Mes tips de bordélique pour avoir un appartement propre et rangé (sans y passer sa vie)
Garder un appartement rangé quand on est bordélique, c’est lutter en permanence contre ses propres automatismes. On sait ce qu’il faudrait faire, mais entre la fatigue, le manque de temps et la charge mentale, le rangement passe souvent en dernier. Et plus le désordre s’installe, plus il devient lourd à rattraper, ce qui renforce encore le découragement.
Sommaire
Je suis bordélique.
Pas le genre “je laisse traîner un mug”. Plutôt le genre “comment ça, il est déjà 21h et l’appartement ressemble à une zone de ravitaillement après un semi-marathon ?”.
Pendant longtemps, j’ai cru que avoir un appartement propre et rangé, c’était réservé aux gens organisés, reposés, avec du temps libre et une passion secrète pour le ménage. Spoiler : ce n’est pas mon cas. Et peut-être pas le tien non plus.
Alors j’ai arrêté de chercher la méthode parfaite.
J’ai arrêté de culpabiliser quand le bazar revenait (parce qu’il revient toujours).
Et j’ai commencé à tester des solutions simples, imparfaites, mais tenables dans une vraie vie déjà bien remplie.
Dans cet article, je te partage mes tips de bordélique qui essaie de se soigner : faire un très très gros tri (oui, ça pique un peu), se bloquer seulement 30 minutes par jour pour ranger, arrêter de vouloir tout faire d’un coup… Bref, des astuces concrètes pour garder un appartement propre et rangé sans y laisser ton énergie.
Ce ne sont pas des règles gravées dans le marbre. Juste des habitudes que j’ai mises en place pour que mon intérieur soit un peu plus calme… et ma tête aussi.
Si tu cherches une façon plus douce et réaliste de ranger ton appartement, tu es au bon endroit.


N°1 – Accepter qu’on est bordélique (et adapter ses méthodes)
Première étape pour avoir un appartement propre et rangé quand on est bordélique dans l’âme : arrêter de lutter contre soi-même.
Spoiler : se forcer à devenir quelqu’un d’ultra organisé du jour au lendemain ne fonctionne pas. J’ai essayé. Plusieurs fois. Avec des tableaux, des routines millimétrées et beaucoup trop de bonne volonté. Résultat ? Abandon au bout de trois jours.
Accepter son rapport un peu chaotique au rangement, ce n’est pas baisser les bras. C’est au contraire le point de départ pour mettre en place des méthodes qui tiennent dans la durée.
Une habitude culturelle plus qu’une nécessité
Si on regarde autour de nous en hiver — dans la rue, au travail, sur les réseaux ou même dans les vitrines — une chose saute aux yeux : le noir, le gris et le bleu marine dominent largement. Comme si, dès que les températures chutent, notre dressing devait automatiquement devenir plus sobre, plus discret, presque invisible.
Cette association inconsciente entre hiver et neutralité est profondément ancrée. Comme si on nous avait appris que les couleurs étaient faites pour les beaux jours, que l’hiver appelait des teintes “sérieuses”, plus sages, plus faciles à porter.
Les marques de prêt-à-porter entretiennent aussi cette idée. Chaque année, les collections hivernales regorgent de manteaux sombres et de silhouettes très neutres. Résultat : même quand on aimerait porter de la couleur en hiver, on a parfois l’impression que ce n’est ni adapté, ni vraiment légitime. Pourtant, rien n’oblige une tenue d’hiver à être sombre pour être élégante ou pratique.
Arrêter de viser la perfection
Pendant longtemps, j’ai confondu “propre et rangé” avec “irréprochable”.
Spoiler : viser un appartement parfait quand on est bordélique, c’est comme vouloir courir un marathon sans jamais s’entraîner. Sur le papier, c’est joli. Dans la vraie vie, ça finit surtout en abandon.
Un appartement propre n’a pas besoin d’être figé, ni vide, ni parfaitement aligné.
Un appartement propre ≠ un appartement Pinterest
Les photos qu’on voit partout sont prises dans des intérieurs sans vie, sans sacs posés à l’entrée, sans vêtements en attente de pliage. La réalité, c’est qu’un appartement habité vit… et donc se dérange.
Se fixer un objectif réaliste : fonctionnel avant tout
L’objectif n’est pas que tout soit impeccable, mais que tout soit utilisable :
- circuler sans enjamber d’obstacles,
- trouver rapidement ce dont on a besoin,
- ne pas ressentir une mini-agression visuelle en entrant chez soi.
Comprendre que le désordre revient… et que c’est normal
Ranger n’est pas une action définitive. C’est un cycle.
Le bazar revient parce qu’on vit, qu’on bouge, qu’on rentre fatiguée. Et ce n’est pas un échec, juste un rappel qu’un entretien léger mais régulier vaut mieux qu’un grand rangement occasionnel.
