Auschwitz | L’importance du devoir de mémoire

Récemment, j’ai fait le tri dans mes photos et je suis retombée sur celles que j’avais prises lors de mon passage à Auschwitz. Et cela m’a rappelé à quel point le devoir de mémoire était important. Surtout avec tout ce qui se passe en ce moment dans le monde. Parce l’Homme a vraiment la mémoire courte !

Et ce n’est pas peu dire ! L’être humain a cette fâcheuse tendance d’oublier ce qui l’arrange. À croire qu’il n’est pas capable de tirer des leçons du passé… C’est pourquoi le devoir de mémoire est à mon sens primordial.

Auschwitz et l'importance du devoir de mémoire 3

 

Le devoir de mémoire : protéger l’avenir en se rappelant du passé

L’actualité le montre bien, l’Homme a du mal à voir plus loin que le bout de son nez. On oublie aisément ce qui nous arrange. C’est en cela que le devoir de mémoire est essentiel. Parce qu’il nous permet de nous rappeler des horreurs du passé, mais aussi des progrès que nous avons malgré tout réussi à faire. Ces progrès qu’il nous faut protéger.

Le passé nous apprend que l’Homme est capable des pires horreurs sous l’effet de groupe. À l’encontre de la planète, des animaux et pire que tout, des hommes eux-mêmes. Chaque jour, nous détruisons un peu plus notre monde parce que nous ne sommes pas foutus d’apprendre de nos erreurs et de changer nos comportements en conséquence. Nous savons que nous allons droit dans le mur, que ce soit d’un point de vue écologique ou humanitaire…

J’ai la sombre impression que si nous ne détruisons pas notre belle planète par les guerres de l’Homme, ce sera à cause d’une catastrophe naturelle majeure, due au réchauffement climatique. Lui-même dû au mode de vie de l’Homme… Je voudrais être optimiste, mais j’ai du mal.

La lassitude, la frustration, la colère même devant ces comportements qui me semblent si incompréhensibles, si inexplicables. Il y a tant à faire pour protéger notre avenir. Et pourtant, nous ne faisons rien. Ou si peu.

Combattre les injustices grâce au devoir de mémoire

Cette vision dans les camps de concentration d’Auschwitz durant mon année Erasmus a été comme un coup de point dans le ventre. Moi qui suis si joyeuse, je n’avais aucune envie de rire. Bien au contraire ! La gorge serrée, j’étais horrifiée de voir jusqu’où les actes des Hommes pouvaient aller. “L’Homme est un loup pour l’Homme”, comme l’a si bien dit Hobbes.

Notre monde est rempli d’injustices, d’inégalités et de comportements stupides et malveillants, qui mettent en péril notre avenir. Or, en Europe, nous avons conservé ces camps comme souvenir immortel du comportement inhumain et dangereux des Hommes, de ce que l’injustice et la haine pouvaient engendrer comme conséquences. Mais si peu font ce devoir de mémoire.

Partout dans le monde, les femmes et les petites filles sont moins bien traitées que les hommes. La culture du viol a encore de beaux jours devant elle, comme nous avons pu le voir en Irlande et la déferlante #ThisIsNotConsent qui a suivi… Même en France, on ne cesse de rejeter la faute sur les femmes à cause de leur tenue, de leur discours, de leur orientation sexuelle, de leur religion… Bref, c’est toujours la faute des femmes si du mal leur est fait… Tout simplement parce qu’elles sont des femmes

 

À lire “J’ai été suivie dans le métro

 

Même les hommes entre eux peuvent agir de façon absolument inhumaine, sous prétexte que l’autre est différent, et ne rentre pas dans le “moule” pré-établi. Que l’autre soit “blanc”, “noir”, “jaune”, qu’il aime les personnes du sexe opposé ou du même sexe, qu’il soit jeune ou vieux, qu’il soit athée, catholique, protestant, musulman, juif ou bouddhiste… Tout est sujet à la haine et la discorde. Nous voulons prouver à l’autre que nous sommes vieux, et ainsi établir une “hiérarchie”…

Alors que c’est là notre plus grande force, la plus grande force de la race humaine. C’est par ces différences que nous apprenons, que nous évoluons, que nous avons une chance de rectifier le tir à la suite de nos erreurs. Si seulement nous apprenions enfin à vivre ensemble et en paix, sans nous juger ni constamment chercher à imposer notre vision, nos valeurs. Si nous apprenions enfin à discuter, à échanger, à comprendre l’autre. Nous avons tellement à apprendre les uns des autres, si nous daignions tout simplement nous ouvrir aux autres et accepter que leur histoire, leur culture, leur façon de vivre soient différentes de la nôtre.

Il y aurait beaucoup moins de guerres et d’inégalités. Je sais, cela fait tellement “gnangnan” dit ainsi. Mais je suis persuadée que si nous étions tout simplement plus tolérants tout serait plus simple, plus paisible. Et surtout si chacun prenait ses responsabilités, sans chercher à rejeter la faute sur l’autre, nous pourrions enfin avancer…

Le devoir de mémoire pour sauvegarder ce qu’il y a de plus beau sur notre planète

Mais il n’y a pas que notre façon de traiter l’être humain qu’il faut changer. Notre planète est aussi à protéger, qu’il s’agisse du monde animal comme de l’environnement. Chaque jour des espèces disparaissent à cause du comportement et du mode de consommation des Hommes. C’est bête, mais nous sommes tout simplement en train de scier la branche sur laquelle l’Humanité est assise. Si nous ne changeons pas de comportement dès aujourd’hui, combien de temps encore notre planète supportera-t-elle cela ?

