’attente commence. Une très longue et très froide attente de 54 minutes. Oui, tu lis bien, 54 minutes à attendre debut par moins de 5 degrés. Autant dire que je me suis gelée. Et l’échauffement que j’avais eu en venant à pied, complètement disparu. J’ai passé un long moment à me demander ce que je faisais là et si je n’allais pas rentrer parce que vraiment j’étais gelée. L’emplacement où nous étions massés, était à l’ombre, avec du vent.

Le pire a été de voir les premiers… arriver, recevoir leur médaille, profiter du ravitaillement final pendant nous, nous étions toujours là à attendre, sans savoir à quelle heure nous allions partir. Et puis finalement, à 9h54, me voilà partir pour 10km. Les premiers de l’année.

Je suis arrivée sur la Prom’Classic avec l’envie de faire de mon mieux, pas de jouer les chronos élites. Après 54 minutes d’attente dans le sas et quelques kilomètres à me demander pourquoi j’étais là, j’ai compris que cette course ne se vivait pas de la même façon quand on court “derrière”. Ce 10 km sur la Promenade des Anglais m’a laissé bien plus de questions que de réponses — et surtout l’impression d’avoir assisté à une fête dont je n’étais pas vraiment l’invitée.

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Du départ au 5e kilomètre : l’illusion

Le départ est relativement fluide malgré le monde. On ne se bouscule pas. J’arrive assez rapidement à me caler sur mon allure, plutôt que de me laisser embarquer les coureurs plus rapides. Parce que oui, même si je suis dans le dernier SAS, une grande partie des coureurs a des allures comprises en 6’ et 7’/km quand moi je vise un 7’40-8’/km… Enfin, il faudrait déjà que je me réchauffe.

J’ai les cuisses qui sont encore tétanisées par le froid, comme une voiture à qui on n’a pas préchauffé le moteur avant de la démarrer. Avant de pouvoir être capable de courir un peu plus vite que d’habitude, il va d’abord falloir que j’arrive à me réchauffer. Alors je me mets dans une allure confortable. Pas trop rapide pour éviter que le cardio ne s’emballe alors que je ne suis pas échauffée, ni trop lente pour essayer de ne pas perdre trop de temps sur mon objectif chrono. Dans l’absolu, j’aimerais essayer de finir la course en moins de 1h20. Mais honnêtement, l’attente avant la course m’a gonflée. J’en ai marre avant même d’avoir commencé.

Ainsi, les premiers kilomètres sont essentiels aussi bien pour me réchauffer que pour me mettre dans un meilleur mood. Je cours le premier kilomètre en 7:52. Si j’arrive à rester ainsi jusqu’au km5, puis à accélérer progressivement, je devrais faire un meilleur chrono qu’à la Run in Lyon en octobre. Cependant, je remarque que j’ai énormément de mal à me mettre dans la course. Je cours en musique et habituellement, j’arrive à rentrer dans ma bulle. Mon cerveau se déconnecte et me permet d’avancer sans trop réfléchir. Là ce n’est pas le cas. Je regarde ma montre toutes les trois secondes, je pense à 10 000 choses en même temps. Je suis tout sauf concentrée sur la course et je trouve que cela n’avance pas.

Malgré tout, je maintiens une allure constante sur le deuxième kilomètre avec 8’01/km. La première bonne nouvelle, c’est que je me réchauffe doucement. La deuxième bonne nouvelle, c’est que le cardio va bien. Alors je continue de courir en essayant de maintenir une allure constante. De l’autre côté de la route, je vois les coureurs des premiers sas arriver comme des flèches. Je me concentre sur leurs foulées, sur l’ambiance qu’il y a de l’autre côté. Parce qu’à mesure que nous avançons, nous avons de moins en moins de supporters sur le bord de la route… et de moins en moins d’ambiance. J’espère que ce n’est qu’un moment de creux.