Arrêter de viser la perfection permet de se mettre en mouvement. Et c’est souvent ce premier pas imparfait qui fait toute la différence.
Trouver une organisation adaptée à sa personnalité
Le vrai problème, ce n’est pas le manque de motivation. C’est d’essayer d’appliquer des méthodes pensées pour des gens qui ne fonctionnent pas comme nous.
Quand on est bordélique, il faut arrêter de se battre contre ses automatismes… et apprendre à composer avec eux.
Pour commencer choisir des méthodes simples plutôt que règles strictes. Plus une méthode est complexe, plus elle demande d’énergie mentale. Et quand l’énergie est déjà bien entamée, ce sont toujours les systèmes trop rigides qui sautent en premier.
Préfère le “rapide et imparfait” au “parfait mais jamais fait”. Dix minutes de rangement aujourd’hui auront toujours plus d’impact qu’une heure théorique repoussée à demain. Le rangement imparfait est un allié. Le rangement parfait est souvent un frein.
Adapte le rangement à tes habitudes (et pas l’inverse). Observer ses gestes du quotidien est beaucoup plus efficace que de vouloir les corriger :
- Où est-ce que je pose naturellement mes affaires ?
- Qu’est-ce qui traîne toujours au même endroit ?
- Qu’est-ce que je n’ai jamais envie de ranger ?
Créer du rangement là où le bazar apparaît naturellement permet de réduire l’effort, et donc d’augmenter les chances que le rangement dure. Avoir un appartement propre et rangé quand on est bordélique, ce n’est pas devenir ultra organisée.
C’est concevoir un environnement qui demande moins d’énergie que le chaos.
N°2 – Faire un TRÈS gros tri (la base de tout)
Je vais être très claire : tant que je n’avais pas fait de vrai tri, je pouvais ranger autant que je voulais… le bazar revenait toujours. Parce que le problème n’était pas mon manque de discipline. C’était le trop-plein.
Aujourd’hui, j’ai avancé ce tri à environ 80 % dans mon appartement. Et la différence est flagrante. Les espaces déjà triés sont plus faciles à ranger, plus agréables à vivre… et beaucoup plus simples à entretenir. Les autres, ceux que je n’ai pas encore attaqués, me rappellent très vite pourquoi ce tri est indispensable.
Pourquoi le désordre vient souvent du trop-plein
On parle beaucoup d’organisation, de méthodes de rangement, de routines… mais rarement de la quantité d’objets. Pourtant, c’est souvent le vrai point de blocage.
Même rangés, les objets prennent de la place visuelle. Les étagères pleines, les placards qui débordent, les surfaces encombrées créent une impression de chaos permanent. Le cerveau ne sait plus où se poser, et la fatigue mentale augmente.
Plus on possède, plus c’est difficile à ranger. Chaque objet nécessite :
- une place,
- une décision,
- une action pour être rangé.
Quand tout est plein, le moindre rangement devient un casse-tête. Il faut déplacer, empiler, négocier avec l’espace… et on abandonne plus vite.
Le tri facilite le ménage et l’entretien au quotidien. Depuis que certaines zones sont désencombrées, le ménage est plus rapide et plus simple :
- moins de choses à déplacer pour nettoyer,
- moins de recoins poussiéreux,
- moins d’efforts pour garder un appartement propre et rangé.
Le tri ne fait pas que “jolifier” l’espace, il allège le quotidien. Ce n’est pas que je suis devenue plus organisée. C’est juste que j’ai moins de choses à gérer.
Comment faire un tri efficace sans se décourager
Ce tri a été bien plus intense que ce que j’imaginais. J’ai rempli un nombre de sacs poubelle qui m’a mise franchement mal à l’aise. Un mélange de honte, de prise de conscience… et, paradoxalement, de soulagement.
Trier par catégorie (vêtements, papiers, cuisine…)
Trier par catégorie permet de voir la réalité en face. Mettre tous les objets similaires au même endroit fait souvent l’effet d’un électrochoc : “Ah oui… tout ça ?”
C’est inconfortable, mais extrêmement efficace pour prendre des décisions.
Se poser la question : est-ce que je l’utilise vraiment ?
Pas “est-ce que ça pourrait servir un jour”, ni “est-ce que c’était cher”.
Juste : est-ce que cet objet a une place dans ma vie aujourd’hui ?
Cette question m’a permis de me détacher de beaucoup de choses que je gardais par habitude ou par peur de manquer.
Donner / vendre / jeter sans culpabiliser
Jeter ou donner n’efface pas l’achat passé. L’argent a déjà été dépensé.
En revanche, garder ces objets a un coût quotidien :
surcharge visuelle,
encombrement de l’espace,
charge mentale supplémentaire.