Notre système est au bord de l’implosion. Et cela me fait peur. Je souhaite devenir mère un jour, mais dans quel état va être le monde dans lequel je vais élever mes enfants ?

Moi-même, je ne suis pas parfaite : je roule en voiture, je prends l’avion, je consomme de la viande et des avocats, je produis beaucoup de déchets… Et cet article n’a pas vocation à être culpabilisant. Juste à exprimer le mal-être que je ressens en ce moment face à tout ce qu’il se passe en France et dans le monde.

 

 

Parce que chaque petit pas, chaque action compte. Surtout si chaque être humain sur Terre s’y met. Je voudrais tellement que chacun réfléchisse à ce qu’il peut faire à son niveau pour protéger ce qu’il y a de plus beau sur notre planète : la Vie. Privilégier les transports en commun quand il existe, consommer moins de viande, consommer des fruits et légumes de saison provenant de producteurs locaux, passer au zéro déchet, acheter moins, acheter du seconde main, jeter à la poubelle ses déchets…

La liste est infinie, mais je suis persuadée que chacun peut faire un petit quelque chose à son niveau…

 

Parce que la visite d’Auschwitz et le devoir de mémoire qui en a suivi m’a juste renvoyé avec force tout le mal que l’Homme peut se faire à lui-même…

 

 

Désolée pour cet article au thème plus que lourd, mais il fallait que cela sorte !

 

 

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Une jeune femme tout à fait ordinaire qui a décidé de rendre sa vie extraordinaire grâce au sport, au blog et au partage ! Une vie qu’elle veut croquer à pleine dents ! Runneuse, marcheuse, fitgirl, apprentie nageuse… Je vis ma vie à 200 km/h !

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4 Commentaires

    • Margaux Lifestyle
      Auteur
      4 décembre 2018 / 18 h 07 min

      Tout en sachant que ce jour-là, je n’ai pas énormément sorti mon appareil photo… J’étais comme sous le choc devant ce que je voyais dans ces camps de l’horreur…

  1. 11 mars 2019 / 23 h 05 min

    Je suis tellement en accord avec tes mots. Il y a une chose qui ferait du bien à l’humanité aussi : réfléchir et agir avec les yeux d’un enfant. Vraiment. Leur maturité m’impressionne. Ils ont réponse à tout et tout est simple et logique pour eux. Je suis quelqu’un qui a beaucoup de mal avec ce qu’il se passe dans le monde. Je ne regarde pas les informations, je ne lis pas les journaux, je n’écoute pas la radio, j’apprends ce qu’il se passe le lendemain voire quelques jours après. Les manifestations pour tout et n’importe quoi me dépasse. Le fait que chacun ne pense qu’à soit me dépasse. Le fait que tout est toujours compliqué alors qu’il y a pourtant des solutions simples. Le fait que là-haut ils ne viennent pas sur le terrain pour réellement voir comment ça se passe, sortir un peu de leur piédestal (que ce soit à l’échelle du pays ou d’une simple entreprise) et se confronter aux difficultés de la vie courante. Je suis consciente qu’il y a aussi des difficultés à leur étage, et les rôles devraient être inversés pour que chacun ai conscience des enjeux du poste de l’autre. Je crois comme toi que nous courrons droit au désastre. La France a des années de retard par rapport aux pays voisins et pourtant, ils ont tellement de bons exemples près d’eux qu’il pourrait y avoir dans ce pays un gouvernement/un peuple du tonnerre si on était un peu plus ouvert d’esprit, moins centré sur nous-même, sur des problèmes qui n’en sont pas forcément, si on vivait notre vie et nos journées joyeusement les unes après les autres au lieu de toujours se plaindre.

    Quant aux camps d’Auschwitz, je ne les ai jamais visités, déjà le cimetière juif à Francfort m’a complètement dépassée, je n’arrivais pas à croire comment tant d’horreurs étaient possible. Comment un seul homme avait pu embringuer avec lui tant d’autres et réussir un tel massacre. Si l’histoire t’intéresse, je ne peux que te conseiller deux romans : Le Journal d’Anne Frank (dont tu as sûrement déjà entendu parlé et que tu as peut-être même déjà lu), le second est “Dans les yeux d’Helga”. Je connais le premier par cœur, quant au second, j’étais réticente à lire ce dernier parce qu’il parle depuis l’autre côté. Celui d’A. Hitler. C’est inspiré d’une histoire vraie (je crois même que C’EST la vraie histoire). J’ai adoré ce livre aussi, il m’a ouvert les yeux sur ce qu’il se passait dans l’autre camp, je me suis rendue compte qu’avoir un seul côté de l’histoire c’était bien beau mais qu’avoir les deux versions permet d’être plus ouvert d’esprit. Ça ne m’empêche pas d’être complètement désemparée devant ce qu’il s’est passé. J’ai la chance d’avoir un chéri très ouvert d’esprit qui arrive à souvent me faire voir les choses d’une manière différente que celle que je vois d’un premier abord. 🙂

  2. 1011
    10 avril 2019 / 13 h 55 min

    Merci pour votre article.
    Plasticienne engagée, j’ai réalisé une série de photographies brodées intitulée « Lettres mortes» sur la rafle du Vel ‘hiv et l’histoire Marie Jelen, enfant juive déportée à Auschwitz. Le devoir de mémoire doit exister y compris par le biais de l’art.
    Cette série fut exposée à deux reprises à Chambéry en Savoie et à Uriage en Isère et j’espérerais cette oeuvre dans un lieu de mémoire.
    A découvrir: https://1011-art.blogspot.fr/p/lettre.html
    Mais aussi : https://1011-art.blogspot.fr/p/enfant-de-parents.html

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