Après deux kilomètres et demi, je sens que je me suis enfin réchauffée. J’essaie d’enlever mon tee-shirt manches longues sans m’arrêter, mais je galère trop. Alors je marche quelques mètres le temps de m’en dépatouiller et de l’attacher autour de la taille. Et j’essaie de me relancer. Je constate assez rapidement que je suis dans un jour sans. Je n’ai tout simplement pas envie. Pas envie de me mettre dans le dur. Pas envie d’essayer de courir plus vite. Juste pas envie. L’attente dans le froid dans le sas avant le départ a tué dans l’oeuf ma motivation.

J’essaie de débrancher le cerveau pour profiter du cadre, du soleil qui arrive enfin à me réchauffer. De la mer, du ciel bleu qui vont tant me manquer quand je serais de retour dans la grisaille lyonnaise.

J’atteins finalement le demi-tour qui signifie que j’ai couru la moitié de cette Prom’Classic. Un coup d’oeil à montre m’indique que j’ai couru en un peu moins de 43min. Si je veux être en moins d’1h20, il va falloir que je m’active sur cette deuxième partie de course. Mais en ai-je envie ?

Je suis arrivée sur la Prom’Classic avec l’envie de faire de mon mieux, pas de jouer les chronos élites. Après 54 minutes d’attente dans le sas et quelques kilomètres à me demander pourquoi j’étais là, j’ai compris que cette course ne se vivait pas de la même façon quand on court “derrière”. Ce 10 km sur la Promenade des Anglais m’a laissé bien plus de questions que de réponses — et surtout l’impression d’avoir assisté à une fête dont je n’étais pas vraiment l’invitée.

À partir du 5e kilomètre : le désert

La réponse est non. C’est fou comme je m’ennuie sur cette course. Je n’arrive pas à rentrer dedans. Et l’absence d’ambiance n’aide pas. Autant sur l’aller, nous avions un peu d’ambiance grâce aux coureurs de l’autre côté de la route. Autant, sur le retour, nous sommes les “coureurs de l’autre côté de la route”. Je peux voir à quel point c’est calme. Je guette de l’autre côté pour essayer de repérer les derniers coureurs et la voiture balais, pour calculer combien de temps j’ai d’avance sur eux… Je finis par les repérer un peu avant le km 6 pour moi. Donc au niveau du km 4 pour eux.

Les derniers sont en train de marcher, j’ai quasiment deux kilomètres d’avance sur eux…. Je suis large. Très large même pour finir dans les temps. Et ce, même si je n’ai pas envie de forcer. Vraiment, c’est la première fois que j’ai autant aussi peu envie. Je suis dans un mood un peu bizarre. Je n’ai pas envie, mais je me force à finir. Déjà parce que le Airbnb est dans la même direction que l’arrivée… et ensuite parce que je n’ai pas envie de commencer l’année par un DNF pour une raison aussi nulle que “je m’ennuyais, je n’avais pas envie”.

Physiquement, ça va. Je ne suis pas fatiguée, même si les jambes ont un peu souffert d’être restée debout dans le froid pendant près d’une heure avant de pouvoir prendre le départ. J’essaie de me concentrer sur ma musique, histoire de rentrer dans ma bulle et d’oublier mon ennui. Mais je n’y arrive pas. Tout ce que je vois, c’est le manque d’ambiance sur cette partie de la course. Pas de supporters sur le bord de la route, les niçois qui font leur promenade à côté sans encourager… Et surtout des fanfares absentes ou qui remballent leurs affaires alors que tu n’es pas encore passée.

Je suis encore dans le temps de la barrière horaire (puisqu’elle est deux kilomètres derrière moi)… Mais non, il n’y a déjà plus d’animation. Les fanfares ont achevé leur contrat. À l’une d’elles, je lance un peu dépitée “et les derniers n’ont pas droit à la musique ?”. On me répond “oui”. Bon Ok, je suis autour du km 7. Presque une heure de course. Autant dire que j’ai lâché l’affaire pour mon chrono. Là je veux juste finir, récupérer ma médaille et rentrer me doucher.