Les sortir de l’appartement, c’est aussi sortir ce poids de la tête.
Ne pas tout faire en une fois si c’est trop lourd
Le tri est émotionnellement fatigant. Il confronte à des achats inutiles, à des projets abandonnés, à des “versions de soi” qui n’existent plus.
Faire des pauses, étaler le tri sur plusieurs jours ou semaines permet de rester lucide… et de ne pas tout arrêter en cours de route.
Ce tri m’a appris une chose essentielle : moins d’objets, c’est plus de clarté.
Dans l’espace, bien sûr, mais aussi dans l’esprit. Et même s’il n’est pas encore terminé, je sais déjà que c’est ce travail-là qui me permet aujourd’hui de garder un appartement plus propre, plus rangé… et surtout plus facile à vivre.
N°3 – Mettre en place des routines simples
Une fois le tri bien avancé, j’ai compris une chose essentielle : ranger longtemps et rarement ne fonctionne pas pour moi.
En revanche, ranger un peu, souvent, et sans me mettre la pression… ça, oui.
L’idée n’est pas de transformer le rangement en projet de grande ampleur, mais en habitude légère, presque banale. Et pour ça, la règle des 30 minutes est devenue mon meilleur allié.
La règle des 30 minutes
Quand on est bordélique, le rangement peut vite sembler interminable. Et plus une tâche paraît longue, plus on la repousse. Limiter volontairement le temps change complètement la perception de l’effort.
Je me bloque 30 minutes maximum par jour. Pas une heure. Pas “jusqu’à ce que ce soit fini”. Juste 30 minutes, qui trouvent plus facilement leur place dans une journée déjà bien remplie.
Pour ne pas me disperser pendant ces trente minutes, je mets un minuteur. Le minuteur crée un cadre clair. Il empêche de passer d’une pièce à l’autre, de commencer dix choses à la fois ou de se lancer dans un grand ménage imprévu. Et surtout je m’arrête quand le temps est écoulé (même si ce n’est pas parfait).
C’est contre-intuitif, mais essentiel. S’arrêter avant l’épuisement permet de revenir le lendemain avec beaucoup moins de résistance mentale. Ces 30 minutes n’ont pas vocation à tout régler. Elles servent à maintenir, pas à transformer radicalement l’appartement en une seule fois.
Prioriser les zones visibles
Une autre erreur que j’ai longtemps faite : commencer par les placards ou les zones cachées. Résultat ? Peu de satisfaction immédiate, donc peu de motivation pour continuer.
Salon, cuisine, entrée
Ce sont les pièces que l’on voit le plus, celles qui donnent immédiatement une impression d’ordre… ou de chaos.
Ranger ce qui se voit en premier pour un effet “waouh”
En quelques minutes, dégager une table, un plan de travail ou un canapé change radicalement l’ambiance de l’appartement. Cet effet visuel donne envie de continuer.
Le désordre caché peut attendre
Les tiroirs en bazar et les placards pas très nets ne sont pas une urgence. Tant qu’ils ferment et qu’ils n’empiètent pas sur le quotidien, ils peuvent patienter.
Prioriser les zones visibles permet de récolter rapidement les bénéfices du rangement, ce qui rend la routine beaucoup plus motivante.
Associer le rangement à un moment agréable
Si le rangement reste associé à une corvée, il y a peu de chances qu’il devienne une habitude durable. La clé, pour moi, a été de le coupler à quelque chose que j’aime.
Podcast, musique, série en fond
Le rangement devient alors un moment “off”, presque automatique, où l’esprit se détache pendant que les mains s’activent.
Transformer le ménage en rituel plutôt qu’en corvée
Toujours à peu près au même moment, avec les mêmes repères, le rangement devient une routine rassurante plutôt qu’une tâche à négocier.
Rendre l’habitude plus facile à tenir
L’objectif n’est pas de se motiver à chaque fois, mais de réduire au maximum les freins. Plus c’est agréable, plus c’est simple… et plus ça dure.
Avec ces routines de 30 minutes, l’appartement ne reste pas parfait. Mais il reste vivable, accueillant et plus facile à rattraper quand le bazar refait surface. Et pour une bordélique en voie de rééducation, c’est déjà une immense victoire.
N°4 – Astuces de bordélique pour garder un appartement rangé sur la durée
Une fois l’euphorie du tri passée et les routines installées, reste le vrai test : le quotidien. Celui où le temps manque, où la fatigue s’accumule et où le désordre revient sans prévenir.
C’est souvent là que tout se joue. Pas dans les grandes décisions, mais dans les petits ajustements répétés, ceux qui empêchent le bazar de reprendre complètement le contrôle.
Le rangement express du quotidien
Ce qui a le plus changé mon rapport au rangement, ce ne sont pas les grandes sessions, mais les micro-gestes intégrés à la journée. Ceux qui ne demandent presque aucun effort, mais qui évitent l’accumulation silencieuse.