Je m’accroche au fait que le corner Campus m’attend au km 8 pour me remobiliser. Cependant, depuis le km 5, j’ai complètement décroché et j’alterne marche et course. C’est la première fois que je manque autant de volonté pour courir. Malheureusement, le corner de Campus est à l’image du reste de la course. Manquant d’ambiance et décevant. Autant lors du LUT by Night, ils avaient mis le feu juste après la piste de la Sarra (on les entendait d’en bas). Idem lors de la Run in Lyon. Autant là, c’est décevant (et ultra frustrant parce que je sais que ce n’est pas à l’image du groupe).

Mais bon, la bonne nouvelle c’est qu’il me reste que deux kilomètres. Soit moins de 20 minutes. Je continue mon alternance de marche et course en me concentrant sur des points visuels. J’évite de regarder ma montre pour ne pas avoir l’impression que je n’avance pas. Je regarde la mer, les montages au loin… Je passe le 9 ème kilomètre. Allez plus qu’un ! À mesure que les mètres passent et que l’on se rapproche de la ligne d’arrivée, l’ambiance se réchauffe.

Je passe finalement la ligne d’arrivée en 1h25’27, bien loin des 1h20 espérées mais tellement contente d’en avoir enfin fini avec cette course qui ne m’a absolument pas faite rêver.

Ce que cette Prom Classic m’a appris

La vitesse ne s’improvise pas

Honnêtement, je ne suis absolument pas surprise d’avoir manqué mon objectif chrono. Même si physiquement, à aucun moment, je n’ai été dans le dur, je n’ai tout simplement pas essayé. C’est un peu frustrant, parce que j’ai loupé une occasion d’essayer de sortir de ma zone de confort et de faire un peu mieux que d’habitude. Mais les conditions n’étaient pas réussies.

Déjà parce que je manquais d’entraînements. Comme je l’ai déjà écrit un peu plus haut dans cet article, cela fait très longtemps que je n’ai pas véritablement travaillé ma vitesse. Je repars de zéro. Et soyons lucide, il me faudra bien plus que 12 semaines de prépa spécifique pour arriver à améliorer mes allures.

C’est quelque chose que j’ai délaissé pendant des années. Parce que j’avais régressé. Parce que les entraînements étaient inconfortables et difficiles. Parce que je ne m’en pensais plus capable… Et aujourd’hui, je le paie. Mais j’ai bien compris que si je voulais être plus à l’aise et sereine sur des distances plus longues, il me fallait d’abord travailler la vitesse sur des distances plus courtes comme le 5km et 10km. Et malheureusement, il me faudra bien plus que 12 semaines pour constater des progrès.

Et ma perte de poids ne règlera pas tout. Au contraire, cela ne sera qu’une remise à zéro. Même si je préfère l’endurance, il me faudra à l’avenir mieux équilibrer mes entraînements pour travailler également la vitesse. Je ne sais pas quand sera mon prochain 10km, mais je sais que je vais avoir pas mal de temps pour reprendre les bases et intégrer des blocs spécifiques de VMA et de seuil d’ici ce prochain dossard.

L’ambiance compte plus qu’on ne le croit

Outre le manque de prépa physique spécifique, ce qui m’a manqué également, c’est l’ambiance. J’ai rarement vu aussi peu d’ambiance sur une course aussi grosse. J’ai même eu l’impression qu’il y a eu deux courses : la course des élites et des speedy gonzales, et les autres. Vraiment l’ambiance a complètement changé entre les premiers et les derniers. Laissant les derniers seuls face à eux-même.

Or, on n’imagine pas à quel point l’ambiance est porteuse. Le public a un impact réel sur la motivation. Les encouragements aident à se surpasser et à dépasser ce moment de doute et de douleurs qu’un coureur peut rencontrer.

Quand tu es seule face à toi-même pour courir, cela devient bien plus compliqué. Car tu dois compter uniquement sur toi-même. Or, quand tu es dans un moment de difficulté, c’est bien plus compliqué de trouver les ressources en soi pour continuer à avancer. Cela demande énormément de mental. Mental que je n’ai pas forcément, je le reconnais. Mes dernières expériences de courses m’ont rappelé à quel point une bonne ambiance me porte et m’aide à mieux vivre ma course.

Là, seule face à moi-même, en ayant l’impression que les plus lents étaient laissés de côté, vraiment, je n’ai pas apprécié. Ne pas prendre de dossards et courir un dimanche matin sur la Promenade des Anglais aurait vraiment été la même chose. Alors pourquoi payer un dossard, me lever tôt un dimanche et attendre dans le froid pour ne pas vivre la même expérience de courses que tous les autres participants ?

C’est un autre point sur lequel je dois travailler. Arriver à me mobiliser et à faire mon effort, même s’il n’y a pas d’ambiance. Même si clairement, je préfère les courses avec de l’ambiance, il y a toujours des passages où c’est plus calme. Idem pour le triathlon, il n’y a pas d’animation sur le parcours. Seulement d’éventuels supporters. Donc être capable de ne compter que sur moi-même me fera le plus grand bien sur ce type d’épreuves sportives sur lesquelles mon mental vacille trop souvent.

Toutes les courses populaires ne sont pas adaptées à tous les profils

Etant une slow runneuse, j’ai tendance à m’inscrire à des courses “populaires” pour profiter de l’effet de masse. En effet, ce genre de grosses courses avec beaucoup de participants ont souvent des organisations plus axées vers l’ambiance et l’expérience de tous les coureurs. Cela permet également d’avoir des barrières horaires (et des manières de gérer les personnes hors délais) plus bienveillantes.

Au vu de mon niveau actuel, je ne vise pas les course élitistes (attention ce n’est pas un gros mot ou un reproche !) parce que je m’y sens pas à ma place. Car les organisations ne sont pas pensées pour les slow runners. De nouveau, ce n’est pas un reproche. Le monde de la course à pied est suffisamment vaste pour que chaque sportif y trouve son compte, qu’il soit dans la performance ou dans le plaisir de pratiquer. Il faut donc des courses pour chaque profil de coureur.

Mon objectif est d’aller sur des courses plus grand public, avec des barrières horaires larges, et de laisser la place sur les courses plus élitistes à des coureurs aux meilleures performances qui y trouveront les opportunités de faire les chronos visés.

Et en m’inscrivant à la Prom’Classic, je pensais m’inscrire à une course populaire et grand public, avec ses 15 000 dossards et sa barrière horaire relativement large. Malheureusement, sur le terrain, ce n’est pas vraiment le cas. J’ai vraiment eu l’impression qu’il y avait eu deux courses : les élites et les speedy gonzales des premiers SAS, puis les autres. Autant je suis heureuse de voir de plus en plus de monde participer à ce type d’évènements sportifs, autant il faut que les organisations puissent assurer le nombre de dossards vendus.

Et malheureusement l’organisation de la Prom’Classic n’était pas pensée pour accueillir 15 000 coureurs, notamment avec les temps d’attente dans les sas pour les derniers partants. Alors que de petits ajustements dans l’organisation pourraient vraiment améliorer l’expérience de tous les coureurs comme étendre les horaires d’ouverture de la consigne avant la course, proposer des heures d’arrivée différées en fonction des sas de départ pour fluidifier le flux des participants et réduire les temps d’attente… et surtout prévoir des contrats avec les fanfares et autres animations sur toute la durée de la course, et pas seulement sur la première heure…

Je suis arrivée sur la Prom’Classic avec l’envie de faire de mon mieux, pas de jouer les chronos élites. Après 54 minutes d’attente dans le sas et quelques kilomètres à me demander pourquoi j’étais là, j’ai compris que cette course ne se vivait pas de la même façon quand on court “derrière”. Ce 10 km sur la Promenade des Anglais m’a laissé bien plus de questions que de réponses — et surtout l’impression d’avoir assisté à une fête dont je n’étais pas vraiment l’invitée.