Ranger immédiatement ce qui prend moins de deux minutes est devenu un réflexe salvateur. Remettre un objet à sa place, essuyer rapidement une surface ou poser un vêtement au bon endroit évite que ces petites choses s’ajoutent les unes aux autres. Parce que ce sont elles, mises bout à bout, qui transforment un appartement vivable en bazar généralisé.
Ne jamais quitter une pièce les mains vides est une autre habitude toute simple, mais redoutablement efficace. En sortant d’une pièce, prendre un objet qui n’a rien à y faire permet de ranger sans s’arrêter réellement pour ranger. Le désordre se résorbe presque en arrière-plan, sans créer de charge mentale supplémentaire.
Enfin, le mini reset du soir a complètement changé mes matins. Quelques minutes pour remettre l’essentiel à sa place avant d’aller se coucher suffisent à éviter l’effet “tout est à refaire” dès le réveil. Ce n’est pas parfait, mais c’est suffisamment ordonné pour démarrer la journée sans agacement.
Créer des solutions de rangement “anti-flemme”
Quand on est bordélique, le rangement doit être plus simple que le fait de laisser traîner. Sinon, il perdra toujours. J’ai longtemps cru que je manquais de volonté, alors que je manquais surtout de solutions adaptées à mon niveau d’énergie réel.
Les bacs, paniers et boîtes accessibles ont été une révélation. Le fait de pouvoir déposer rapidement un objet sans ouvrir trois tiroirs ni réfléchir trop longtemps rend le rangement presque automatique. L’important n’est pas que ce soit esthétique à tout prix, mais que ce soit utilisé.
Avoir une place pour chaque chose, même approximative, enlève une énorme friction mentale. Savoir où poser un objet sans réfléchir réduit drastiquement la procrastination liée au rangement. Peu importe si la place n’est pas parfaite ou définitive : elle existe, et c’est déjà suffisant.
Enfin, éviter les systèmes trop compliqués est une règle d’or. Plus un rangement demande d’étapes, plus il est abandonné à la première baisse de motivation. Un bon système de rangement, pour une bordélique, est un système tolérant, flexible, et surtout rapide à utiliser.
Déculpabiliser et recommencer (encore et encore)
C’est probablement l’astuce la plus importante, et pourtant la moins visible : apprendre à se parler autrement quand le bazar revient. Parce qu’il reviendra. Toujours. Et ce n’est pas une défaite.
Accepter les rechutes permet d’éviter l’effet boule de neige. Un appartement en désordre pendant quelques jours ne remet pas en question tout ce qui a été mis en place. C’est juste un signal qu’il est temps de reprendre doucement, sans tout dramatiser.
Se féliciter des petits progrès change profondément la dynamique. Voir ce qui va mieux plutôt que ce qui reste à faire redonne envie de continuer. Un plan de travail dégagé, une entrée plus claire, une pièce plus respirable… ce sont de vraies victoires.
Enfin, garder en tête qu’il vaut mieux ranger un peu souvent que beaucoup rarement enlève toute notion de performance. Le rangement n’est pas un objectif à atteindre une fois pour toutes, mais une pratique qui s’ajuste, se perd parfois, puis se retrouve. Et c’est précisément cette répétition imparfaite qui permet de garder un appartement propre et rangé sur la durée.


Conclusion : Un appartement rangé… pour un esprit clair
Si tu arrives au bout de cet article en te disant “ok, en fait je ne suis pas juste nulle en rangement”, alors il a rempli sa mission.
Avoir un appartement propre et rangé quand on est bordélique, ce n’est pas une question de volonté, ni de discipline militaire. C’est une question de choix réalistes : trier pour de vrai, arrêter de vouloir tout faire parfaitement, ranger un peu quand on peut… et accepter que le bazar fasse parfois son comeback.
Le tri m’a clairement ouvert les yeux. Sur l’espace que je perdais, sur l’énergie que je gaspille, et sur tout ce que je gardais sans raison. Les routines courtes m’ont prouvé qu’on peut avancer sans y consacrer ses soirées entières. Et les astuces “anti-flemme” m’ont surtout appris une chose : si c’est trop compliqué, ça ne tiendra pas.
Ton appartement ne sera peut-être jamais digne d’un shooting déco. Le mien non plus.
Mais il peut devenir un endroit plus léger, plus simple à vivre, et beaucoup moins bruyant pour la tête.
Alors commence petit. Un tiroir. Un sac. Trente minutes.
Et quand le bazar reviendra (parce qu’il reviendra), respire, recommence… et rappelle-toi que tu fais déjà bien plus que tu ne le crois.
Commence aujourd’hui, même imparfaitement — ton futur toi (et ton salon) te dira merci.
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