À qui je recommande (ou non) la Prom Classic de Nice

Tu vas adorer la Prom’Classic si :

  • tu es un(e) speedy gonzales qui vise un chrono en moins de 45 minutes sur 10 km
  • tu adores les parcours roulants
  • tu es autonome mentale ou si tu as des supporters pour t’encourager tout au long de ta course
  • l’ambiance n’est pas essentielle pour toi

 

La Prom’Classic est vraiment la couse idéale pour toutes les personnes qui cherchent un chrono sur 10km : le parcours est ultra roulant (bien qu’assez monotone au final) sans aucune difficulté, avec (en règle générale) une météo très clémente.

Tu vas détester la Prom’Classic si :

  • tu cours lentement, voire tu as l’habitude de fermer les courses
  • tu as besoin de public pour te dépasser
  • tu cours surtout pour le plaisir et l’énergie collective
  • tu es sensible à l’organisation et à l’accueil réservé aux coureurs

 

En tant que slow runneuse, la Prom’Classic n’est pas une course que je te recommande. Tu t’amuseras bien plus sur d’autres courses comme les 10 km du LUT by Night, la Parisienne ou encore les 10km de la Run in Lyon. Laissons les dossards de la Prom’Classic aux coureurs rapides (qui râlent déjà assez qu’on leur pique tous leurs dossards 😉 )

Carnet "Mes plus belles courses"

Le carnet de courses est un outil indispensable pour les coureurs passionnés qui souhaitent garder une trace de leurs souvenirs de course. Conçu pour vous permettre d’enregistrer toutes les informations importantes de vos courses, ce carnet est idéal pour ceux qui souhaitent se rappeler des moments forts de leur progression.

Avec une page dédiée pour coller votre dossard, vos photos préférées ou tout autre souvenir, vous ne perdrez plus jamais la trace de vos courses passées. Vous pourrez également écrire des notes sur chaque course, afin de vous souvenir des conditions météorologiques, de vos ressentis ou encore de vos performances.

Conclusion : une course qui ne correspondait pas à mon profil de coureuse

Tu l’auras compris, je n’ai pas spécialement apprécié la Prom’Classic. D’une part, je ne suis pas satisfaite de ma course. Notamment le fait de ne même pas avoir essayé d’aller chercher un peu plus vite, de m’être contentée de subir sans réellement me mettre dans le dur. Mais au-delà de mon chrono et de mes capacités physiques du moment, c’est surtout l’expérience globale qui m’a laissé un goût amer.

L’organisation de la course n’a clairement pas joué en faveur des coureurs les plus lents : une attente interminable dans les sas, une difficulté à rester concentrée et motivée avant le départ, puis une absence quasi totale d’ambiance sur une grande partie du parcours, notamment après le 5e kilomètre. Autant d’éléments qui rendent l’effort plus difficile et renforcent le sentiment que cette course, malgré son image populaire et sa barrière horaire large, est avant tout pensée pour les coureurs rapides.

Pour autant, cette Prom’Classic ne marque pas un point final, mais plutôt une étape de réflexion. Elle met en lumière, une fois de plus, mes limites actuelles sur la vitesse et la nécessité d’un travail plus structuré et plus patient sur cet aspect. Un travail que je compte bien poursuivre en 2026, après ma reprise post-opération, car cette course était, sans changement de plan de dernière minute, ma dernière compétition avant l’opération.

Avec le recul, ce 10 km aura surtout eu le mérite de me rappeler une chose essentielle : toutes les courses ne conviennent pas à tous les profils, ni à tous les moments d’un parcours de coureur. Parce que courir vite, c’est bien, mais prendre du plaisir en course reste, pour moi, tout aussi important.

Et toi, comment as-tu vécu la Prom Classic de Nice ?

 

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